Le géomarketing prend le virage du digital

Avec le multicanal et le web to store, le géomarketing évolue vers le digital. Conseils pour optimiser votre stratégie géomarketing en 2015.

Avec le multicanal, le web to store et la géolocalisation, le géomarketing évolue vers le digital. Conseils pour optimiser votre stratégie géomarketing en 2015 avec notre interviewé, Didier ROBERT, Directeur Général Adjoint GEOCONCEPT.

Quelles orientations prendra le géomarketing en 2015 ?

Le principal objectif du géomarketing est d’aider les entreprises à mieux identifier et couvrir leurs marchés. Dans le contexte actuel, il s’agit notamment d’articuler les différents canaux, physiques et virtuels, de vente et de communication. Jusqu’à présent, le canal Internet mais aussi de nombreux autres points de contacts (call center, simple visite en magasin…) ne possédaient pas d’informations géographiques permettant de profiter pleinement des bénéfices du géomarketing (adaptation des communications et optimisation du ROI, adaptation locales des offres et minimisation des invendus, adaptation des prix et maximisation de la marge…).

Deux tendances majeures impactent fortement le géomarketing.

Il s’agit, d’une part, de la concrétisation progressive des efforts des entreprises pour mutualiser les données recueillies dans le but de proposer une expérience client unique. Ces efforts élargissent la part de l’information disposant d’une géographie, permettant ainsi de fiabiliser et d’augmenter l’utilisation du géomarketing.

D’autre part, le développement rapide de la géolocalisation sous toutes ses formes va induire un recours plus systématique au géomarketing afin de donner un contexte et du sens aux informations recueillies et de facilitera leur utilisation opérationnelle.

A l’heure du multicanal et du web to store, comment passer au géomarketing digital ?

Didier ROBERT, Directeur Général Adjoint Géoconcept

Didier ROBERT, Directeur Général Adjoint GEOCONCEPT

La géographie est une des dimensions d’une information marketing. La visite d’un site web, un acte d’achat, l’appel d’une hotline… : tous les échanges ont une géographie, a minima celle du consommateur. Savoir si l’internaute est proche d’un point de vente ou non, dans un lieu au profil de consommation spécifique ou sur son mobile depuis un concurrent : dans de nombreux cas, la connaissance immédiate de la localisation peut améliorer considérablement la qualité et l’efficacité de la réponse apportée, au bénéfice de l’entreprise comme du consommateur. Cette connaissance permet aussi de répondre à beaucoup d’interrogations soulevées lors de la mise en place d’une organisation multicanale, notamment celle de la modification des stratégies d’implantations des points de vente.

Logiquement, deux étapes sont indispensables.

La première consiste à recueillir la dimension géographique de chaque interaction, ce que rend désormais possible la géolocalisation. Qu’il s’agisse de sites web avec les géoIP, d’applications mobiles avec la géolocalisation voire même de fréquentations de points de vente, la majeure partie des interactions va progressivement de pair avec la création d’un « signal » géographique.

La seconde étape est la consolidation de cette information entre les différents canaux et sa contextualisation qui consiste à caractériser le lieu de l’action.

Quels conseils donneriez-vous pour optimiser sa stratégie géomarketing en 2015 ?

Définitivement, la dimension géographique doit intégrer les environnements et analyses de données utilisés par les marketers. Les avantages concurrentiels, notamment pour les stratégies multicanales et mobiles, seront conséquents pour les entreprises qui intégreront cette dimension.

Renforcer ou conserver un réseau d’agences bancaires là où les clients semblent les moins à l’aise dans leur parcours Internet ou là où ils sollicitent le plus l’échange direct répondra à la question de l’organisation multicanale posée aux banques.

Dans la distribution spécialisée, il peut s’agir d’établir la présence physique dans les zones où la fréquentation du web montre un intérêt clair pour la marque ou encore d’adapter l’offre en magasin aussi en fonction des recherches faites sur Internet. Pour des fabricants de certains produits notamment, l’intégration de cette dimension par le recueil et l’utilisation des données de géolocalisation doit aussi permettre de préparer une autre révolution : celle des objets connectés.

Pour beaucoup d’entreprises, 2015 doit marquer le début d’un véritable renouveau du géomarketing avec des expérimentations qui peuvent commencer très simplement et apporter de la valeur rapidement : c’est par exemple le cas de la simple analyse cartographique des visites et utilisations des sites web et app mobiles.

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(c) ill. Shutterstock – many percent signs over a grey city map with focus effect

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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