Êtes-vous informé ?

Comment en sommes nous arrivés là ? Ai-je dormi pendant tout ce temps ? J’ai l’impression d’avoir manqué les 10 dernières années. Ça va tellement vite. Tout se déroule à la vitesse Êtes-vous informé ? Pas le temps de voir passer, pas le temps d’apprécier, pas le temps de connaître non plus… On ne fait que survoler.

Boulimie d’info et surcharge infopondérale

L’ère de l’information dites-vous ? Informations pour qui ? Informé de quoi ? Évidemment on est certainement à l’affût, on regarde défiler les nouvelles du jour sur nos fils RSS, sur notre Blackberry ou notre sans fil, mais on s’informe de quoi ? Qu’est ce qu‘on recherche et surtout qu’est ce qu’on a retenu à la fin de la journée ? Qu’est ce qui a tant changé ces dernières années pour que tout d’un coup, une telle masse d’informations soit accessible, pertinente et recherchée ? À t’on noté une amélioration au niveau de la qualité et de la pertinence de l’information ? À mon avis, le seul changement est dans la quantité… il y en a trop.

Enfant que nous sommes… nous en voulons plus. Toujours. Les nouveaux moyens de communications sont certainement porteurs d’éléments positifs mais encore faut-il savoir s’en servir… Au lieu de tirer parti du large éventail d’informations dont nous disposons dans un délai extrêmement rapide et ce, avec une simplicité d’utilisation désarmante, nous voulons tout. Tout voir et tout savoir sur tous sujets confondus. Et ce n’est pas tout, on veut également partager cette information, faire connaître son opinion à ses amis, à sa famille, sur son blogue, par le biais de Facebook et sur les forums de discussions… On veut être lu et entendu… On veut être aux premières lignes de l’information.

Pourquoi ne pas utiliser tous ces outils communicationnels intelligemment et pour autrui ?

Égoïstes que nous sommes.

Que pourrait-on en faire ? Et si on transmettait de l’information de qualité et extrêmement importante pour :

  • Manifester et faire connaitre l’opinion du peuple à nos gouvernements ;
  • Aider les sinistrés d’une catastrophe environnementale ;
  • Défendre les droits bafoués, les inégalités sociales et enrayer les injustices ;
  • Diffuser de l’information primordiale pour la santé de tous…

On pourrait tellement faire plus….

Au sens figuré, la planète n’a jamais été aussi petite. Tous les peuples de la terre se parlent enfin et ce, en temps réel! Ensemble, nos moyens de communication et de rassemblement sont si puissants. Notre force est là. Enfin on discute avec le vrai monde et non avec les têtes dirigeantes. Profitons-en donc ! Si près et si loin à la fois… pathétique.

J’étais au Pérou lors de l’écriture de cet article et je terminais la lecture du journal local. Éloignée de chez-nous mais exactement les mêmes nouvelles, les mêmes scandales, la même crise mondiale et surtout les mêmes espoirs. Chaque coin du monde lutte seul avec des problèmes sociaux, économiques et environnementaux qui en réalité, appartiennent à tous.

Et j'ai trié, trié-é

« Et j’ai trié, trié-é » !

Par exemple, quand je pense à tous les efforts des gens de chez-nous au Québec (dont je fais partie) qui s’efforcent de remplir à chaque semaine un petit bac vert pour le recyclage et un autre pour le compostage… Quelle farce ! Ici au Pérou le mot recyclage est certainement tabou ! Les ordures sont pour la plupart du temps jetées par terre au bord de la rue, simplement. Et sincèrement, bien que je sois incapable d’un tel geste, je comprends très bien les Péruviens. Venez faire un tour par ici et vous comprendrez que les besoins essentiels tels que se nourrir, se loger et se vêtir sont drôlement plus importants que celui de recycler.

Logique.

Voilà… Émotive que je suis, je me suis passablement éloignée de mon sujet principal, soit le marketing ! C’est plus fort que moi, je m’explique mal ce manque total d’initiative dans un monde où les progrès communicationnels parcourus en si peu de temps sont inouïs et devraient être motivateurs.

Où est notre ambition ?

Où sont nos idées de grandeur ?

Où est passé notre sens de la logique et de la pertinence ?

J’ai toujours eu confiance au peuple et jamais en ses dirigeants, et mon opinion abonde dans le même sens encore aujourd’hui. Il est grandement temps de passer à l’action. On a le temps, les outils, les gens, la connaissance et des centaines de problèmes à régler.

Allez, au boulot !

Dans le prochain article (et afin de revenir à notre sujet principal!) nous verrons comment tous ces moyens de communications sont pertinents dans la recherche de nouveaux consommateurs et dans le développement marketing de votre marque.

