Le web, ça rapporte ! De Thibault Vincent, chez Pearson

Le web, ça rapporte ! De Thibault Vincent, chez Pearson

Sans fausse promesse, Le web ça rapporte est un livre opérationnel, pragmatique, facile à utiliser par des lecteurs ayant déjà une connaissance du digital.

Le web, ça rapporte ! De Thibault Vincent, chez Pearson

Le web, ça rapporte ! De Thibault Vincent, chez Pearson

D’ailleurs, cet ouvrage ressemble à un livre de marketing digital (e-marketing). En plus clair.

Mais, au-delà de la lecture distante, pour que votre site vous rapporte, il va falloir vous y mettre en 2012 ! Que cela soit une résolution pour l’année nouvelle ! ;)

Pour y parvenir, achetez ce viatique !

Pourtant, le développement commençait mal, avec la tarte à la crème de la procrastination (15) et du mythe de la rentabilisation facile de son site web, de la création de revenus réguliers sans effort. Car si 100% des éditeurs de sites y pensent, seule une infime minorité y parvient !

Augmenter cette proportion est peut-être l’ambition de Le web, ça rapporte, généreux en conseils, outils (moins en « tours de main ») comme l’insertion de publicité, l’affiliation (OK, personne ne s’est enrichi avec !), la vente de produits (modèle payant), les applications mobiles et quelques cas particuliers comme la location de contenus.

Nous avons aussi apprécié l’apport de vocabulaire : paywall, in-app purchase, termes qui claqueront aux côtés de la sérendipité, du black swan, de l’atawad, du always on… que vous maîtrisez déjà (mots élimés déjà dénoncés dans nos autres critiques !).

Acheter Le web, ça rapporte !, de Thibault Vincent

Le marketeur aurait aimé…

  • Une hiérarchisation des actions à entreprendre en fonction des options stratégiques possibles pour l’éditeur de la plateforme ou du site web. Ainsi, la question, pourtant cruciale : « quels peuvent être mes clients », n’est posée que p. 203 !
  • Des process et des grilles d’analyse
  • Un exemple de contrat. Non pour le « copier », mais pour en comprendre les principaux attendus. Écrire qu’il faut se faire épauler par un avocat ne peut suffire
  • Plus de chiffres à titre d’exemple. Ainsi, quel est la fourchette de prix d’un site à centre d’intérêt ciblant les jeunes. Même si l’on ne peut prétendre à l’exhaustivité, cela guiderait le lecteur !
  • Des benchmarks des modèles de revenu de différents sites (au-delà de EBay), par exemple pour les revenus publicitaires. Cela aurait montré que la rentabilisation par la publicité est particulièrement aventureuse
  • Un distingo plus fin quant aux contraintes CNIL concernant le BtoB et le BtoC (156).
  • Un clin d’œil à Frédéric Canevet pour la partie « le challenge des 6 jours » (285-324)…

Questions à résoudre et à développer par « Le web, ça rapporte« 

Pourquoi les RP sont-elles plus développées que le référencement (SEO) ? Surtout qu’il est question de visibilité dans ce chapitre.

Nous aurions de surcroît aimé que soient plus nourries…

  • Les applis mobiles, même si un chapitre leur est consacré (263-272)
  • Une bibliographie, un index… pour l’instant inexistants !

Jeux sur le « Le web, ça rapporte« 

  • Chassez le charabia ! Il est page 108, trouvez-le !
  • Chassez le concept-contresens. P. 245 sq.
  • Repérez les répétitions. Je vous mets sur la piste : p. 15 et 18, sans compter la suspension du compte Adwords…

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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