Etude : les moyens de paiement alternatifs

Les moyens de paiement alternatifs devraient représenter près de 25 % des transactions online en 2015. Une étude réalisée par ADN'co pour Limonetik

Les Moyens de Paiement Alternatifs sont tous les modes de paiement autres que les moyens de paiement traditionnels (cartes bancaires, chèques, prélèvements et virements). Une étude réalisée par ADN’co pour Limonetik montre que les Moyens de Paiement Alternatifs, préexistants dans le commerce physique, se développent en ligne avec la généralisation du e-commerce et la diversification des pratiques d’achat. Ils devraient représenter près de 25 % des transactions online en 2015.

Les moyens de paiement alternatifs devraient représenter près de 25 % des transactions online en 2015. Une étude réalisée par ADN'co pour Limonetik

Les moyens de paiement alternatifs : près de 25 % des transactions online en 2015 ?

L’étude note tout d’abord le développement et la diversification des Moyens de Paiement Alternatifs spécifiques au e-commerce, dits « pure players » (tels que les porte-monnaie électroniques et les solutions de paiement mobiles type débit sur factures opérateurs), puis ensuite la dématérialisation des Moyens de Paiement Alternatifs dits « transfuges », jusqu’à présent « bloqués » dans le monde physique (tels que les facilités de paiement en magasins, les titres prépayés, ou encore les points de fidélité, les listes de mariage, etc.).

Les Moyens de Paiements Alternatifs : un réel potentiel de croissance online

En 2015, ces Moyens de Paiement Alternatifs devraient représenter un potentiel de 13,8 milliards d’€ de transactions pour le e-commerce, soit près d’1/4 des transactions totales effectuées en ligne.

En somme, la part des Moyens de Paiement Alternatifs dans les transactions en ligne devrait connaître un taux de croissance annuel moyen de 27 % d’ici 2015.

Les Moyens Paiements Alternatifs dits « pure players » comprennent

  • des solutions de paiement en ligne sécurisées de type porte-monnaie électroniques ou équivalent s’appuyant sur une notion de compte électronique ou d’identifiant (ex : PayPal, Buyster, etc.)
  • des solutions de paiements sur facture des opérateurs – principalement constituées de micro paiements – (ex : micro paiements mobiles, AlloPass, Zong, etc.)

Ces deux modes de paiement cumulés devraient atteindre 9 milliards d’euros, soit 16 % du e-commerce, d’ici 2015 en France.

La diversification des usages en ligne porte le marché des modes alternatifs de paiement

L’explosion du m-commerce (mobile), qui pourrait atteindre 6,5 milliards d’€ en 2015. En effet, 12 % d’acheteurs en ligne ont déjà acheté via leur mobile, soit 3 millions de Français. Une tendance qui s’étend à de nouvelles catégories d’acheteurs avec la généralisation de l’usage des smartphones (18 millions en France au troisième semestre 2011 et 25 millions estimés après Noël).

La croissance des virtual goods, jeux et paris en ligne, achat de contenu numérique (presse, musique, etc.) contribuant à faire des micro-paiements un marché susceptible d’atteindre un volume de 15 milliards d’€ d’ici 2015 en Europe et donc de favoriser l’utilisation des Moyens de Paiements Alternatifs « pure players » (les micro-paiements se répartissent à la fois dans les solutions opérateurs et les porte-monnaie électroniques).

Le développement continu de grandes market-places (telles que Amazon, PriceMinister, etc.) et l’apparition d’un s-commerce (social) créent des communautés d’acheteurs. Ces market-places développent leurs propres modes de paiement type e-wallet privatif (ex. PriceMinister) ou monnaie virtuelle (ex. Facebook Crédits qui représenteraient déjà 11 % du chiffre d’affaires de Facebook).

Notons aussi l’émergence d’autres canaux encore non mesurables, tels que la télévision connectée.

Le cas des Moyens Paiements Alternatifs dits « transfuges »

Il s’agit d’une multitude de Moyens de Paiement Alternatifs issus des usages dans le commerce physique ; ils devraient représenter au global 8,6 % des transactions online réalisées en ligne en 2015.

Sont compris dans cette catégorie :

  • Les facilités de paiements en magasins (crédit à la consommation, paiements en plusieurs fois sans frais, etc.)
  • Les titres prépayés (chèques restaurants, services, vacances, cartes cadeaux, etc.).
  • Les points de fidélité (valeurs monétisables qui constituent un avoir)
  • Les listes de mariages, naissances, cadeaux, etc.
  • Les autres paiements, remboursements, avances (tels que les bons assurances, cartes salaires, aides sociales, etc.)

L’étude relève un basculement du offline vers le e-commerce largement accéléré par :

  • La dématérialisation des titres prépayés qui devrait permettre à horizon 2015 de multiplier par 6 le volume de titres dépensés en ligne. Les titres papiers devraient migrer massivement d’ici 2015 vers les cartes (jusqu’à 60 %) et les supports entièrement dématérialisés (jusqu’à 20 %).
  • Un accès simplifié aux facilités de paiement, qui devrait doubler le volume de transactions en ligne réalisées avec celles-ci. Aujourd’hui, 15 % des acheteurs en ligne déclarent qu’ils n’auraient pas acheté sans facilité de paiement. Un usage qui devrait attirer de nouveaux consommateurs avec l’émergence de solutions de crédit en ligne (ex. 1Euro.com) et d’autres usages spécifiques au e-commerce comme le paiement à la livraison.
  • La monétisation des bons et avoirs (cadeaux, listes de mariage, etc.) et des points de fidélité.

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


1 commentaire

  1. avatar

    aliou ndaw

    19 décembre 2011 at 12:01

    trés bon article. félicitations

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