Le Social Gaming arrive !

Big Picture du Social Gaming-gaming, les facteurs clés de succès du Social Gaming

Les utilisateurs des réseaux sociaux qui n’ont jamais entendu parler de Farmville ou de Mafia Wars sont devenus rarissimes. Les Social Games ont su se faire une place confortable sur le Web en quelques années seulement.

Mais que sont les Social Games exactement ? Si l’on se réfère à la définition anglo-saxonne : « Games that run on a social network and use that network to enhance gameplay between players ». En d’autres termes, ce sont des jeux au gameplay minimaliste reposant sur les réseaux sociaux, et qui associent les interactions sociales à l’expérience ludique proposée.

Selon une étude du Cabinet Parks Associates de 2011, la moitié des utilisateurs de Facebook ont déjà joué à ce type de jeu et les utilisateurs actifs se comptent en dizaine de millions chaque mois. L’importance de ce marché est aujourd’hui devenue indéniable : Zynga, le plus important éditeur de Social Games, comptabilise près de 232 millions d’utilisateurs par mois pour un chiffre d’affaires de 235 millions de dollars au premier trimestre 2011.

Quels sont les facteurs clés de succès du Social Gaming ?

L’utilisation d’un gameplay minimaliste est le premier point qui contribue au succès du Social Gaming. Les scénarios sont simplifiés au maximum et le jeu ne repose que sur quelques règles basiques permettant une prise en main rapide et immédiate. Les Social Games se distinguent nettement des jeux traditionnels qui demandent un réel investissement de la part du joueur : temps, dextérité, compréhension, stratégie, etc… Cette légèreté et cette convivialité dans leur utilisation est un véritable atout séduction. Ces « mini-jeux » jouent également la carte de la récurrence et de la progression mécanique par niveau. L’accessibilité facilité permet une fidélisation plus rapide de l’utilisateur et favorise bien souvent son passage d’une utilisation gratuite à une utilisation payante. La récurrence du jeu permet dans ce cas présent d’avoir une présence forte et régulière auprès de ses clients ou prospects, ce qui représente aujourd’hui un véritable enjeu relationnel.

Mais un gameplay seul ne fait pas tout. Le succès du Social Gaming doit beaucoup à son canal de diffusion auquel il est directement corrélé. En effet, les réseaux sociaux sont la pierre angulaire sur laquelle repose la viralité du phénomène. Le principe est de se servir de la forte audience des réseaux sociaux pour générer un engouement autour du jeu. Facebook se démarque par sa puissance en termes d’inscrits et d’utilisateurs. Les possibilités d’interactions sociales inhérentes au réseau ont très vite permis à ces jeux de se développer. Il met en exergue le goût du challenge des internautes en leur offrant la possibilité de se mesurer à leurs amis ou au reste du monde. Cela met en lumière « l’égo social » de chaque utilisateur-joueur.

De plus, le Social Gaming offre de nouvelles perspectives en matière de data-catching. En effet, ces jeux permettent aux marques de faire de l’acquisition de données plus affinitaires et comportementales. Dès lors que l’internaute installe pour la première fois l’application, il autorise la marque éditrice du jeu à accéder à toutes ses informations personnelles : nom, prénom, pseudo, photos, vidéos, sexe, liste d’amis, commentaires, likes, posts… Avec cette connaissance pointue sur ses utilisateurs-joueurs, la marque va pouvoir mettre en place différentes stratégies afin d’augmenter le taux de fidélisation au jeu et/ou à la marque.

Quel modèle économique viable se dessine ?

« L’Item Mall » est le nom donné au modèle économique du Social Gaming : c’est le principe de micro-achat grâce à une monnaie virtuelle. Plusieurs plateformes existent afin de convertir de l’argent réel en devises numériques mais Facebook a décidé de changer la donne. Depuis le 1er juillet 2011, le réseau social, conscient de sa position de leader, a obligé tous les éditeurs de jeux présents sur sa plateforme à utiliser sa propre monnaie : les « Facebook Credits ». A la manière d’Apple, Facebook prélève 30 % du montant de chaque transaction effectuée via son site, ce qui n’est pas pour plaire à tout le monde…

Au cours de la partie, l’occasion est donnée au joueur d’améliorer son expérience ludique par le biais d’achats d’items ou de niveaux qui lui permettent de prendre un avantage sur les utilisateurs qui n’y joueraient que gratuitement. Chaque achat ne coûte que quelques centimes mais en les multipliant par le nombre de joueurs, les recettes atteignent plusieurs centaines de milliers d’euros par jour pour les plus grands éditeurs. Selon Zynga, seul 3 à 5 % des joueurs sont disposés à payer pour améliorer leur expérience virtuelle ; et pourtant, grâce à eux, l’entreprise réalise près de 80 % de son chiffre d’affaire.

