Les vendeurs, 9 fois moins influents que famille ou amis

Les vendeurs, 9 fois moins influents que la famille et les amis

La relation des consommateurs français avec les marques est encore fortement influencée par des facteurs traditionnels comme les recommandations de leurs amis et des membres de leur famille (bouche-à-oreille) et les courriers postaux, plutôt que par les « J’aime » et les mentions sur les médias sociaux, comme le relève cette enquête Ipsos – Epsilon.

52% des consommateurs français se fient aux conseils des membres de leur famille pour prendre une décision d’achat, démontrant qu’il est primordial d’axer sur ce public le développement d’une stratégie d’engagement en France. A noter que ces résultats diffèrent de ceux collectés au Royaume-Uni et en Allemagne puisque 38 % des répondants au Royaume-Uni indiquent prendre leurs décisions d’achat après consultation des membres de leur famille, contre 52 % en France.

Le « J’aime », si peu utilisé…

En outre, les ambassadeurs de marque en France fonctionnent principalement avec le bouche à oreille traditionnel plutôt qu’avec les médias sociaux. De fait, les consommateurs français sont relativement peu nombreux à communiquer leur fidélité à une marque en partageant les informations sur la société sur leur réseau personnel ou en cliquant sur « J’aime » sur la page de la marque (19 % et 10 % respectivement).

Si la publicité peut permettre à une marque de se rappeler au souvenir des consommateurs et de gagner en reconnaissance, la plupart des Français recherchent des avantages plus tangibles dans leur vie de tous les jours en échange de leur fidélité. Ainsi, ils sont peu nombreux à répondre que leur fidélité est influencée par la renommée (15 %), l’image (13%) ou la popularité d’une marque (13 %).

Préférence pour les produits Made in France

Autre révélation de l’étude : les Français sont plus nombreux à préférer les produits fabriqués en France (40 %) à ceux importés d’ailleurs (15 %). Cette préférence marque une différence avec les autres pays européens, en particulier avec la Grande-Bretagne où moins d’un quart des répondants (24 %) indiquent une nette préférence pour les produits fabriqués dans leur pays.

Concernant les modes de communication des marques, l’email est de loin le préféré des Français, qui sont 59 % à le plébisciter. Ce résultat est le reflet d’un engagement numérique poussé de la majorité des consommateurs français puisqu’ils sont 76 % à se connecter à Internet plusieurs fois par jour.

Malgré ce niveau d’engagement numérique élevé, l’étude montre que les responsables marketing ne doivent pas négliger le courrier postal qui a la faveur de plus de deux consommateurs français sur cinq (44 %).

Selon l’étude, gagner la confiance des consommateurs est tout aussi essentiel que le contenu des messages marketing. Plus des deux tiers des consommateurs français (70 %) ignoreront les messages commerciaux ou promotionnels en provenance d’un expéditeur ou d’une marque qu’ils ne connaissent pas, tout comme les messages marketing dont ils n’ont pas fait la demande ou auxquels ils ne sont pas abonnés (67 %). De la même façon, 67 % des répondants français indiquent qu’ils ne liront probablement pas un long message contenant trop d’informations.

Outre le contenu des messages, leur fréquence est un élément essentiel pour en garantir la pertinence. En France, une fois par semaine est la fréquence idéale pour deux répondants sur cinq (41 %). Et s’ils sont pratiquement un sur cinq à accepter de recevoir plusieurs fois par semaine les communications d’une marque (18 %), ils ne sont plus que 3 % lorsqu’il s’agit de plusieurs fois par jour.

« Les marques ont fort à faire pour s’assurer la fidélité des consommateurs français et les amener à acheter leurs produits. La France commence seulement à sortir de la crise et la tendance y est toujours à l’épargne plutôt qu’à la dépense », explique Sana Dubarry, Directrice des activités de conseil stratégiques et analytiques pour la région EMEA chez Epsilon. « Les marques qui tiennent leurs promesses en proposant de façon constante des produits d’une qualité exceptionnelle ont plus de chance de retenir leur clientèle et de renforcer sa fidélité. Aujourd’hui, les clients exigent des communications pertinentes et personnalisées, à l’instant et à l’endroit qui leur conviennent. Si les marques le comprennent, non seulement les consommateurs français commenceront à leur être fidèles, mais ils encourageront leur entourage à les suivre ».

