Marketing et développement durable ?

Eolienne - credit : saavem

Eolienne - credit : saavem

Nous avons réfléchi à la confrontation de ces termes, et nous sommes convaincus que le marketing a un rôle pivot. Cet article d’ouverture a pour objet de poser quelques fondamentaux, à chacun d’y réfléchir pour venir nourrir la réflexion de notre communauté.

Une entreprise peut-elle se permettre d’ignorer des courants forts comme celui du développement durable ?

Marketing stratégique et développement durable :

Quelle que soit sa taille, une entreprise doit adopter une ligne de conduite forte, c’est son positionnement. Elle le construit à partir de ce qu’elle est et qui sera le plus en cohérence avec ce qu’attendent ses clients potentiels.
Le marketing a pour mission d’alerter sur la nécessité de recadrer des valeurs obsolètes ou inadaptées et d’alimenter les dirigeants en informations pour leur permettre de se réajuster.

Marketing produit et développement durable :

Le marketing est chargé de veiller que toutes les étapes du processus, de la conception du produit à son recyclage en passant pas sa commercialisation, soient en cohérence avec les valeurs de l’entreprise et en phase avec son marché.
Si le marché réclame aujourd’hui des « produits éthiques », des produits qui prennent en considération les préoccupations de développement durable, alors c’est de la responsabilité en premier lieu du marketing, d’alerter sur ces préoccupations et de proposer des solutions en cohérence avec l’ensemble de l’organisation.

Marketing opérationnel et développement durable

Marketing et développement durable

Marketing et développement durable

Un marketing opérationnel qui s’inscrit dans le développement durable c’est avant tout un marketing qui apprend à s’adresser aux bonnes personnes avec le bon discours et les bons outils. Il respecte les interlocuteurs sans les « sur solliciter », ni les envahir.
Il est évident que la concurrence oblige très souvent, pour rester dans la course, à proposer des solutions toujours plus éblouissantes. N’est pas aussi de notre responsabilité, hommes et femmes de marketing de réfléchir à trouver de nouvelles voies pour sortir du « toujours plus » ?

Marketing communication et développement durable

Enfin, la communication est souvent passée au pilori, accusée de récupératrice d’un mouvement qui fait vendre… pour vendre encore plus. Vaut-il mieux communiquer développement durable et se faire taxer de récupérateur mais participer à générer une prise conscience collective, ou agir sans bruit ? Il n’y a certes pas une réponse unique à cette épineuse question, mais il faut certainement se la poser.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Une entreprise peut-elle se permettre d’ignorer des courants forts comme celui du développement durable ?

Vous pratiquez beaucoup d’autres visages du marketing comme le marketing viral, la guerilla marketing, le wait marketing, le marketing expérentiel, le marketing alternatif, le e-marketing, le marketing mobile, l’undercover marketing… et bien d’autres encore ! Vous aimeriez nous faire part de vos expériences et de vos doutes sur ce thème et témoigner dans cette rubrique ? Nous attendons vos réactions !



4 commentaires

  1. avatar

    Beatrice K

    17 novembre 2008 at 19:06

    Le marketing semble trouver avec le durable une nouvelle avenue de croissance… Durable ?
    Alors, alibi ou réelle implication ? Le durable n’est-il pas, pour le marketing, une forme de greenwashing ?
    Personnellement, je pense que c’est encore le (bon) sens commun qui va l’emporter, mettant à terme en péril les marketeurs.

  2. avatar

    Bénédicte Sanson

    18 novembre 2008 at 10:23

    Bonjour Béatrice,
    Qu’est-ce que le marketing ? C’est comprendre le besoin, les envies du consommateur pour ensuite lui proposer le produit qu’il attend. Si le consommateur souhaite des produits respectueux de la planète, le marketing doit-il se refuser à les concevoir ? Je n’en suis pas sûr… et si le consommateur n’a pas encore pris conscience de la nécessité de consommer différemment, les entreprises n’ont elles pas la responsabilité, elles de s’impliquer ? et je pense que c’est là la responsabilité du marketing.

  3. avatar

    Patrick Garcia

    19 novembre 2008 at 18:03

    bonjour, saviez-vous que les premières approches sur le sujet datent de la fin des années 70, on parlait alors de marketing « sociétal »; la notion d’intérêt du consommateur complète la simple recherche du besoin. On se préoccupe également du « bien être à long terme » du consommateur(exemple : cas de l’amiante dans les bâtiments, ou du plomb dans les canalisations métalliques). Dans le secteur automobile, L’Union des Annonceurs a rédigé un code déontologique début 80, par lequel les fabricants automobiles s’interdisaient d’exploiter la vitesse dans la publicité, en encourageant « aux impératifs de la sécurité routières »…
    L’impact du traité de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre,et les mouvements anti mondialisation ont declenché depuis 10 ans une vaste prise de conscience populaire des risques pour la planète et la santé; alors que faut-il consommer pour respecter notre santé et préserver l’environnement ????
    Pour ma part, j’ai travaillé pendant 5 ans sur l’argumentaire « environnement » dans le domaine du béton, ce qui à priori n’était pas simple comme vous imaginez ! Et pourtant, quel enjeu marketing face à une concurrence terrible entre les matériaux dits « naturels », ou « écolo ». Mais pour éviter de tomber dans la tarte à la crême dans laquelle beaucoup d’industriels sont tombés, faute d’arguments sérieux (c’est le revers de la médaille d’une communication trop hative et non préparée sur des arguments « com » à deux balle) la profession a décidé de communiquer « technique » en ayant recours à des méthodes aujourd’hui largement reconnues dans le monde, les ACV (analyses du cycle de vie des produits). Certes, cela coute très cher de bien se préparer techniquement à une communication crédible, et je n’entrerais pas dans le détail, mais je voulais attirer votre attention d’une part sur l’opportunité, voire la nécessité marketing de suivre les préoccupations des consommateurs sur ces questions, le marketing pouvant servir de cataliseur au niveau stratégique pour la définition des besoins, puis d’ambassadeur opérationnel pour une communication crédible. Le sujet reste grand ouvert !

  4. avatar

    JOSSE

    3 avril 2009 at 14:27

    Bonjour,

    Suite au salon MD Expo à Portes de Versailles cette semaine, je voulais faire part de mon enthousiasme quand au « marketing vert ». En effet, il y avait, pour la première fois me semble t’il, un véritable engouement pour le thème du développement durable et plusieurs exposants nous proposant des objets publicitaires recyclés ou biodégradables, ici un bilan carbone. Je dis Bravo, c’est le début d’une véritable évolution de notre métier dans un contexte de préservation des ressources naturelles. YOUPI

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