Social Gaming, quel intérêt pour les marques ?

Social Gaming, quel intérêt pour les marques ?

Quel intérêt pour les marques ?

Elles peuvent trouver dans le Social Gaming de multiples intérêts :

  • Un nouveau territoire de communication : les éditeurs de jeux offrent une visibilité supplémentaire pour les marques qui le souhaitent en leur proposant de faire de la publicité en display. Chez Zynga par exemple, 20 % des revenus proviennent de partenariats publicitaires.
  • Un revenu additionnel : ces mêmes éditeurs de jeux proposent également des objets sponsorisés collectors, ce qui permettra aux utilisateurs les plus assidus, généralement friands d’items exclusifs, de se différencier des autres joueurs.
  • Un espace d’expression contextualisé : être là où sont les cibles visées, dans un univers favorable et divertissant, permet pour la marque de gagner en puissance et en impact.

Les jeux-vidéos mettent en scène la publicité dans un contexte différent et plus avantageux. Le consommateur se sent moins agressé et est plus disposé à entretenir une relation, quelle qu’elle soit, avec la marque. Et dans certains cas, le Social Gaming à la vertu de pouvoir marier le réel et le virtuel. L’opération menée par McDonald sur Farmville en est l’exemple parfait (cf. ci-dessus à droite). La marque a permis à plusieurs « fermiers » de customiser leurs exploitations en leur offrant un item à l’effigie de l’enseigne. Elle a aussi profité de l’occasion pour récompenser ses fidèles joueurs en éditant des bons de réductions virtuels à imprimer afin de générer du trafic en magasin.

Social gaming et téléphone mobile

Social gaming et téléphone mobile

Qu’en est-il du Social Gaming Mobile ?

Nous assistons à une accélération des usages et des modes de communications qui s’orientent massivement vers le mobile. L’internet mobile va inéluctablement et très rapidement devenir le premier moyen d’accès internet. Selon le Cabinet Morgan Stanley Research, fin 2012 il se vendra plus de Smartphone que de PC fixes et portables réunis. Et le développement du social marketing ne fera qu’accélérer ce nouvel usage. En France, la dernière estimation prévoyait 20 millions d’internautes mobiles à l’horizon 2014/15, alors qu’ils étaient déjà 16 millions en mars 2011 !

Le marché du Social Gaming Mobile est donc en pleine maturation et commence véritablement à se développer avec l’arrivée des applications pour Smartphone. Les jeux sur mobile sont un marché très prometteur avec déjà quelques succès recensés, à l’instar de « Angry Birds ». Avec l’ajout d’interactions sociales, le Social Gaming Mobile a donc un bel avenir devant lui. La principale plateforme de jeux mobiles porteuse de ce futur proche s’appelle « Open Feint » (cf. ci-contre). Aujourd’hui elle affiche déjà un nombre d’utilisateurs impressionnant : 45 millions de joueurs actifs ! Notre avenir sera donc mobile et le Social Gaming en fera largement partie qu’on se le dise !

Article paru dans Internet marketing 2012 – EBG

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Planneur stratégique chez Uniteam. Profil de Benjamin Le Clercq et articles publiés.


3 commentaires

  1. avatar

    Mouillet Charles-Edouard

    24 janvier 2012 at 20:34

    On prépare l’article sur le Gaming Social…

  2. avatar

    admin

    25 janvier 2012 at 10:23

    ça bosse, c’est l’essentiel :)

  3. avatar

    JC

    16 avril 2012 at 13:29

    Excellente analyse,
    Le social Gaming et les différents procédés d’Item Mall démontrent vraiment la puissance de ce modèle économique  » intelligent  »
    Les opportunités environnementales, la croissance des réseaux sociaux et du casual gaming vont continuer à faciliter le développement du SG.
    Les FCS de ce modèle sont vraiment intéressants à analyser !

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