Sources : Notre monde



4 commentaires

  1. avatar

    Maillet Thierry

    22 mai 2009 at 11:18

    Bonjour Madame,

    J’ai lu avec plaisir votre article et vos interrogations sont intéressantes et légitimes.
    Auteur de la proposition consom’acteur en 2001 puis de Génération Participation en 2006 (1° édition) je suis sensible à votre interrorgation.
    J’ai découvert dans mes plus récentes recherches (publication d’un livre sur l’histoire du marketing à l’automne) que votre proposition rejoint les questions soulevées depuis les années 1960 par les plus grands auteurs (Drucker en 1962 in HBR et Kotler & S. Levy in Beyond Marketing en 1969, Wiklie & Moore en 2003) : le marketing est-il social voire sociétal ou, 2° hypothèse, seulement technique et destiné à relier offre et demande dans les meilleures conditions de rentabilité pour l’entreprise et de bénéfice produits pour le consommateur.
    Les nouvelles technologies ont déplacé le problème sans bien sûr le résoudre puisque sa résolution dépend le plus souvent du rapport de forces entre pouvoirs publics et entreprises, chaque camp cherchant à faire basculer, qui l’individu citoyen, qui l’individu consommateur de son côté.
    La réussite récente de Barack Obama à modifier les contraintes environnementales pour les fabricants de voiture est-elle la résultante de quinze années de rapports universitaires de consultants marketing ou l’utilité d’un rapport de forces favorable aux pouvoirs publics : les Bobos des grandes villes vertes plutôt que les cols bleus du Michican ?
    Je penche pour la seconde hypothèse et la sous-estimation du rôle des pouvoirs publics dans leur contribution aux politiques marketing des entreprises a bien souvent été une erreur des marketers durant les années écoulées.
    J’ai la faiblesse de croire qu’il en ira de même dans les prochaines années et seuls changent les tenants du débat.
    Le premier sujet pourrait être par exemple l’obligation de rémunérations des créations disponibles en ligne par la Loi pour à la fois défendre les créateurs et aider les industriels des industries culturelles (médias, musique, presse, cinéma, etc …).
    Ce que l’Etat fait (la liberté) il peut toujours le défaire (la réglementation). Ne voyez pas dans ce tropisme étatique une évidente confusion bien française et trop souvent dénoncée dans la presse anglo-saxonne mais la juste preuve qu’un acteur incontounable avait été oublié durant ces années dans la réflexion autour du marketing : l’Etat.

    Enfin, permettez-moi de vous remercier d’avoir évoqué le Pérou qui m’a grandement incité à vous lire. Mon fils aîné doit y partir cet été pour une petite mission humanitaire et j’aurais bien aimé m’entretenir avec vous si vous voulez bien (avez vous skype ?).

    Avec mes remerciements anticipés,
    Bien à vous,

    Th

  2. avatar

    Geneviève Piquette

    25 mai 2009 at 18:58

    Bonjour à vous M. Maillet,
    merci beaucoup pour votre commentaire. Très intelligent, intéressant et évocateur de notre futur… Je vais allez jeter un coup d’oeil à votre site… Pour votre fils qui part au Pérou… premièrement il va adorer c’est un pays magique et plein de beauté. Les gens sont sympathiques et les paysages majestueux. Bravo pour son initiative. Je n’ai malheureusement pas de micro/écouteur pour SKYPE!! (Je dois absolument m’en procurer un!) mais il me fera plaisir de répondre à vos questions par courriel si vous le désiré…
    creation@vlancom.com

    Merci et bonne continuation.

  3. avatar

    Christian Barbaray

    18 juin 2009 at 8:24

    Geneviève
    Bel article et belles envolées « enfants que nous sommes » un peu moins d’accord avec « confiance dans le peuple moins dans ses dirigeants » qui me parait un peu démagogique et qui mériterait une belle joute verbale comme on pouvait en avoir dans le monde d’avant 2.0, en fin de repas entre amis autour d’une bonne table !
    Pouvez vous me donner le lien du graphique, je le trouve très illustratif de votre article et de la complexité du monde de sur-information que vous décrivez si bien.
    Cdt

  4. avatar

    Geneviève Piquette

    18 juin 2009 at 14:09

    Bonjour,
    Merci pour votre commentaire et au plaisir de discuter avec vous si j’ai la chance de me rendre de l’autre côté de l’océan! Voici le lien pour la photo:
    http://www.cherche-suisse.ch/article/index/fr/29-comment-organiser-efficacement-sa-recherche-information-sur-internet-II

    Bonne journée.

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