Le marché financier et les moutons de Panurge

Le marché financier et les moutons de Panurge

Le marché financier et les moutons de Panurge

Contrairement aux idées reçues, la valorisation du marché financier est stable. En effet, si nous prenons les sociétés composant l’indice boursier du CAC40, et si nous les valorisions chaque année en fonction de leurs cash flow futurs actualisés au même taux d’intérêt, leur valeur serait régulière, en opposition totale avec les mouvements chaotiques de la Bourse.

En effet, lorsqu’une valorisation du CAC serait selon cette méthode de 4500 points, le marché peut être aussi bien à 3000 points qu’à 7000 points selon de nombreux critères, comprenant essentiellement l’absence de culture économique et financière de la plupart des acteurs (gérants de certaines sociétés de gestion, agents généraux et courtiers en assurance, conseillers bancaires, notaires, experts comptables…).

Posez ces quelques questions simples à ces acteurs qui sont censés gérer votre argent, et étudions ensemble leur réponse…. :

  • Qui est Benjamin Graham ?
  • Qui fixe les taux d’intérêts à court terme et à long terme ?
  • Quelle est la définition de la prime de risque ?
  • Comment détermine t-on des capitaux propres ? (doit-on par exemple les diminuer des écarts d’acquisition ?)
  • Qui sont DNCA, Financière de l’Échiquier, Carmignac, CCR, Tocqueville ?

Actuellement, les fonds dits flexibles connaissent une progression rapide, ce qui signifie que les acteurs du marché financiers font gérer votre épargne par certains gérants de sociétés de gestion, car ils se déclarent ou sont incompétents. MAIS, les gérants ont une vision à court terme, et votre épargne est investie à long terme, donc ce n’est absolument pas approprié (et je n’évoque pas le conflit d’intérêt évident pour ces gérants qui sont rémunérés sur leurs résultats à très court terme et qui font du day to day trading….).

Deux méthodes éprouvées de gestion de portefeuille

Le plus efficace est de confier la gestion  de son portefeuille à un intervenant disposant d’une vision macro-économique, et gèrant les portefeuilles de ses clients selon des méthodes historiquement et scientifiquement éprouvées.

La première, est la différence entre la valorisation boursière et les capitaux propres des entreprises ; cette méthode a été largement utilisée par Benjamin Graham (celui qui a appris à Warren Buffet à acheter des entreprises !). En effet, lorsque la valorisation boursière est équivalente aux capitaux propres, cela signifie que le marché ne prend pas en compte les résultats futurs de ces entreprises. C’est ce que l’on appelle souvent la valeur à la casse. Croyez vous réellement que Vivendi, Lafarge, GDF Suez, Sanofi, Saint Gobain, Axa, PPR….ne dégageront aucuns résultats bénéficiaires à l’avenir ?

La deuxième méthode utilisée est la prime de risque du marché actions, c’est-à-dire la différence de rendement entre un placement obligataire et un placement en actions. Cette prime est historiquement proche de 4,50% en France, lorsque le marché financier est valorisée à son « juste » prix. Lorsque cette prime approche 6% comme actuellement, cela signifie que le marché financier est faiblement valorisé, puisque le rendement obtenu est important. Par conséquent, les investisseurs achèteront des actions jusqu’à ce que la prime revienne autour de 4,50%, puis même vers 3% ce qui s’appellera alors de la spéculation.

Ainsi, gérer un portefeuille, un PEA ou une assurance vie, doit être fait par un professionnel maîtrisant parfaitement ces éléments, et ne peut pas s’apprendre seulement avec le Journal des Finances, Investir ou Mieux Vivre Votre Argent !



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