Comment faire pour que les français investissent dans des sociétés cotées et non cotées ?

Comment faire pour que les français investissent dans des sociétés cotées et non cotées ?

Notre Ministre de l’Economie et des Finances, Madame LAGARDE, a déclaré qu’il fallait amener les particuliers à investir sur les secteurs de croissance. En clair, ceci signifie investir dans des entreprises.

Un journaliste de BFM Business, Monsieur Stéphane SOUMIER, a récemment trouvé pertinent que l’un de ses auditeurs ne voyait pas l’intérêt d’investir en actions car la plupart des entreprises sont non cotées… Comme quoi un journaliste n’est ni un économiste ni un financier.

En effet, investir dans des entreprises est possible pour les particuliers, et pas seulement dans des entreprises cotées, car effectivement Axa ou Vivendi n’ont pas vraiment besoin d’investisseurs particuliers français. Les particuliers n’investiraient donc pas dans des entreprises non cotées… ça par exemple, ce ne sont pas des entreprises non cotées ce que nous appelons des FIP, FCPI… Ah bon.

Comment faire pour que les français investissent dans des sociétés cotées et non cotées ?

Comment faire pour que les français investissent dans des sociétés cotées et non cotées ?

La plupart des soi-disant experts en France parlent de choses qu’ils ne connaissent pas. Depuis des années, Notre Ministre de l’Économie fait l’inverse de ce qu’elle raconte. Vous allez me dire que cela est normal puisqu’elle est juriste donc ni économiste ni financière.

Pour que les particuliers français investissent massivement dans des actions ou parts de sociétés non cotées, il suffirait que ceci soit intéressant fiscalement, par rapport aux autres placements. Mais au lieu de cela, l’État taxe fortement les plus values sur titres et ne taxe pas la plus value sur la résidence principale (voir notre précédent article), propose un livret A non taxé sur lequel votre argent est disponible à tout moment, et taxe de façon équivalente, un investissement en euro ou en actions au sein d’un contrat d’assurance vie, alors que le montant placé en euro est également disponible à tout moment… Quel est l’investissement porteur de croissance parmi ceux mentionnés ci-dessus ?

Et on s’étonne encore que les entreprises françaises ont peu de fonds propres et que les particuliers n’y investissent pas. Vous allez me dire que ceci va être prochainement résolu puisque l’Etat exigerait que les particuliers investissent à hauteur de 12% en actions dans les contrats d’assurance vie… Quel exploit !

Ministre et journalistes auraient besoin de cours de finance et d’économie !

Toutes ces personnes auraient besoin de cours d’économie et de finance, quoique lorsque l’on entend Monsieur Marc FIORENTINO, c’est un peu le Kad MERAD de l’économie mais en beaucoup moins drôle et surtout moins compétent, nous dire que l’immobilier n’est actuellement pas une bulle… Le rendement locatif moyen ne vous dit rien ? Et Monsieur Jacques FRIGGIT ne vous dit rien non plus ?

Ou Monsieur Patrick ARTUS indiquer que les matières premières ne devraient pas faire l’objet d’investissements financiers contrairement à celui de l’immobilier qui est « un investissement de croissance », je me demande quels sont nos experts français en économie. Ah bon, l’immobilier n’est pas spéculatif et ne pénalise pas les individus qui ne parviennent plus à se loger à cause de la flambée des prix… Les prix ont été multipliés par 2, voire 3 à Paris, sur les dix dernières années… n’est ce pas de l’investissement financier spéculatif au même titre que les matières premières ?

Vous avez raison, je critique les experts, et même d’autres comme Messieurs CHALMAIN, COHEN & Co qui ont raconté n’importe quoi pendant la crise. D’ailleurs, certains n’osaient même plus ouvrir leur bouche, tellement ils ont dit de bêtises. Mais, en tant qu’économiste et financier, j’apprécie ceux qui réfléchissent et nous donnent des informations pertinentes comme Messieurs Jean-Pierre PETIT ou Frédéric LASSERRE par exemple.

Une dernière réflexion : après la crise de 1929, les États-Unis ont tout régulé, comme les Européens aujourd’hui ; est ce que ça a été la solution ?



1 commentaire

  1. avatar

    bleines

    7 février 2011 at 10:32

    48h après avoir écrit un article sur la taxation des valeurs mobilières, nos hommes politiques en remettent une couche, la taxation n’est pas assez lourde…..seulement 31,3%…….décidément, les guignols pourraient changer leurs personnages chaque jour tellement les parlementaires sombrent dans le ridicule concernant les axes de croissance et leur taxation. Ceci car ils n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et ne comprennent rien aux problématiques des dirigeants, salariés ou actionnaires.

    Il me semble pourtant que des mesures consensuelles et réfléchies pourraient voir le jour; en effet, seuls 50% des ménages français paient l’impôt. Elargissons d’abord la base de cette taxation. En outre, pourquoi ne pas taxer les placements financiers sans risque davantage que ceux présentant des risques comme les actions, afin de soutenir la croissance de nos entreprises. En outre, cela parait fiscalement beaucoup plus équitable. Ah oui, je sais pourquoi cela n’est jamais proposé : ils craignent de ne seraient peut être pas réélus dans 1 an…. .

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