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Produits de grande consommation : des prix en yoyo

Selon Nielsen, la stabilité des prix des produits de grande consommation (PGC) cache de fortes disparités suite à l'application de la loi EGAlim...

Selon Nielsen, la stabilité des prix des produits de grande consommation (PGC) cache de fortes disparités suite à l’application de la loi EGAlim…

Les hausses de prix se confirment sur les références ‘blockbusters’ des marques fabricants et certains rayons. Le Top 100 des références (5% des ventes) a vu ses prix augmenter de +4.8% en moyenne, les rhums et gins les plus vendus affichent près de 9% de hausse depuis fin janvier.

Inversement, les prix des marques de distributeurs coeur de gamme poursuivent leur baisse, idem pour les produits des rayons non concernés par la loi alimentation.

Bezons, le 4 avril 2019 – Nielsen actualise aujourd’hui les hausses de prix moyennes constatées sur l’ensemble des PGC (Produits de Grande Consommation) et les références majeures des marques fabricants depuis le 26 janvier. La hausse de 10% du seuil de revente à perte (SRP) telle que voulue par la loi tirée des Etats Généraux de l’Alimentation a été mise en place le 1er février 2019.

Stabilité des prix… en moyenne

En considérant l’ensemble des produits de grande consommation, les prix ont augmenté de 0.1% entre le 26 janvier et le 29 mars dernier. Cette quasi-stabilité s’explique par d’un côté la hausse des prix des références des marques fabricants (ainsi que des MDD premiers prix), et de l’autre la baisse significative du prix des MDD coeur de gamme. Ces dernières (30% des ventes en France) compensent ainsi les hausses observées.

Concentration de la hausse sur les blockbusters

… Soit +4.8% en hypermarchés pour le top 100. Au sein des marques fabricants, l’inflation est concentrée sur les grandes marques, et tout particulièrement sur les références les plus vendues. Ainsi l’analyse du top 100 des références du PGC (5% du chiffre d’affaires total) montrait le 2 février des hausses de +4.0% en hypermarchés et de +2.6% en supermarchés comparativement au 26 janvier. Deux mois plus tard, les hausses atteignent désormais +4.8% en hypermarchés et +3.1% en supermarchés.

En moyenne, tout confondu, l’inflation est quasi-nulle… mais les consommateurs ont néanmoins légitimité à percevoir une inflation car le prix de leurs produits préférés (top des ventes) augmente plus que la moyenne.

Différences très nettes selon les rayons

Afin d’identifier les rayons concernés par les hausses de prix, Nielsen a analysé les 1000 références les plus vendues. Au sein de ce top 1000, ce sont les références de surgelé salé et d’alcools qui ont vu leur prix augmenter le plus, avec des hausses au-delà de +3% depuis deux mois. Le rayon traiteur / frais non laitier se distingue avec des baisses de prix moyennes au sein du top 1000.

Les références des rayons non concernés par la loi EGAlim (hygiène beauté, entretien…) affichent de leur côté des baisses de prix sur la même période.

Zoom sur les alcools : près de 9% de hausse pour gins et rhums

Au sein des alcools du top 1000, gins et rhums sont en tête des plus fortes hausses de prix avec respectivement +8.8% et +8.6% depuis le 26 janvier. Les champagnes sont plutôt épargnés (+1.1%) quand les mousseux voient leurs prix augmenter de +5.3%.

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Méthodologie de cette étude Nielsen : Identification des 15000 références Marques Fabricants les plus vendues en hypermarchés et supermarchés. Calcul du prix modal par circuit étudié et par jour : prix le plus fréquemment rencontré dans les magasins du circuit sur le jour concerné. Evolution du prix modal entre le 26 janvier et le 29 mars 2019. Calcul de l’évolution moyenne des prix en HM, SM sur les 100 références les plus vendues en HMSM, les 1000 références les plus vendues en HMSM etc…

(c) Ill. Pixabay

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