Les communautés UGC (user generated content)

c Michelini
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UGC, kesako ?

L’UGC est le nouveau mot à la mode pour tout nouveau business model sur Internet. Mais qu’est ce que l’UGC ? UGC pour user generated content, comprenez le contenu généré par les utilisateurs.

Initié par les forums puis Wikipédia, l’UGC s’est fortement développé avec la mise à disposition d’outil Web 2.0. Ces nouveaux outils du web ont permis aux utilisateurs de prendre la parole très facilement et ainsi de créer progressivement leurs propres contenus.

Blogs, vidéo, musique, photos, avis, articles… sont quelques exemples représentatifs de l’UGC.

Souvent l’UGC est adossé à une communauté. Cette communauté est composée d’un noyau dur d’utilisateurs qui participent beaucoup à sa vie, et de nombreux consommateurs d’informations qui participent peu ou pas.

Intérêts des communautés UGC ?

Les intérêts des communautés UGC sont multiples :

  • Cout de création de nouveau contenu proche de 0
  • Proximité utilisateurs accentuée
  • Implication des utilisateurs améliorée
  • Fréquence des nouveaux contenus plus importante
  • Richesse des contenus dans leur diversité
  • Fidélisation des utilisateurs

D’ailleurs, les grandes marques l’ont bien compris, elles sont de plus en plus nombreuses à lancer leur communauté UGC de marque :

2009 l’année UGC ?

2009 sera l’année de l’UGC (user generated content), j’en suis persuadé depuis longtemps, mais d’autres commencent à le dire : Meetic / Priceminister /Allocine.

Le premier c’est Marc Simoncini. L’UGC est en tête de ses 5 critères qui font la réussite de Meetic. Pour information, ces 5 critères sont :

  • 1- L’UGC : Ne pas devoir payer pour avoir du contenu sur son site.
  • 2- Le Pay per use: Faire payer l’utilisation des services du site, qui dans le cas de Meetic est un gage de « qualité » des profils.
  • 3- L’auto-contrôle: la modération des contenus est assuré principalement par les internautes entre eux, donc pas de surcoût non plus de ce côté là.
  • 4- Une adaptation locale simple: Le site doit pouvoir être facilement adapté à l’international dans son concept et son contenu.
  • 5- Faire croître l’audience chaque jour: Plus l’usage et l’audience du site croît, plus la barrière à l’entrée est difficile pour la concurrence.

Quant on sait que Meetic a transformé Vioo en communauté (auparavant magazine féminin avec une rédaction interne), on comprend mieux pourquoi l’UGC est au centre du business model de Meetic…

Le second est Olivier MATHIOT, cofondateur et directeur marketing et communication de Priceminister. Lors du forum emarketing 2009, M. Mathiot, suite à une question dans la salle, a qualifié le Web 2.0 comme : « le web 2.0 c’est faire travailler les utilisateurs à notre place« . Un peu direct comme définition, même si l’apport des outils du web 2.0 est l’élément clef dans le développement de l’UGC (à nuancer tout de même avec les forums, principal outil de l’UGC, qui existent bien avant l’ère 2.0).

Enfin, Allocine, dans un article de 01net qui a pour titre « Pour 2009, Allociné compte encore plus sur la collaboration des internautes ». Allociné a mis en place divers outils pour pousser ses utilisateurs à contribuer aux fiches séries / films et autres. En 2009 Allociné voudra être un « média social« , principalement grâce aux contenus générés par les utilisateurs. D’ailleurs Allociné va même créer un club d’internautes les plus actifs pour les récompenser et les inciter encore plus à participer.

Évidemment, beaucoup diront que l’envie de mettre en avant l’UGC est réalisée avec pour objectif de réduire les coûts en faisant prendre la création des contenus à la charge des internautes. Néanmoins, cette orientation vers l’UGC est aussi à mon sens un nouveau pouvoir donné aux consommateurs. Chacun peut maintenant faire partie intégrante des marques / services / produits qu’il apprécie. Le sentiment d’autosatisfaction s’en voit alors décuplé.

A terme, je pense que nous aurons des utilisateurs ambassadeurs des marques, qui pourront même être indemnisés / rémunérés pour leurs apports à la marque (en complément de leur job principal).

Lire la suite du dossier Les outils NTIC : digital, numérique, et emarketing

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