Pratiques alimentaires européennes : yabon !

Tourisme et pratiques alimentaires
Tourisme et pratiques alimentaires

Tourisme et pratiques alimentaires

Les pratiques alimentaires : un domaine où les différences européennes s’expriment le plus, selon l’étude Simm-TGI 2010 de Kantar Media.

Muriel Raffatin et Stéphanie Germain, responsables SIMM-TGI précisent : «Nous avons analysé les pratiques alimentaires comparées au niveau européen (France, Espagne, Angleterre, Allemagne) : que signifie bien manger, quelle est la place des repas dans la vie quotidienne. Ainsi la vision du consommateur sur le « bon produit  » est très différente d’un pays à l’autre. Quant aux produits allégés, ils ont plutôt la faveur des Anglais et des Allemands. En France les consommateurs ont été sensibles aux campagnes nationales sur la nutrition.»

« J’adore cuisiner » dit l’européen

Que ce soit en France, en Angleterre, en Allemagne ou en Espagne, les consommateurs de ces pays s’accordent à l’unisson sur le plaisir que procure la cuisine (60% en moyenne déclarent « J’adore cuisiner »). Mais les pratiques alimentaires, très liées à l’environnement socioculturel restent certainement un des domaines où les différences européennes s’expriment le plus.

Les français se considèrent comme des gourmets

Parmi ces quatre pays, seuls les Français se considèrent comme des gourmets (61%) contre 31% des Allemands, 17% des Espagnols. Les Anglais sont les plus en retrait sur cette notion (9%). Cela peut s’expliquer par le fait qu’ils sont beaucoup plus dans une gourmandise culpabilisée qu’assumée. (« J’aime me faire plaisir en mangeant des aliments qui ne sont pas bons pour moi » Indice 155).

L’organisation et timing des repas

Les Français et les Espagnols s’accordent sur le fait que les repas structurent les journées et qu’il y a un temps défini pour le repas, au contraire des Anglais qui multiplient les prises alimentaires au cours de la journée et mangent souvent entre les repas.

Le « bon produit » est acheté avec vigilance

Les Français se focalisent essentiellement sur l’origine des produits et utilisent tous les moyens désormais offerts par l’industrie alimentaire pour surveiller les produits qu’ils consomment (« Je vérifie la provenance de mes achats » Ind.144, « J’achète de la viande provenant d’animaux élevés en liberté quand je le peux » Ind.135, « Jamais je n’achèterai de nourriture qui a été génétiquement modifiée » Ind.117).

Les Espagnols rejoignent les Français dans cette vision du « bon produit », même si les écarts sont moins marqués. Les Allemands et les Anglais ont une démarche plus scientifique et se concentrent essentiellement sur l’étiquette (« Je vérifie toujours les apports nutritifs de la nourriture que j’achète »).

A chacun sa recette pour garder la forme

Chaque pays adopte une stratégie différente pour garder la forme. La France se concentre sur l’association des aliments (manger 5 fruits et légumes/jour, privilégier des plats légers, éviter le gras et le sucre,…). Les Espagnols font également attention à la composition des repas et jouent de temps en temps l’effet compensatoire en sautant un repas.

Les Anglais et les Allemands ont une démarche assez différente et privilégient la composition des aliments. Ils recherchent beaucoup plus des produits allégés et n’hésitent pas à sauter des repas pour compenser.

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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