Le naming, c est bon pour Bibi !

Bibi, nom de l'appli fidélisation de Franprix : un naming efficace ?

Le naming a bien changé depuis que j’ai commencé à créer des noms de marque, il y a une vingtaine d’années car aujourd’hui tout le monde crée des noms : les agences de communication, de branding, de design, les agences digitales, les plate-formes de création en ligne, des free-lances et des particuliers. Des générateurs automatiques de noms offrent même ce service gratuitement. De nombreux tutoriels informent les créateurs de start-up de la démarche à suivre pour trouver leur nom. Qu’en résulte-t-il ? Des noms vite créés puis vite oubliés, souvent issus de copiés plus ou moins collés de noms déjà existants. L’immense majorité de ces nouveaux noms de marque finissent par se ressembler comme tout ce qui est accessible d’un simple clic. Demain, une plateforme de création avec un algorithme censé connaître parfaitement les consommateurs de la planète sera mise au point par des linguistes et des spécialistes de l’ IA, et nous bombardera de milliers de combinaisons phonétiques hasardeuses qui nous seront présentées comme le Graal du naming.

Alors, avant ce grand déluge de néologismes aseptisés, je tire mon chapeau, je salue et je souris à ce nom « BIBI » qui désigne l’appli de fidélisation de Franprix. Il m’interpelle, il m’amuse. De surcroît il est impactant graphiquement. Il incarne le naming, inventif, créatif à la française. Dire qu’il se démarque des noms de programme de fidélisation est un doux euphémisme, c’est en effet le premier que je remarque, il est donc diablement efficace ! Je félicite donc les auteurs de ce choix décalé et leur prédis un succès à la hauteur du risque qu’ils ont pris. N’oublions pas que le principe (le profit, c’est la rémunération du risque) vaut pour le management comme pour la communication.

Merci Bibi de nous le rappeler avec humour.

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Fondateur de l'agence Malt. Profil de Jacques Seidmann et articles publiés.


1 commentaire

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    Serge-Henri Saint-Michel

    3 avril 2019 at 18:39

    Expérience vécue ce matin chez Franprix. Déplorable passage en caisse. Je tends ma carte de fidélité après avoir payé : « monsieur, vous venez de payer, c’est pas possible d’accepter votre carte de fid ». Cela m’énerve, évidemment.
    La fidélisation passe par le terrain. Pas uniquement par des cartes ou par des applis. La puissance du naming doit s’incarner non seulement dans le discours de la marque, mais aussi dans le comportement de ceux qui l’incarnent. Sinon Bibi se transforme en Gogo.

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