Bamboula retourne à la case (nouveau) départ

23 ans après son naufrage, la marque de biscuits Bamboula est de retour dans les linéaires. Une stratégie vintage ? Retour aux sources ?

Renaissance ! La marque de biscuits chocolatés Bamboula disparue en 1994 revient sur le devant de la scène marketing. Il y a vingt-trois ans, le biscuitier avait dû retirer les paquets des linéaires à la suite du « scandale Bamboula », un parc zoologique ouvert à Nantes la même année. La presse avait même parlé de zoo humain : « Il s’agissait de recréer un village de Côte d’Ivoire avec des « figurants » en tenue traditionnelle. Ces « figurants » -une vingtaine- avaient été recrutés et devaient, par contrat, être torse nu quand la température le permettait… Les femmes comme les hommes, évidemment. Une abomination qui avait donné lieu à des plaintes pour atteinte à la dignité humaine. La polémique avait entraîné la disparition des biscuits et du personnage « Bamboula ». »

Relancement des biscuits Bamboula

Relancement des biscuits Bamboula

L’ensemble avait projeté la marque dans un trou noir.

Relance de Bamboula

Le relancement de Bamboula peut se justifier par de nombreux arguments. Tout d’abord parce que Banania, autrefois critiqué pour son Yabon est revenu dans le top trois des ventes. Ensuite, Pépito n’a jamais quitté la position de leader malgré son lot de stéréotypes. Enfin, Tintin au Congo va probablement être édité en noir et blanc après le succès de la colorisation de Tintin chez les soviets.

Bamboula contexte sociologique

Le relancement de Bamboula : favorisé par le contexte sociologique et l’actu

Autre considération, conjoncturelle et politique cette fois : la montée actuelle du populisme s’accompagne d’un rejet du langage policé. Le terme Bamboula devient socialement acceptable.

Mais ce n’est pas tout ! Il est probable que Kellogg’s intègre la marque à son portefeuille, le céréalier possédant un atout de taille que nous vous avions dévoilé en février : son expérience dans le packaging connoté et l’humour noir  inconvenant et border line, jamais démenti.

Preuve que ce rachat a été anticipé : les morceaux de chocolat du pack Kellogg’s se rendent déjà dans un four. Métaphore, cette fois, du Village Bamboula ?

Pub TV Bamboula, 1988

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Notes : avant tout commentaire de la part de nos lecteurs (avisés, forcément)…

  • Serge-Henri Saint-Michel n’a aucun lien avec la marque de biscuits éponyme et affirme depuis des années préférer la marque Pépito avant toute autre
  • Cet article a été publié un premier avril, contrairement à celui, dramatiquement exact, sur Kellogg’s 😉

(c) ill. DepositPhotos

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


2 commentaires

  1. avatar

    fofana

    14 avril 2017 at 14:27

    donc BAMBOULA EST ACCEPTABLE ?? PAR CE QUE UN POLICIER L’EMPLOIE ? l’HUMOUR NOIR EXSITE QUE DANS UN SENS LES NOIRS DOIVENT ACCEPTER ET D AUTRE PEUPLE NON ?? ST MICHEL ,KELLOGS , BANANIA SONT DES MARQUE A BOYCOTTER MAIS CES BIEN DOMMAGE JE MANGE DES PEPITO DEPUIS MON ENFANCE SANS CONNAITRE LA VRAI SIGNIFICATION DE LA MARQUE .

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