Le travail ne paie pas, de Philippe Bruneau, chez Denoël

Le travail ne paie pas, de Philippe Bruneau, chez Denoël
Le travail ne paie pas, de Philippe Bruneau, chez Denoël

Le travail ne paie pas, de Philippe Bruneau, chez Denoël

Le travail ne paie pas de Philippe Bruneau s’adresse à tous ceux qui travaillent et éventuellement qui ont de l’argent !

Ce livre traite du système fiscal français. L’auteur passe en revue les trois principaux impôts qui frappent les particuliers : l’Impôt sur le Revenu, l’Impôt de Solidarité sur la Fortune et les droits de succession, au prisme des principes qui devraient régir tout système fiscal, c’est-à-dire, l’efficacité, l’équité et la lisibilité.

A travers son analyse, Philippe Bruneau met en exergue la lourdeur du système fiscal français.

Concernant l’impôt sur le revenu, il affirme qu’il n’est pas efficace car le taux d’imposition est élevé, ce qui incite la fraude et a la diminution des activités. De plus il existe des centaines de niches fiscales. Il n’est pas équitable car il taxe ceux qui travaillent et non le capital, et donc ne valorise pas le travail, l’effort et le mérite. Enfin l’impôt sur le revenu manque cruellement de marketing fiscal, il paraît incompréhensible pour la plupart des français même si la reforme de D. de Villepin en 2005 ajoute une dose de lisibilité.

L’impôt de solidarité sur la fortune a une valeur symbolique spécifique à la France, il n’est pas rentable puisqu’il représente 1% de la recette fiscale de l’Etat. De plus en plus de personnes doivent payer l’ISF et ne le savent pas ou quittent la France. Cet impôt n’est pas équitable, car il se focalise sur l’immobilier et l’épargne. L’ISF c’est complexifié, au fil du temps car les redevables ont tous recours à l’expertise d’avocats spécialisés pour remplir leurs déclarations.
Les droits de succession ne devraient pas exister pour l’auteur. Le taux est élevé, ça ne rapporte que 7 milliards d’euros à l’Etat par an. Il explique que le système privilégie la transmission verticale (par enfant) plutôt que verticale (entre frère et sœurs ou cousins). Ce sont des démarches lourdes, sans notaires, il est impossible d’y arriver. Avec le système des donations l’Etat encourage les français à transmettre le patrimoine parce les personnes d’un certain age ne consomment pas. Or pour soutenir la croissance il faut de la consommation. L’auteur nous explique que la clé d’une transmission réussie est la donation.

Le travail ne paie pas est un véritable anathème contre le système fiscal français et une analyse pertinente des rouages.

On pourrait reprocher a Philippe Bruneau…

  • Des éléments de réflexion lisses, il ne propose pas de réelles solutions.
  • Un discours trop politisé, trop libéral, Philippe Bruneau milite pour une baisse de la fiscalité sur le travail, une suppression de l’ISF et une réforme des droits de succession au nom de la méritocratie dans un pays ou l’égalité des chances est loin d’être acquise. Il ne propose pas de solutions alternatives.

Cependant, l’auteur montre bien quels sont les ressorts du système fiscal français, notamment ses travers et ses excès :

  • Un taux d’imposition globalement élevé
  • Un système incompréhensible qui incite à la fraude fiscale
  • Une succession de niches fiscales qui rendent supportable l’impôt

L’auteur estime que les réformes de l’Etat vont dans le bon sens mais que ce n’est pas suffisant, qu’il faudrait réformer en profondeur en remettant tout le système à plat.

Certes, il parle de situations abracadabrantesques où l’on voit des contribuables contraints d’entamer leur capital pour payer l’impôt. Celui-ci devient alors confiscatoire et n’a plus de raison d’être, seulement il s’agit bien là de cas isolés, l’auteur a tendance à généraliser les cas négatifs. Mais attention, il ne faut pas que l’arbre cache la forêt.

Nous trouvons que l’auteur ne parle que trop peu de prélèvements obligatoires qui pourtant sont les plus écrasantes pour les français : les cotisations sociales et les charges patronales. Les premières se situent entre 20 et 24 % et les secondes entre 39 et 44%. Sur 213 euros que coûte un employé à une entreprise, reste 130 euros une fois que les charges patronales ont été payées, mais l’employé ne touche que 100 euros une fois que les charges sociales ont été payées.

En conclusion, contribuables de tous pays unissez-vous !

Cette critique a été réalisée par les étudiants de l’Iscom MMI, 2007/2008

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