La télévision 2.0 vue par MediaMind

La social TV, on ne peut plus y couper. Pas une émission de télévision sans des @ ou des # affichés à l'antenne. Après la TV connectée l'année dernière, c'est désormais la social TV qui est la star des colloques...

Taille du parc des télévisions 2.0, stratégie des acteurs et facteurs clé de succès,  développements commerciaux… La position en exclusivité de Thomas Bremond, VP International au sein de DG MediaMind.

A quelle taille estimez-vous le parc de télévisions connectées en France ?

Dossier Télévision connectée, TV 2.0, interview deThomas Bremond, VP International au sein de DG MediaMind

Dossier Télévision connectée, TV 2.0, interview deThomas Bremond, VP International au sein de DG MediaMind

Nous considérons un téléviseur connecté comme donnant accès a des programmes et contenus disponibles depuis des serveurs de streaming, des opérateurs ou détenteurs de droits. Donc nous considérons que le parc des TV capable d’offrir des services de ce type est d’environ 12 millions en France. Sachant que beaucoup de téléviseurs ayant la possibilité d’être connecté directement à ces services continuent à l’être seulement via l’intermédiaire des services proposés par un opérateur ADSL (i.e : une box)

Quelle sera sa progression en France dans les 3 années à venir ?

Le parc des téléviseurs connectables croit de manière intense à un rythme d’environ 100,000 unités vendues par mois. Cependant, ces téléviseurs restent la plupart du temps connectés à la box des opérateurs et non en OTT directement. Tant que les services disponibles n’auront pas une valeur ajoutée par rapport à ceux offerts sur les box, alors les utilisateurs n’auront aucune motivation à « couper le cordon ».

Quels seront les drivers du décollage des audiences ?

Nous avons en France un positionnement unique puisque les français reçoivent (de façon majoritaire) la TV d’une ou deux façons ; via la TNT ou via un opérateur ADSL, Câble ou Satellite.

Les opérateurs ADSL ayant déjà connectés plus de 8M des foyers, il reste un parc de 22M de foyers à convertir à la télévision connectée. Le driver dans les années à venir consiste donc à offrir un accès simple et peu onéreux au réseau avant de pouvoir parler programmation etc…

Quels objectifs poursuit MediaMind marque sur ce marché ?

Thomas Bremond, VP International au sein de DG MediaMind.

Thomas Bremond, VP International au sein de DG MediaMind.

Chez DG MediaMind, nous avons un objectif simple. La publicité a toujours permis de financer la gratuité du net dans son ensemble. Nous pensons que l’arrivée des formats de publicité vidéo sur les TV connectables permettra à terme de construire des modèles innovants pour les éditeurs et autres opérateurs leur permettant de déployer un réseau de qualité vers les foyers pas encore connectés. Aux US, Google a pris le parti de financer lui-même son réseau avec des tests dans certaines villes. Sans aller jusque-là car nous n’avons pas la même puissance financière et le même positionnement, nous pensons pouvoir aider les éditeurs à mettre en place une offre publicitaire vidéo plus interactive que sur les canaux linéaires traditionnels, en utilisant par exemple les formats VPAID.

Notre différence et notre valeur ajoutée viennent aussi de notre positionnement stratégique et de notre offre, qui couvrent aujourd’hui le spectre complet de la gestion des campagnes de publicité multi-écrans. L’offre de DG MediaMind permet non seulement aux annonceurs de déployer leurs campagnes sur la télévision connectée, mais également de l’intégrer dans une stratégie multi-écrans globale et cohérente.

En télévision connecté, le support qu’est la TV ne s’effacera-t-il pas au bénéfice des contenus ?

Effectivement, mais avant que la télévision connectée offre de vrais programmes ou services différents du linéaire, il faut que le parc d’audience soit suffisamment déployé. Encore une fois, c’est une question de connectivité et de modèle économique. Le contenu de qualité viendra toujours n complément d’une audience qualifiée et importante.

Dans ce mouvement, quelle sera la place laissée à la publicité ?

La publicité apportera un financement important au déploiement de cette infrastructure.

Quelle forme prendra-t-elle ? Quelles opportunités pour les marques ?

La question est compliquée. D’un côté, les éditeurs historiques voudront conserver leur part de marché en proposant des modèles innovants mais conservant un modèle de GRP classique autour de leurs programmes phares, et surtout voudront conserver la puissance du spot de 30s alors que les nouveaux entrants voudront implémenter un modèle proche de celui du digital (ciblage, etc…). Nous pensons que les marques seront les grands bénéficiaires de ces nouveaux modes de diffusion avec des audiences plus qualifiées, mais qu’elles devront penser Vidéo dans son ensemble et non support (TV ou Digital).

Quels seront les facteurs clés de succès des compétiteurs sur ce marché de la publicité à la télévision 2.0 ?

Le discours de rigueur aujourd’hui semble vouloir indiquer que les acteurs devraient prendre exemple sur le digital, ses données, son potentiel de ciblage etc… mais nous pensons que pour qu’une campagne soit bénéfique pour l’annonceur, il faut avant tout que l’utilisateur soit engagé par du contenu de qualité.

Un article de notre dossier Télévision connectée, télévision 2.0

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(c) Ill. : Smart TV – Shutterstock

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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