Crise de la zone Euro, et alors ?

Crise économique européenne

Je suis de la génération où l’Europe a été bâtie et me suis réjouis lorsque l’euro a été créé. Ceci a permis le développement de nombreux pays et l’augmentation sensible du niveau de vie dans la zone euro.

Actuellement, il n’y a pas une seule minute où les medias ne parlent de la crise de la zone euro avec des risques tour à tour pour la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la France. Tout le monde s’y met, même des économistes de renom qui commencent sérieusement à croire à la disparition de la monnaie unique.

Crise économique européenne

Crise économique européenne

La France dont les ingénieurs, les médecins, les chercheurs, les architectes sont parmi les meilleurs au monde, est certainement celle où les soi-disant économistes et financiers sont aussi les plus mauvais. Il suffit pour cela de se remémorer ce qu’ils disaient en 2008. Idem pour les journalistes économiques qui ont un impact énorme sur les ondes.

Connaissez vous un financier notoire qui soit également patron d’une société du CAC40 ? Les grands patrons français sont à 95% des X, centraliens, énarques, ingénieurs des Mines ou des Ponts.

Le stress s’empare des particuliers et de leur épargne car ils sont entourés de professionnels qui stressent autant qu’eux voire davantage car ils manquent cruellement de compétences et d’expérience en économie et en finance.

Et si l’Euro disparaissait ?

Il y aurait certainement de grands inconvénients à ce que l’euro disparaisse, mais j’aimerais surtout connaître l’impact pour les entreprises cotées, dans lesquelles je place mon épargne et celle de mes clients. Avez vous entendu un seul de ces experts ou journalistes posé cette question fondamentale et y apporté une réponse ?

Est ce que cela va avoir un impact sur les ventes de médicaments de Sanofi, de gaz et d’électricité de GDF Suez, des ventes de ciment de Lafarge ou des abonnements téléphoniques ou télévision de Vivendi ?

Je ne le crois pas. Même pour les banques, l’impact pourrait être limitée. Baudouin Prot, le PDG de BNP Paribas l’a évalué récemment à un impact mineur.

Revenons aux fondamentaux économiques : lorsqu’un pays est en crise comme la Grèce, l’un des meilleurs remèdes est une dévaluation de sa monnaie. Ceci permettrait à de nombreuses sociétés européennes d’exporter encore davantage. Lorsque que l’euro valait 1,50 dollar, j’entendais ces mêmes experts ou journalistes nous expliquer toute la journée que cela pénalisait terriblement les entreprises françaises…

Par ailleurs, ne serait il pas temps que les États remettent de l’ordre dans leurs finances publiques et arrêtent de dépenser plus qu’ils ne gagnent ? Qui sont les spéculateurs que chaque politicien ou expert montre du doigt ? Le plus grand spéculateur n’est-il pas l’État qui dépense plus qu’il ne le devrait et qui ponctionne pour cela davantage ses citoyens ?

En termes d’allocations d’actifs, s’il est vrai que j’aime la maxime : « On n’attrape pas un couteau qui tombe », je préfère : « Achetez au son du canon ». La Bourse pourrait de nouveau atteindre des plus bas historiques, et il sera alors temps d’investir, et non pas de spéculer.

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2 commentaires

  1. avatar

    Sophie Pelcat

    13 juillet 2011 at 10:16

    Entièrement d’accord avec vos propos. Tout comme vous, je suis également une partisane fervente de l’euro.
    Les medias, et notamment les journalistes économiques ne parlent pas en connaissance de cause et créent une véritable psychose dans l’esprit des citoyens. Quant aux « soi-disant » experts, leurs analyses et conjectures s’avèrent la plupart du temps erronées.
    Il devient effectivement urgent que les États agissent afin d’endiguer les dettes. Mais pour cela, il nous faut des dirigeants compétents et concernés.

  2. avatar

    bleines

    13 juillet 2011 at 12:22

    Merci de votre commentaire fort sympathique. Effectivement, depuis 2 ans, il me semble que la politique européenne se fait en urgence, apparemment sans stratégie, en fonction de la crainte des marchés financiers. La bonne nouvelle est que les Etats vont enfin peut être adoptée une attitude budgétaire plus rigoureuse. Chacun dit qu’il faut éviter un autre Lehman en ne restructurant pas la dette grecque; jusqu’à maintenant les arguments développés ne m’ont pas convaincu.

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