Portefeuille de titres boursiers : sélectionner les actions pertinentes

Portefeuille de titres boursiers : comment sélectionner les actions pertinentes ?

Un grand nombre d’investisseurs gèrent leurs titres au sein d’un compte titres ou un PEA. Cette gestion est essentiellement faite en fonction de critères purement émotionnels, et souvent en lisant des hebdomadaires financiers, lesquels utilisent eux-mêmes les notes d’analystes financiers (communément appelées notes de brokers).

Portefeuille de titres boursiers : comment sélectionner les actions pertinentes ?

Portefeuille de titres boursiers : comment sélectionner les actions pertinentes ?

Par conséquent, l’allocation initiale et les arbitrages ne sont pas souvent réalisés de manière appropriés, ce qui entraine des performances décevantes.

Je suis souvent étonné de constater le manque de diversification réelle (devise, secteur….) et donc le risque pris sur quelques titres par ces investisseurs. En outre, peu d’investisseurs connaissent les principes de base d’une gestion de titres, comme la prime de risque ou la relation capitalisation boursière/valeur des fonds propres par exemple, et donc de notions plus complexes comme le calcul des fonds propres lorsque les écarts d’acquisition sont importants ou la moyenne historique de la prime de risque. En général, ils connaissent à peine le PER en notion statique, ce qui n’est pas selon moi un critère déterminant dans le choix d’un titre.

Je trouve également étonnant de constater qu’un nombre significatif de professionnels ne connaissent que très peu ces notions essentielles (et se réfèrent également uniquement au PER), et ceci se répercute naturellement dans les conseils fournis par les magazines financiers évoqués : hypothèses fausses = résultats faux.

Écarts capitalisation boursière / fonds propres

A titre d’exemple, depuis des années, je préconise Casino à Carrefour dans le secteur de la distribution en France pour un certain nombre de raisons fondamentales. Depuis des années également, je préconise Korian par rapport à Orpea, en opposition avec la plupart des magazines financiers et d’un grand nombre d’analystes financiers.

Dans la situation actuelle, ceci s’avère encore plus pertinent. Je retiendrais 2 critères fondamentaux :

  • La capitalisation boursière par rapport aux fonds propres, notion si chère à Benjamin Graham (celui qui a appris la finance à Warren Buffet !)
  • La rentabilité

Actuellement et bien que l’action Orpea ait dégringolé de 29% en 2011(contre 17% pour Korian), sa capitalisation boursière est toujours supérieure à ses fonds propres et sa rentabilité est estimée à moins de 1% en 2011 (dividende estimé/cours de l’action).

Korian a une capitalisation boursière de 450 millions d’euros contre des fonds propres de 721 millions, soit une décote de 37% sur sa « valeur à la casse », et sa rentabilité est estimée à 4,80% en 2011. Je peux donc affirmer que la valeur est massacrée alors que ses perspectives sont excellentes.

Naturellement, d’autres critères peuvent inciter des investisseurs à choisir l’une ou l’autre de ces sociétés. Toutefois, lorsque l’on voit l’écart entre leurs capitalisations boursières et leurs fonds propres respectifs, l’écart de rentabilité et l’importance du dividende sur la performance des actions sur longue période, je choisis Korian sans aucune hésitation comme j’ai choisi Casino face à Carrefour. Et vous ?



9 commentaires

  1. avatar

    bleines

    26 novembre 2011 at 19:23

    Aujourd’hui en lisant le magazine Le Revenu, l’un des magazines évoqués dans mon article, la préconisation sur Korian est de vendre le titre. CQFD : hypothèses fausses = résultats faux…..Naturellement, aucune allusion de l’auteur sur la décote sur les fonds propres (40% actuellement), ni sur la rentabilité de 5% qui est pérenne, ni sur la visibilité des résultats et de la volonté exprimée du management d’atteindre 1 milliards de chiffre d’affaires dès cette année. Uniquement des faits sans analyse approfondie.

  2. avatar

    bleines

    1 décembre 2011 at 9:30

    « L’immobilier est une valeur refuge », la phrase marketing qui tue, ce matin c’est celle du DG de Pierre & Vacances, mais lorsqu’on lui demande si l’immobilier va baisser, son hésitation montre qu’il en est persuadé comme les autres promoteurs….La baisse de l’immobilier sera liée à la hausse des taux d’intérêt à long terme comme je l’ai également souvent indiqué …..L’immobilier n’est pas plus une valeur refuge que l’Or (voir mon article précédent sur l’immobilier), cela dépend de la période d’investissement et de son prix.

    La diversification est mon maitre mot, mais les agrégats montrent que certains actifs sont actuellement surévalués comme l’immobilier et d’autres sous-évalués voire massacrés comme les Actions. L’immobilier bénéficie de l’effet de levier (l’endettement) mais la plupart des acquisitions réalisées actuellement par les particuliers dans l’immobilier ancien, a un rendement (Taux de rendement interne) équivalent ou inférieur au coût de la dette, donc sans création de valeur.

