Inflation et taux d’intérêt

Inflation ? Baisse des taux d intérêts ?

Depuis 10 ans, l’INSEE, le gouvernement, et la Banque Centrale Européenne (BCE) nous affirment que l’inflation est d’environ 1,5% à 2% par an en France.

Le prix du Brent de pétrole était de 25 USD en 2000, il est 4 fois plus élevé aujourd’hui, la baguette de pain valait 0,46 euros en 2000 et 2 fois plus aujourd’hui, 1 litre de lait valait 0,20 euros en 2000 et 4 fois plus aujourd’hui…

Les loyers sont pris en compte dans le calcul de l’inflation, mais pas les mensualités de crédit. Les loyers ont augmenté de 36% sur 10 ans, alors que l’immobilier a augmenté d’au moins 100% depuis l’année 2000…..

Inflation ? Baisse des taux d intérêts ?

Inflation ? Baisse des taux d'intérêts ?

Les prix de l’énergie, des produits alimentaires et de l’immobilier représentent une part significative des dépenses des ménages. Comment peut-on officialiser des chiffres aussi différents dans leurs hypothèses ? La réduction du pouvoir d’achat des ménages est directement liée à l’inflation, d’autant plus que sur les 57% de propriétaires en France, le crédit est largement utilisé.

Le fait que l’inflation officielle soit de 2% permet à la BCE de maintenir des taux d’intérêt à court terme très bas depuis 10 ans. Ceci explique l’inflation des actifs, notamment de l’immobilier, puisque lorsque les taux d’intérêt sont faibles, l’immobilier augmente, et inversement.

La BCE souhaite augmenter ses taux, ce qui est une excellente nouvelle. Les critiques à son encontre sont difficilement compréhensibles. En effet, de quoi parle t-on ? Des taux d’intérêt à court terme uniquement.

En économie, lorsque les banques centrales augmentent les taux d’intérêt (à court terme) pour juguler l’inflation, les taux d’intérêt à long terme diminuent, puisque les anticipations d’inflation des acteurs économiques diminuent, et inversement.

Vers une hausse significative des taux d’intérêt ?

Ceci est toujours le cas sauf ces dernières années où les banques centrales ont maintenu à la fois les taux à court terme et à long terme bas de façon artificielle, puisqu’en général, elles n’ont pas la main sur les taux à long terme.

Par conséquent, lorsque des « experts économiques » critiquent la hausse des taux probables de la BCE dans les mois à venir, ils semblent oublier que ceci ne concerne que les taux à court terme, et ils omettent également de préciser que l’inflation n’a jamais été de 2% depuis 10 ans. Seules des hausses de taux significatives permettront d’ajuster le prix des actifs, et notamment de l’immobilier.

Comme l’indique Jacques Friggit, entre 1965 et 2000, le prix de l’immobilier était directement corrélé au pouvoir d’achat des ménages. Depuis 10 ans, ceci n’est plus vrai uniquement à cause de la politique monétaire qui a maintenu des taux d’intérêt artificiellement bas.



Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>