***

Méthodologie
Epsilon a confié à Ipsos son étude consommateurs 2013. Menée sur sept marchés majeurs dans la région Asie-Pacifique et en Europe, celle-ci a pour objectif d’établir l’état actuel des attentes des consommateurs et les caractéristiques de leur fidélité aux marques. Les marchés étudiés sont l’Australie, la Chine, l’Inde et le Japon en Asie-Pacifique, et la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni en Europe. L’enquête, qui a été réalisée en ligne ou en tête-à-tête, a été menée pendant le troisième trimestre 2012 dans la région Asie-Pacifique et en janvier 2013 en Europe, auprès de plus de 2800 consommateurs. En France, les 421 répondants étaient représentatifs de la population générale (âge et sexe).

avatar
Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


9 commentaires

  1. avatar

    Nicolas Duminil

    23 septembre 2013 at 14:42

    Merci d’avoir présenté cette très bonne analyse qui est au cœur de la raison d’être de Recommend! Serge-Henri, si tu as un peu de temps, nous serions ravi d’avoir ton avis sur notre démarche. http://re.co/

  2. avatar

    Serge-Henri Saint-Michel

    23 septembre 2013 at 14:56

    Selon une étude Nielsen parue le même jour sur quasiment le même sujet, 84% des consommateurs dans le monde disent faire confiance aux medias viraux tels que le bouche-à-oreille, les recommandations de la famille ou des amis… plus que toute autre forme de communication – soit une augmentation de 6 points depuis 2007.

    On retrouve cette confiance chez les consommateurs Français : les recommandations des connaissances ressortent en tête de liste avec 71% et les avis de consommateurs en ligne en seconde position avec 53% des sondés qui leur accordent du crédit.

    Quant au ‘owned media’, notons que la consultation des sites web des marques représente la seconde forme de publicité digne de confiance (pour 69% des consommateurs au niveau mondial).

    L’étude Nielsen sur la confiance dans la publicité, menée auprès de 29 000 internautes dans 58 pays, souligne que les consommateurs dans le monde disent faire confiance aux médias traditionnels (et payants, dits ‘paid media’) tels que la publicité à la télévision (en augmentation de 6 points à 62 %), et dans les magazines (+ 4 points). En revanche la confiance en la publicité dans les journaux a baissé de 3 points depuis 2007 (à 61 %).

    A noter également, 55% des consommateurs dans le monde accordent du crédit aux placements de produits à la télévision, 57% à la publicité entendue à la radio et 56% croient aux messages publicitaires vus au cinéma…

    Plus de la moitié des répondants (56 %) disent faire confiance aux e-mails publicitaires auxquels ils ont souscrit, en augmentation de 7 points par rapport à 2007 et 48% à la publicité vue sur les moteurs de recherche. 42% accordent du crédit aux bannières publicitaires.

    Les publicités visibles sur les pages de résultats des moteurs de recherche inspirent confiance à 25% des français, en augmentation d’un point par rapport à 2007.

    Enfin, les publicités sponsorisées sur les sites des réseaux sociaux sont quant à elles jugées parfaitement crédibles par 48% des internautes dans le monde… un score qui tombe à 19% en France.

  3. avatar

    Françoise

    30 septembre 2013 at 19:13

    Les anglois n’aiment pas leur pays ?
    Comme je les comprends. Pour ma part j’aime mon pays la France et le patriotisme est en moi.

    Seulement 24% indiquent une nette préférence pour les produits fabriqués dans leur pays ?
    Les anglois ne produisent quasiment rien. Ils ne peuvent donc pas avoir de préférences en leurs productions. Ces gens là spéculent plus qu’ils ne créent de valeur ajoutée dans l’économie réelle.
    Pour les qlq articles qu’ils produisent, franchement il faut y être né pour apprécier leurs goûts.
    Ils sont mêmes les premiers à le faire savoir dans les sondages.
    ;-) ))

    VIVE LA France, mon beau et bon pays.
    C’est du beau, c’est du bon, c’est la France !
    Vive la Nation France et vive son peuple souverain.

  4. avatar

    Françoise

    30 septembre 2013 at 19:23

    Nous relayons cet article pour l’importance qu’il représente pour notre agriculture comme pour l’emploi.

    Manger local créerait 600 000 emplois
    http://www.paperblog.fr/6284239/manger-local-creerait-600-000-emplois/

    Nos achats son notre économie, votre santé et vos emplois car vos artisans et agriculteurs ne placent pas leurs sous dans les paradis fiscaux.
    Cordialement

  5. avatar

    Françoise

    30 septembre 2013 at 19:59

    Il y a qq jours, un résultat d’étude disait que de l’impact des réseaux sociaux sur les ventes est un bide total pour les enseignes de masse.
    Nous pouvons en déduire que des markéteurs sont payés à faire croire que les sites sociaux sont la clé du commerce.
    Pas surprenant en cette période de fourberie généralisée et la dangereuse pratique grandissante du mensonge (marketing du bluff).

  6. avatar

    stephf

    7 août 2014 at 6:21

    j execre ces pages faceplouc ou on a meme pas le droit de dire je deteste

Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>