Luxe & Co de Dana Thomas, chez Les Arènes

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Comment les marques ont tué le luxe de Dana Thomas

Luxe & Co de Dana Thomas chez Les Arènes

« Nos vêtements reflètent aussi bien notre personnalité, notre statut économique, politique et social que notre estime de soi. L’ornement de luxe a toujours été le sommet de la pyramide, la limite entre les riches et les pauvres »

Son ouvrage de plus de 350 pages plonge le lecteur au cœur du luxe, de sa naissance à nos jours. Composé de trois grandes parties, le développement est chronologique.
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La naissance d’une industrie

Le caractère historique de la première partie nous permer de situer les débuts du monde du luxe, de connaître les motivations des premiers créateurs et d’observer la valeur des maisons de luxe au commencement. Il y a 50 ans, le créateur Christian Dior, considéré par beaucoup comme le père de la mode moderne a dit : « La mode est une passion éphémère et égoïste, mais dans une époque aussi morne que la nôtre , le luxe doit être défendu pied à pied ». Cela montre que le luxe, entièrement conçu de manière artisanale à l’époque, représentait une valeur française, un emblème pour la société.
Par exemple pendant la seconde guerre mondiale, les allemands entrèrent à Paris . De ce fait, de nombreuses entreprises de Luxe fermèrent. Le projet des occupants était de délocaliser les ateliers de coutures à Berlin et à Vienne pour qu’elles deviennent les nouvelles capitales culturelles européennes. C’est alors que le créateur et président de la Chambre syndicale de la Haute Couture parisienne, Lucien Lelong, dit : « Vous pouvez tout nous imposer par la force, mais la Haute Couture ne transplante pas, ni en un bloc, ni dans ses éléments. Elle est à Paris ou elle n’est pas. »

La douce odeur du succès

Dans les années 1990, quand l’industrie du luxe se développe, la publicité augmente. Et le moyen le moins coûteux et le plus efficace de se faire de la publicité est d’habiller les stars pour les cérémonies. Dana Thomas a mené l’enquête au sein des plus grandes maisons, au près des plus grands créateurs pour nous montrer l’envers du décor, la face caché du business et la folie dans laquelle évolue les managers de ces nouvelles « entreprises ». Il faut savoir que 130 milliards d’euros sont consacrés à la fabrication et à la vente d’objets de luxe et que 35 marques principales contrôlent 60% du marché.
De nos jours, le luxe est un concept florissant où les dirigeants revendent des articles à des prix faramineux lorsque parfois ce même article fut confectionné dans une usine chinoise.

Mais alors, comment les marques ont-elles pu tuer le luxe ?

Le livre démontre essentiellement la différence entre l’image du luxe il y a 50 ans et l’image du luxe aujourd’hui.
De nos jours, « les dirigeants du luxe sont désormais des leaders de grandes entreprises internationales, en plus de garder secret le mode de fabrication de leurs produits, ils doivent à présent dissimuler les résultats individuels de chacune de leurs filiales. La vérité, si elle éclatait au grand jour, pourrait faire voler en éclat la confiance des consommateurs, : ils s’arrêteraient d’acheter, les bénéfices s’effondreraient et les marques risqueraient la faillite. » ( Les sociétés côtés en Bourse ont une obligation de transparence mais quand les marques de luxe d’un même groupe sont consolidées, elles peuvent mettre tous les chiffres en commun pour dissimuler la vérité).
L’argent, voilà aujourd’hui le principal objectif de cette industrie. Dana Thomas dénonce véritablement ces hommes d’affaires, qui ne connaissent rien à la créativité, et qui pour atteindre leur but ont sacrifié l’intégrité des maisons de haute-couture et des créations, qui ont rogné sur la qualité des articles, qui ont terni leurs images et surtout elle dénonce ces chefs d’entreprises qui trompent leurs clients.

« Pour rendre le luxe « accessible », les magnats l’ont peu à peu dépouillé de tout ce qui le distinguait. Le luxe a perdu son éclat »

L’industrialisation de la création tue l’artisanat et hormis quelques exceptions, telles qu’Hermes qui travaille de manière artisanale, sur une longue durée et qui représente un modèle quasi unique, toutes les autres « grandes » marques se révèlent juste intéressées par l’argent et le profit. En se rabaissant, en mettant de côté leurs valeurs, les marques tuent à petit feu le luxe.

Pour les amateurs et les amoureux du luxe, cet ouvrage reprend de manière complête la conquête du luxe. Accompagné de témoignages, on assiste à la visite des plus grandes maisons et à l’explication des comportements des dirigeants.

Auteur : Julie Lecoeur
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2 commentaires

  1. avatar

    marcopromo

    26 février 2009 at 22:37

    Le luxe, avec ce bouquin, c’est de l’acheter sans le lire.
    Ou de le porter en broche.
    Ou de l’utiliser pour caler l’armoire.
    Le luxe, c’est de parler si léger qu’on ne dit rien.
    Et l’inconsistance, de nous faire croire qu’on va encore apprendre quelque chose dans un livre proche du roman de gare.

  2. avatar

    houdart

    15 mars 2009 at 14:43

    Un million pour la nouvelle Grande Sonnerie de Gerald Genta ! Sont fous les Suisses, y connaissent pas la crise ? D’après http://www.bloghorloger.ch/?p=1198 c’est que pour leurs bons clients et ils veulent pas en parler. Caramba, encore raté !!!

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