Les Français et la peur du psychanalyste : un mythe ?

Etude exclusive : 70% des Français n'ont pas peur d'aller chez un psychanalyste, 1 Français sur 2 n'est pas encore allé chez un psychanalyste en 2017

70% des Français n’ont pas peur d’aller chez un psychanalyste. Tel est le principal enseignement du sondage réalisé par Divindivan à l’occasion du congrès 2017 de l’APPAF (Association Psy Poisson Avril Française). Divindivan a voulu connaître la vérité sur les relations que les Français entretiennent avec leur psychanalyste en interrogeant plus de 1.124 personnes. Les résultats montrent à quel point les clichés ont la vie dure et dans quelle mesure les Français sont peut-être plus courageux pour veiller à leur bonne santé mentale qu’il n’y paraît.

La peur du psychanalyste : un mythe plus qu’une réalité

Une minorité des personnes interrogées (25%) avoue craindre de prendre rendez-vous chez leur psychanalyste par peur d’avoir mal (10% des femmes et 40% des hommes), contrairement à une idée très répandue. Il est en outre intéressant de voir que cette peur diminue avec… l’âge : 34% des moins de 25 ans affirment avoir peur, contre 17% des plus de 50 ans (consultations portant sur le deuil d’un parent, principalement). Enfin, les analysants d’Ile-de-France semblent plus enclins que les français à prendre un RDV avec un psychanalyste du Paris que les toulousains ou les marseillais ; la distance probablement…

À noter que seuls 3% des personnes interrogées ne souhaitent pas aller chez le psychanalyste par peur de coûts supplémentaires non prévus (mouchoirs essentiellement). Aucun n’évoque le montant de la consultation, probablement parce qu’il est globalement homogène sur le territoire.

Des visites chez un psychanalyste trop peu fréquentes

Autre enseignement : une majorité de Français n’ont pas encore le réflexe d’aller régulièrement chez le psychanalyste, comme cela est pourtant préconisé par l’APPAF : plus d’1 Français sur 2 (51%) n’est pas encore allé chez un psychanalyste en 2017 (52% des femmes et 51% des hommes).

Une tendance à la procrastination et des difficultés pour obtenir un rendez-vous semblent expliquer ce phénomène. En effet, 42% des personnes interrogées avouent attendre de ressentir une douleur ou une gêne (chez elles, en famille ou au travail) avant de prendre rendez-vous. Plus d’un tiers des Français (35%) déclarent avoir des difficultés pour obtenir un rendez-vous chez leur psychanalyste. De la mauvaise foi caractérisée ?

***

Méthodologie

Etude non réalisée par Divindivan à l’occasion du congrès 2017 de l’APPAF (Association Psy Poisson Avril Française) auprès de 1 124 personnes. Ce papier fictif au ton niais, s’appuyant sur une étude bidon, est un poisson d’avril, mais les liens qui s’y trouvent renvoient à des acteurs bien réels amateurs de clin d’œil.

(c) ill. Bluespix



5 commentaires

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    Pierre Laroche

    2 avril 2018 at 6:38

    Toutes les références freudiennes ont été retirées du DSM en 1980 pour leur absence de scientificité. En 2004, l’INSERM démontrent l’inefficacité des psychothérapie de type analytique (comme la psychanalyse). Et en 2010, la HAS désavoue la psychanalyse dans ses prétentions à pouvoir soigner l’autisme ! Notons encore que suite à son lobbying sur les décisions de justice familiale, la psychanalyse contribue à pousser au suicide environ 1000 pères de famille par an. Notons encore les effets de détérioration qu’elle engendre et les nombreux suicides qu’elle n’empêche pas compte tenu de son inefficacité. En effet, il y a de quoi avoir peur ! La psychanalyse a été rendue irréfutable par Freud et ses disciples. Ainsi, elle n’est comparable qu’aux religions. Tout est croyance. Rien n’est vérifié, ni fondé. La psychanalyse est la plus grande secte du monde.

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      Serge-Henri Saint-Michel

      3 avril 2018 at 8:16

      Merci Pierre d’être tombé à pieds joints dans notre poisson.

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        Pierre Laroche

        8 avril 2018 at 23:10

        Votre poisson (l’APPAF) était une bonne opportunité pour rappeler tout le mal que fait la psychanalyse à notre société, alors que sur beaucoup d’autres médias en ligne les critiques de la psychanalyse sont censurées. Si on peut rire d’un poisson, on peut difficilement s’amuser des conséquences de l’escroquerie psychanalytique. Lacan a fini par le dire lui-même vers la fin de sa vie (après s’être fait traité de charlatan par Noam Chomsky) : « La psychanalyse n’est pas plus une escroquerie que la poésie elle-même. C’est bien pourquoi la psychanalyse est une chose sérieuse, et qu’il n’est pas absurde de dire qu’elle peut glisser dans l’escroquerie. » (Jacques Lacan – Ornicar ? Bulletin périodique du champ freudien, 1979, n°17, Vers un signifiant nouveau – Texte établi par Jacques-Alain Miller – L’escroquerie psychanalytique).