  3. avatar

    bleines

    3 décembre 2011 at 16:10

    Cette semaine (3 décembre 2011), le magazine Le Revenu conseille de vendre l’action Sequana. Actuellement, la capitalisation boursière de Sequana est de 157m d’euros contre des capitaux propres de 814m, un rendement estimé de 18%.

    Il y a environ 3 ans, ce même magazine conseillait l’action à l’achat notamment en se basant sur une capitalisation inférieure aux fonds propres, alors que le cours de l’action valait plus du double que le cours actuel.

    A l’époque, j’avais envoyé un courriel au rédacteur en chef et auteur de l’article pour lui expliquer que la décote sur fonds propres pouvait être justifiée lorsqu’une société fait des pertes ou/et que sa visibilité sur son existence est faible. je n’avais reçu aucune réponse de sa part.

    Cet exemple est caractéristique de mon article et de la démarche des magazines « financiers ». Si vous avez suivi sa recommandation, non seulement vous avez perdu plus de 50% de votre investissement, mais ce même magazine vous conseille de vendre, ce qui signifie qu’il pense que le cours va encore baisser…..

  4. avatar

    bleines

    4 décembre 2011 at 0:05

    …..Ce même magazine indique un objectif de cours de 20 euros sur GDF Suez, alors que le cours actuel est de 20,88 euros, la décote sur fonds propres est de 33% et le rendement de 7,2%, sachant que ce rendement est pérenne notamment car une grande partie de l’activité du groupe repose sur des tarifs régulés du transport et distribution de gaz et d’électricité.

    Etant donné une décote énorme et tout à fait injustifiée, et un rendement (dividende) très important, la valeur est clairement massacrée et sur le long terme (ce qui est l’objectif de tout investisseur en actions), un objectif de cours de 20 euros est complètement inaproprié.

  5. avatar

    bleines

    5 décembre 2011 at 19:03

    Quelle pertinence ce magazine financier. Non seulement il a fait perdre plus de 50% à ceux qui ont investi dans l’action Sequana mais il conseille de vendre, et l’action a augmenté de 10,09% aujourd’hui. Ca c’est du conseil
    :-) )

  6. avatar

    bleines

    17 décembre 2011 at 17:26

    sur ces mêmes ondes, le journaliste « économique » critiquait les crédits d’une durée de 30 ans ou plus. Pour votre information, la durée de détention d’une résidence principale en France est de 7 ans en moyenne, et même de 5 ans à Paris. Par conséquent, que le crédit soit sur une durée de 20 ou 35 ans a peu d’impact, puisque durant les premières années, l’emprunteur ne paie que les intérêts.

    Toutefois, les crédits sur longue période peuvent permettre à des individus d’acquérir un bien immobilier, ce qu’ils ne pourraient pas faire autrement. En outre, lorsque ce bien est décoté (si c’est une affaire), emprunter sur 35 ans à 5% en taux fixe est une aubaine.

    Ce n’est pas la durée du crédit qui est le critère important car personne ne détiendra un bien immobilier durant 30 ans. l’important, c’est le coût de l’acquisition : est-ce que les prix de l’immobilier sont en bas ou en haut de cycle ?

  7. avatar

    bleines

    26 décembre 2011 at 13:22

    Dans Investir/Journal des Finances du 24/12, enfin ce magazine préfère Casino à Carrefour. Cela fait 5 ans que je privilégie le premier.

    Dans leur analyse, ils indiquent toutefois que les PER sont équivalents entre les deux sociétés. Ils oublient totalement la comparaison entre capitalisation boursière et capitaux propres.

    Carrefour capitalise 11,5 milliards€ contre des capitaux propres de 10,5 milliards€ (alors que le titre a perdu la moitié de sa valeur en 2011) , alors que Casino capitalise 7 milliards€ contre des capitaux propres de 9 milliards€, sachant que la capitalisation n’a perdu que 13% en 2011.

    Par conséquent, alors que Casino a une croissance plus importante, sa capitalisation boursière est inférieure à sa valeur à la casse. Pour Carrefour, c’est l’inverse, cherchez l’erreur !

    Sur longue période, le cabinet Ricol & Lastérie a établi un ratio de 1,5 fois les capitaux propres pour les valeurs du CAC40.

    C’est principalement sur cette décote anormale que je recommande cette valeur depuis 5 ans, et pas sur un PER statique.

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    bleines

    29 décembre 2011 at 10:15

    Mon commentaire fait le 3 décembre (cf supra) est d’autant plus d’actualité que le magazine Le Revenu conseillait de vendre le titre Sequana. Ce titre a augmenté de +42% en 5 jours, donc si vous n’êtes pas encore convaincu qu’il ne suffit pas d’acheter des magazines soi-disants financiers pour gérer son portefeuille……..

  9. avatar

    fashionbel

    29 octobre 2013 at 9:05

    très intéressant ce parcours ! je suis encore débutant, mais avec de la motivation. Que proposez vous d’acheter comme magazine pour bien s’en sortir ? Ou des astuces pour m’améliorer rapidement. merci

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