Les français et leur corps : étude

Synthèse de l'enquête Cetelem / Harris Interactive sur le lien que les Français entretiennent à leur corps, et la façon dont ils en prennent soin.

Les individus entrent en contact avec le monde par leur corps. Grâce à lui, ils peuvent l’appréhender, y vivre, mais également être perçus et reconnus par leurs pairs. Le corps est ainsi à la fois une expression de soi mais également le reflet du regard des autres, qui échappe au contrôle.

Cette enquête Cetelem / Harris Interactive explore le lien que les Français entretiennent à leur corps, et questionne la façon dont ils en prennent soin.

Un rapport ambivalent au corps : satisfaction et complexes

Alors même que 71% d’entre eux affirment se sentir bien dans leur corps, 60% reconnaissent également avoir des complexes, particulièrement les femmes et les jeunes.

Les hommes et les Français les plus jeunes se montrent plus attachés à leur corps (63%), déclarant davantage l’apprécier et davantage se trouver beaux, quand c’est le cas d’un Français sur deux seulement (52%).

Le corps-ressource

Les Français attendent de leur corps un appui à tous les niveaux : physiquement, il doit leur permettre d’effectuer toutes les actions qu’ils désirent (95%), esthétiquement, il doit leur plaire (91%), et dans une moindre mesure, plaire aux autres (59%) et moralement, leur corps se doit de refléter leur identité profonde (81%).

Cette importance du corps entraîne des craintes : 77% redoutent que leur corps vieillisse et ne leur permette plus d’effectuer toutes les activités qu’ils réalisent actuellement (notamment passé 50 ans, 81%) et 62% redoutent de voir leur corps changer esthétiquement (prise de poids, cheveux blancs, etc.), des craintes qui animent cette fois davantage les femmes et les plus jeunes.

Le corps : des modèles préconçus ?

76% des Français déclarent accorder de l’importance à leur apparence, un souci qui occupe particulièrement les femmes (81%) et les jeunes de moins de 35 ans (82%). Ainsi, ils sont près d’un Français sur deux à consacrer de l’argent à soigner leur apparence. Et 61% chez les jeunes !

Dans cette quête esthétique, les canons de beauté ont une influence qui varie selon les générations : 78% affirment que les modèles de corps qui sont présentés dans les magazines ou dans la publicité ne les affectent pas et qu’ils n’ont pas de désir d’y ressembler. Néanmoins, chez les plus jeunes, ces icônes semblent avoir une grande importance, 46% des 18-24 ans (contre 21% dans la population totale) déclarant avoir envie que leur corps ressemble à ceux des magazines.

Par ailleurs, les Français de manière générale attendent plus de diversité dans les modèles de corps mis en avant dans ces supports.

Les soins du corps, une évidence ?

Plus de la moitié des Français affirment se rendre au moins une fois tous les quatre mois chez un professionnel de soins. Sans surprise concernant les pratiques de soins, hommes et femmes se distinguent très largement, les femmes ayant un recours plus fréquent et plus divers à des pratiques comme le soin du visage (76% contre 26% chez mes hommes), l’épilation (78% contre 19%), ou encore les soins des cheveux (69% contre 23%). Néanmoins, chez les hommes, l’appétence pour les soins existe et elle est beaucoup plus marquée chez les hommes les plus jeunes, avec des résultats de 5 à 30 points plus élevés que leurs aînés selon les pratiques.

Soins du corps : le point de vente domine

Les personnes qui se rendent chez des professionnels de soin déclarent y consacrer un budget d’environ 43€ par mois, auquel s’ajoute un panier moyen de 29€ pour les produits et accessoires utilisés à la maison. Aujourd’hui, l’achat de produits de soin se fait principalement en supermarchés (46%), et dans une moindre mesure dans les magasins spécialisés en esthétique (21%) et en parapharmacie (19%).

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Méthodo

Enquête Harris Interactive pour L’Observatoire Cetelem réalisée en ligne du 16 au 18 octobre 2018. Échantillon de 1 000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

(c) Ill. Bluespix. Charles Gauthier, Cléopatre

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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