Attentes et besoins des 2 roues à moteur (à donf’ de 5)

Typologie du conducteur de deux roues motorisés. (c) photo : SH Saint-Michel

Besoins et attentes du conducteur de deux roues motorisés. (c) photo : SH Saint-Michel

GEMA Prévention s’est associée à TNS Sofres pour mener une enquête sur le parc des deux roues motorisés.

Voici les grands enseignements de cette étude de cadrage.

Attentes et besoins en matière d’information et de prévention routière des conducteurs de deux roues motorisés

Au regard de leurs comportements sur la route, quels devraient être les axes de prévention prioritaires à destination des conducteurs de deux roues motorisés ?

Ce volet met l’accent sur l’état d’esprit des conducteurs de deux roues, leurs comportements de conduite, leur perception du danger et finalement sur ce que ceux-ci impliquent en matière de prévention et de sécurité routière.

Des représentations du deux roues liées à 4 pôles de sensations :

  • Plaisir et détente,
  • Bien-être Responsabilité,
  • Conscience du danger Maîtrise,
  • Puissance de la machine
  • Stress

Tous les conducteurs de deux roues n’éprouvent pas ces 4 sensations avec la même intensité, chacun se positionnant au regard de ses motivations d’usage.

Sentiment de sécurité et cohabitation sur la route : le danger, c’est forcément l’autre…

Le sentiment de sécurité est très clivant parmi la population deux roues: 51% se sentent en sécurité sur les routes, 49% en insécurité. Si les « transgressifs » et les « sereins » se sentent le plus souvent en sécurité, ce n’est pas le cas des 3 autres profils identifiés.

La principale source de danger perçue par les conducteurs de deux roues provient à l’unanimité des manoeuvres des autres usagers (changement de direction, demi-tours… citée par 55% des répondants). Loin derrière viennent les intempéries – pluie, brouillard (citées par 35%) ou l’inexpérience du conducteur (34%).

D’ailleurs, 58% considèrent qu’automobilistes et conducteurs de deux roues se comprennent mal, sans en attribuer nécessairement la faute aux automobilistes (perçus les plus dangereux par ¼ des conducteurs 2 roues). 75% des répondants pensent que les 2 roues sont globalement de bons conducteurs. Toutefois 35% estiment que les conducteurs de scooters sont, toutes catégories confondues (2 roues, voitures, poids lourds), les plus dangereux.

… Une grande transparence pour reconnaître, souvent en toute connaissance de cause, ses comportements à risque

Des distances de sécurité non respectées, des vêtements non adaptés (blouson, bottes, pantalon), une ligne blanche chevauchée… plus de la moitié des conducteurs de deux roues adoptent ces comportements dangereux en toute conscience.

D’ailleurs, pour 6 répondants sur 10, être un bon conducteur de 2 roues signifie avant tout connaître ses limites et rester vigilant plutôt que respecter le code de la route… Toutefois, chaque communauté tend à minimiser le risque inhérent à ses comportements les plus caractéristiques, les qualifiant de potentiellement plutôt que systématiquement dangereux.

Ainsi, 83% des « passionnés » déclarent rouler à 110-120 km/h sur routes départementales (versus 53% de l’ensemble des répondants), et 72% à 150-160 km/h sur autoroutes (versus 36%), mais seulement 19% d’entre eux considèrent qu’il s’agit d’un comportement systématiquement dangereux.

Les « stressés » avouent à 80% conduire régulièrement avec des vêtements non adaptés. Ils ne sont d’ailleurs que 24% à juger cette pratique systématiquement dangereuse. La moitié des « transgressifs » estime dangereuses les remontées de files de circulation (versus 61% au global) et sont d’ailleurs 57% à déclarer adopter cette pratique (versus 44%). Pour les motards « modérés », chevaucher la ligne blanche n’est pas si dangereux (58% d’entre eux relativisent le danger lié à cette pratique), car dans le même temps ils sont 61% à le faire.

Attentes en matière de sécurité routière

La prévention bien sûr, des sanctions également… et une adaptation des règles.

Dans la mesure où les conducteurs de deux roues déjà ont connu en moyenne 1 accident (dont 0.6 accident seulement matériel, 0.1 seulement corporel et 0.3 à la fois matériel et corporel), la prévention est un sujet d’importance à leurs yeux (pour 94%).

Sans surprise, les automobilistes constituent à leurs yeux la première cible à sensibiliser afin d’améliorer la sécurité des deux roues (61% à considérer la prévention auprès des automobilistes comme domaine d’intervention prioritaire). La prévention à destination des jeunes conducteurs de deux roues arrive en seconde position (45% de citations).

En revanche, la prévention à destination de l’ensemble des conducteurs de deux roues – sur les dangers des comportements à risque (34%) ou pour les inciter au respect du code de la route (29%) et notamment, des limitations de vitesse (seulement 17% de citations) – est jugée nettement moins prioritaire.

De leur point de vue, deux mesures sont à adopter en priorité pour l’améliorer leur sécurité sur les routes : l’amélioration des infrastructures routières (56% de citations) et une formation renforcée pour les conducteurs de 125cc disposant d’un permis B (44%).

En outre, les conducteurs de deux roues sont globalement favorables à l’adaptation de certaines règles du code de la route à leur population. Ainsi, 63% d’entre eux se verraient bien obtenir l’autorisation de conduire dans les couloirs de bus ou de circuler entre les files de voitures.

Lire la typologie des utilisateurs de deux roues.

Source : TNS Sofres

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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