La consommation collaborative enrichit la relation marque / consommateur

Que recouvrent les pratiques de la consommation collaborative et ses motivations ? Vers un nouveau mode de relation marque / consommateur ? Et l'usage ?

Que recouvrent les pratiques de la consommation collaborative ? A quelles motivations répond-elle ? Nécessite-t-elle de la part des marques un nouveau mode de relation dans lequel la vente s’effacerait au bénéfice de l’usage ?

Réponses avec notre interviewé, Benjamin de Fontgalland, cofondateur et PDG de Placedelaloc.

Quelles sont les pratiques couvertes par le terme « consommation collaborative » ?

Je recense 6 principaux grands univers :

1. Les biens et objets

  • Produits sur mesure
  • Produits prêtés ou loués
  • Produits d’occasion

2. La nourriture, l’alimentation

  • Achats direct chez le producteur
  • Cuisiner, diner ensemble

3. Les services

  • Aux particuliers
  • Aux professionnels

4. Le transport

  • Services tels que le co-voiturage
  • Véhicules prêtés ou loués

5. L’espace / L’habitation / Les lieux de travail

  • Lieux de vie : maison, appartement
  • Lieux de travail

6. La monnaie

  • Financement participatif ou crowdfunding
  • Prêt d’argent
  • Monnaies cryptographiques (ex: Bitcoin)

A quelles motivations répond la consommation collaborative ?

Benjamin de Fontgalland, cofondateur et PDG de Placedelaloc

Benjamin de Fontgalland, cofondateur et PDG de Placedelaloc

Je pense que la consommation collaborative procède d’une volonté de rencontrer de nouvelles personnes, c’est un retour à la proximité, et d’une préoccupation relative à l’évolution de la société : consommer de façon responsable, se placer dans un nouveau rapport à l’écologie…

De plus, la consommation collaborative se nourrit d’une propension à la découverte, à l’expérience : attrait de la nouveauté, tendance forte, nouveau comportement plus respectueux.

On peut aussi noter une volonté et un plaisir à faire durer les objets, à partager ; pourquoi stocker inutilement alors qu’il est possible d’utiliser sans forcément posséder ,

Enfin, bien sûr, ce type de consommation permet de gagner ou économiser de l’argent et s’appuie sur l’attrait pour les bons plans.

En somme, la consommation collaborative est l’union de motivations individuelles et collectives !

Avec la consommation collaborative, les marques n’ont-elles pas perdu une partie de leur relation au consommateur ?

Certaines marques qui ne s’intéressent pas encore à la consommation collaborative sont peut-être en train de perdre une partie de leur relation au consommateur. Cependant, d’autres comme CASTORAMA, qui ne souhaitent apparemment pas rater la révolution de l’économie du partage, vont au contraire, apprendre, construire et s’enrichir des bouleversements en cours.

Concernant les marques qui proposent des produits de qualité, elles vont naturellement bénéficier de ces nouveaux comportements car nous allons contribuer à augmenter le taux d’usage de la plupart des biens. Ceci veut donc dire qu’un plus grand nombre de consommateurs auront accès à des marques qui étaient alors inaccessibles à l’achat ou introuvables car rares … elles sont donc aujourd’hui à portée de main grâce à des sites comme le nôtre.

A noter que la consommation collaborative permet aussi de tester avant d’acheter, de découvrir de nouvelles activités mais aussi de se dépanner en cas de besoin, et ce 24h/24 même le week-end !

Comment les marques peuvent-elles à nouveau entrer en relation ?

En intégrant le fait que nous sommes en train de passer du “Business to consumer” au “Human to Human”.

Le consommateur veut reprendre du pouvoir et être de plus en plus acteur, avoir le choix et garder sa liberté. Il ne veut plus être contraint de forcément posséder pour exister, mais plutôt d’utiliser à bon escient. On s’oriente donc vers une consommation intelligente.

On le constate sur Internet, 26% des Européens pensent que les réseaux sociaux seront les plus influents dans les avis que consulteront les consommateurs avant d’acheter, bien loin devant les conseils des vendeurs (11%) ou les messages publicitaires des marques (8%) (Source : TNS Sofres / Observatoire Cetelem 2013).

C’est pourquoi les marques doivent dès maintenant repenser leur modèle économique et se poser de nouvelles questions : pourquoi vouloir vendre à tout prix ? Pourquoi ne pas proposer d’autres services et les intégrer à leur ADN comme la location, le partage ou tout simplement l’usage d’un bien, afin de garder et en plus enrichir cette relation avec le consommateur ?

***

Consulter une infographie sur la consommation collaborative

A lire : Consommation collaborative : une nouvelle relation marque / conso ?

Un article de notre dossier Consommateur & consommation

(c) ill. Shutterstock - Brass Band in red uniform performing

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


1 commentaire

  1. avatar

    Seb

    2 juin 2015 at 14:42

    Nice ! Et maintenant, Place de la Loc vise aussi spécifiquement les grandes villes (Paris, Lyon, Marseille,..un peu comme les pages FB Bons Plans Lyon quoi) et veut également proposer un service de location de parkings. ça pour le coup c’est top.
    Ma source : [URL supprimée par la modération]

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