L’entreprise au coeur du développement durable, par Laurence Lecoeur

L'entreprise au coeur du développement durable, par Laurence Lecoeur

« L’utopie est simplement ce qui n’a pas été encore essayé ». Laurence Lecœur, auteur de L’entreprise au cœur du développement durable nous rappelle les bons mots de Théodore Monod qui, justement, pourraient s’appliquer au développement durable et à la RSE.

Du développement durable à la responsabilité sociale

L’ouvrage aborde le contexte (du développement durable à la responsabilité sociale), son historique politique, sociologique et économique, revient sur les concepts essentiels qui lui sont reliés, traite des divers aspects managériaux de la RSE (parties prenantes internes et externes, mais surtout RH comme le reconnaît l’auteur, 139), et érige le développement durable et la RSE en véritable système managérial global.

L'entreprise au coeur du développement durable, par Laurence Lecoeur

L’entreprise au cœur du développement durable, par Laurence Lecœur, Gereso Edition

Le résumé de fin de chapitre et l’intéressant glossaire permettront une lecture butinante mais toujours précise d’un ouvrage au style fluide émaillé de citations plaisantes et apportant un bon éclairage sur un concept souvent nébuleux et polysémique.

L’entreprise au cœur du développement durable sait louvoyer entre la description objective de l’existant et les futuribles, sans tomber dans les travers de l’activisme ou du consulting pompeux, permettant à chacun de mieux le rôle qu’il pourra jouer dans sa sphère professionnelle et privée quel que soit son périmètre de responsabilité.

Ainsi, cet ouvrage simple et clair saura donner une bonne base de connaissances au lecteur débutant et impliqué sur les problématiques de développement durable.

Le coin du mesquin

Ah, celui-là, toujours à l’affût ! Nous regrettons…

  • Ne pas connaître les insights des consommateurs en matière de développement durable et de RSE (à l’exception des salariés, traités dans l’intéressante partie, 120 sq.)
  • L’absence de référence au bonheur intérieur brut (même dans le glossaire) et d’outils de mesure (les fameux KPI), en particulier pour contourner l’argument parfois objecté que « le durable, c’est du pipeau » (ou pire « le durable, c’est du marketing ») ; la page 70 en aurait été le lieu
  • Le non-traitement d’entreprises de notation liées au développement durable, comme Vigéo
  • Quelques illustrations (3 piliers, 21, 25…), théories (28) et prix professionnels (euh, c’est quoi exactement le Prix Pinocchio ? 80) non sourcés ; une bibliographie à approfondir
  • La redondance de certaines informations (comme la RSE et ses atouts), cependant certainement livrées dans un but pédagogique.

De plus, des renvois au glossaire faciliteraient la lecture (cf Global Compact, 12, 21) ; BP serait justement à rajouter au lexique (et p. 20)…

Enfin, le « clavierus lapsus » qui tue est à la page 57, je vous le laisse découvrir.

Ces petits défauts seront certainement comblés dans le prochain ouvrage que prépare l’auteur. A suivre !

avatar
Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>