Le profit ne fait plus recette ; vers une nouvelle vision de l’économie de marché

Social - credit : brokenarts
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Nous avons précédemment montré que le consommateur a peur et qu’il vit dans un univers emmené par le Profit, amenant les marketeurs à s’interroger sur les rapports entre l’éthique, la politique sociale et le marketing. Abordons maintenant les pistes à travailler dans le futur.

Et demain ?

Une journaliste radio, me posa un jour une question dans le même sens : « la planète consommation est en ébullition, le consommateur va-t-il chercher une autre manière de vivre, de consommer ? ».

Oui, je pense que le consommateur veut être est autre chose qu’un chiffre d’affaire, voire un numéro. En quête de lien social, il a besoin d’être reconnu dans sa trilogie, corps – âme – esprit, réclamant du sens dans ce « statut » de consommateur. Il veut être un consomm’acteur pour vivre mieux.

Il ne cherche pas à acheter un produit, mais cherche un bien-être plus complet, presque total.
Le style économique actuel ne peut pas durer. Il y trop de crises, trop de tensions, trop d’attentes. Il n’est pas possible non plus de vivre dans une société basée sur la séduction, par des fausses promesses de réussite, et enfin sur la performance dénuée d’humanité.

Alors votre marché est-il morose ? : Commencer à aimer le consommateur et il vous rendra bien plus… que ce que vous aurez donné.

Quelles solutions possibles ?

Face aux crises actuelles, un grand nombre de services marketing cherchent des solutions. Il n’y a certes pas de recettes toutes faites (cela se saurait !), mais je vous laisse là, six pistes qui pourraient, à mon avis, changer profondément et positivement la société et d’engager une autre vision de l’économie de marché…

1- Les ressources humaines

Supprimer la 1ère place qu’ont la performance et la compétition dans l’entreprise, et redonner du temps aux employés : Si l’individu est devenu la ressource de l’entreprise, il n’y a pas si longtemps, elle était un lieu important de son épanouissement. Aujourd’hui l’économie de marché créé plus de souffrance humaine. Le stress ou la dépression sont les 1ers signes d’une mauvaise santé de l’entreprise et cela lui coûte de plus en plus cher.

2- La responsabilité sociale et communautaire

La stratégie de développement de l’entreprise devrait se penser avec les composantes de son environnement direct et non pas sur son seul objectif de profit financier : Si une entreprise créé de l’emploi, elle devrait tenir compte également de sa responsabilité écologique, familiale, éducative, comme sur le temps de transport de ses employés. Elle devrait investir aussi pour la communauté, comme de participer au financement des écoles ou des transports par exemple.

3- La production contrôlée

Produire moins et de meilleure qualité et redonner plus de place au service d’entretien. Développer sans cesse de nouveaux produits n’a jamais été la meilleure solution : c’est la plus facile. Le produit ne peut pas à lui seul, produire du chiffre d’affaire, il manque le service après-vente. C’est la 4ème piste

4- Le service complet

Il est incroyable aujourd’hui que réparer un produit coûte plus cher que d’en acheter un neuf ! En remettant en place ce service, il y aura moins de pollution, mais aussi des créations d’emplois. Prendre du temps avec ses clients : trop d’entreprises ont pour seul objectif de vendre le maximum de produit en occultant le conseil et le suivi. C’est oublier qu’un client bien servi est un client fidélisé.

5- Le profit mesuré

Au risque d’être perçu comme idéaliste, le profit rapide et unilatéral de l’entreprise n’est pas sain et de plus inutile. Gagner de l’argent pour ses besoins et pas plus, est plus juste que d’amasser des richesses. Un actionnaire devrait penser à la santé communautaire. Celle-ci le lui rendra.

6- Stopper la spéculation

La crise financière actuelle n’est pas une surprise pour les financiers, et preuve en est, car ce n’est pas eux qui payent. La spéculation, le gain financier facile et rapide n’est pas une production, ni un marché. C’est un jeu… dangereux, qui va à l’encontre de l’économie de marché et la domine. La bourse gère la production, alors que cela devrait être l’inverse.

Je ne considère pas ces pistes comme des recettes utopistes, mais comme une première étape du changement des mentalités. Le profit facile d’aujourd’hui n’a pas été l’élan de la communauté, mais de l’initiative de quelques personnes, et remettre la société et l’humain au centre du marché, c’est redonner au profit tout son sens.

Trois acteurs peuvent aider à ce changement : les politiques, le chef d’entreprise et les médias. Et c’est certain, le grand public suivra.

Lire le début de cet article : Le profit ne fait plus recette



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