L’air morose des agences de communication événementielle

Le morose marché de l'événement selon l'ANAé

Le morose marché de l'évenementiel

L’ANAé (Association des agences de communication événementielle), qui fédère 67 agences de communication événementielle, réalise chaque année auprès de ses membres une analyse des bilans déposés avant le 30 juin 2009 (bilans 2008) et une enquête pour appréhender les évolutions du marché.

Le cru 2009 relève diverses évolutions.

Une année 2008 relativement bonne

La régularité de la croissance (+11% lors de l’étude précédente) se confirme avec une progression de 8 % du chiffre d’affaires par rapport à 2007.
Chiffre d’affaires cumulé : 716 Millions d’euros.

Cependant, on note une progression moins importante qui se justifie par une fin d’année marquée par les premiers effets de la crise et l’annulation de certaines opérations.

Dans le même temps, la marge brute subit une forte érosion avec une très légère progression de 1% par rapport à 2007 (+ 5% lors de l’étude précédente).

Appels d’offres et rémunérations

Les compétitions restent légion dans 70% des événements à organiser.

Dans le même temps, dans 70% des cas, l’agence habituelle est reconduite.

Pour la première année, 100% des agences déclarent facturer du temps-homme.

Par ailleurs, en fonction de la nature de l’opération :
– 85% des agences facturent de la conception
– 87% des agences facturent de la marge sur prestation

Baromètres des dirigeants sur l’évolution du marché de la communication événementielle en 2009-2010

Une très forte dégradation de la confiance sur le marché 2009-2010

– « Le marché sera en baisse » : 59 % (vs 17%)
– « Le marché sera stable » : 31 % (vs 45%)
– « Le marché sera en hausse » : 9 % (vs 38%)

Un optimisme plus prononcé pour sa propre agence

– « L’activité sera en baisse » : 49 %
– « L’activité sera stable » : 27 %
– « Le marché sera en hausse » : 24 %

Tendances prévues pour le marché de l’événementiel

  • Concernant leur stratégie événementielle, les annonceurs fonctionnent davantage au « coup par coup » que les années précédentes. Cependant, ils considèrent le media événement comme un investissement.
  • Le développement durable dans la communication événementielle ne sera pas sacrifié sur l’autel de la crise. En effet, les annonceurs y sont de plus en plus sensibles.
  • Enfin, notons l’étude réalisée par le CMIT (Club des directeurs Marketing des TIC) et les analystes d’IDC auprès de 127 entreprises qui confirme que l’événementiel est le média qui offre le meilleur retour sur investissement, devant le marketing direct et largement devant le web et les relations presse.
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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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