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          Serge-Henri Saint-Michel

          9 avril 2018 at 9:03

          Il y a aussi la théorie du complot, prompte à être réactivée, propice aux trolls.
          Ne pas oublier non plus :
          – Les religions et les religiosités
          – Le communisme (euh… j’y ai pensé en lisant Chomsky)
          – Les francs- maçons
          – Le lobby militaro industriel
          – L’Europe
          – Les Rose-Croix
          – Rael
          Et plus grave encore…
          – L’homéopathie (depuis quand des granules etc.)
          – L’opération de la myopie (au royaume des borgnes…)
          – Les serruriers opérant en urgence
          Sans compter le langage, presque par définition manipulatoire 😉

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            Pierre Laroche

            9 avril 2018 at 11:51

            En voilà de bonnes idées de poissons : La psychanalyse est devenue scientifique ! Bruno Bettelheim avait raison ! A présent, la psychanalyse soigne des gens ! Bernard Golse avait raison La théorie des pulsions d’attachement démontre que la théorie de l’attachement est réfutée ! Cela implique que Freud avait raison avec sa fumeuse théorie de l’étayage ! Et puis pourquoi pas ! Le complexe d’Œdipe est prouvé !!! Cette pseudo-science est un océan d’abondance, les poissons affluent en masse.

            Affirmer que la psychanalyse n’est que charlatanisme ne relève d’aucune théorie du complot… C’est un fait. Plus précisément les propos de Chomsky étaient les suivants : « Lacan était un charlatan conscient de l’être, qui jouait avec le milieu intellectuel parisien pour voir jusqu’où il pouvait aller dans l’absurdité, tout en continuant d’être pris au sérieux ». Plus tard Lacan convenu publiquement que la psychanalyse « c’est du bavardage », « c’est du délire », « c’est une escroquerie ».

            Pour ce qui est du communisme, n’y aurait-il pas là le début d’un autre super-poisson sachant que Freud n’aimait pas la gauche, les grèves et les grévistes, les sociaux-démocrates, les ouvriers et les fonctionnaires. Dans ses livres théoriques, notamment L’avenir d’une illusion et Malaise dans la civilisation, il attaque longuement le marxisme et le communisme, comme idéologies utopiques et dangereuses. En revanche, il n’écrit jamais rien contre le fascisme ni contre le nazisme… Dans Psychologie des masses et analyse du moi, puis dans Pourquoi la guerre ? il célèbre le chef, seul capable de conduire et diriger la libido des masses — un ouvrage élogieusement dédicacé à Mussolini.

            Dans La famille Freud au jour le jour, un livre publié dans une collection dirigée par le célèbre analyste Jean Laplanche, on peut lire ceci : « Le gouvernement autrichien est certes “un régime plus ou moins fasciste”, déclare Freud à Max Schur, son ami médecin ; malgré tout, selon le souvenir que Martin, le fils de Freud, conserve, des dizaines d’années plus tard , “il avait toutes nos sympathies”. Le massacre que fait la Heimwehr parmi les ouvriers de Vienne Laisse Freud indifférent » (75). La correspondance avec ses enfants confirme. Freud écrit à son fils Ernst, lors de la répression des ouvriers par la troupe fasciste du chancelier Dollfuss le 12 février 1934, qui fit des centaines de morts dans la rue, que le désagrément fut grand pour lui, puisqu’il y eut une coupure d’électricité pendant presque vingt-quatre heures… Il y eut une répression féroce, des ouvriers ont été pendus dans des arbres, le feu n’a pas cessé pendant une journée, mais Freud écrit du gouvernement : « Il ne faut pas condamner trop sévèrement le gouvernement ; on ne peut pas vivre non plus avec la dictature du prolétariat, qui était le but des dirigeants soc. ». Par anticommunisme, la logique est connue, Freud défend le fascisme. A ce même fils, il écrit juste après que le chancelier Schuschnigg ait rencontré Hitler à Berchtesgaden le 12 février 1938 et décidé de faire entrer des ministres nazis à son gouvernement autrichien : « Notre Schuschnigg est un homme correct, courageux et qui a du caractère » (22.II.1938)… Qui est Schuschnigg à cette date du 22 février 1938 ? Un ministre du gouvernement austro fasciste du chancelier Dollfuss auquel il succède en poursuivant sa politique de collaboration avec le nazisme pour conserver une Autriche indépendante — nomination de ministres nazis et cessation des persécutions des nationaux-socialistes sur le territoire. Pour éviter que l’Allemagne nazie ne s’installe en Autriche, Schuschnigg installe le nazisme lui-même en Autriche. C’est à cet homme que Freud attribue les vertus de correction, de courage et de caractère. Dans cette même lettre, totalement inconscient (si je puis dire…) Freud écrit : « Dans le pire cas, qui n’est pas très vraisemblable, où vie et liberté seraient menacés ici, un bref parcours en automobile via Presbourg serait censé me mettre en sécurité ». Hitler envahit l’Autriche le 12 mars 1938, moins de trois semaines plus tard…

            Le poisson pourrait être « Freud soutenait la gauche, les communistes et les grèves… et il condamnait le fascisme. » !

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