Le discours « ressources humaines »

Discourir et échanger ?
Discourir et échanger ?

Discourir et échanger ?

Le discours des « ressources humaines » est un double discours qui fonctionne un peu comme cet adage qui nous précise qu’ « un train peut en cacher un autre » sauf que dans cette histoire de train, de deux trains suggérés, on ne sait jamais vraiment lequel cache l’autre.

Les ressources humaines : un discours sur l’aspect institutionnel de l’entreprise

Il y est question d’une nécessité économique, politique et sociale qui confronte chacun d’entre nous à vendre son énergie pour vivre, sachant que nous sommes tous inégaux individuellement et socialement devant cette nécessité. De ce lieu, l’entreprise y est vue comme la forme institutionnelle que prend l’activité humaine de production et de répartition des richesses.

Les ressources humaines : un discours sur les aspects organisationnels

Dans le même temps, les ressources humaines sont aussi un discours sur les aspects organisationnels de l’entreprise, tourné vers la réalisation de son action et sur sa fonction d’organisation de l’économique et du social sachant que la dimension organisationnelle recouvre :

  • la mise en œuvre concrète d’une action collective de façon méthodologique et rationnelle dirigée vers un but de production de biens et d’argent
  • … et se trouve, dans le même temps, être le support d’une organisation sociale c’est-à-dire de l’organisation rationnelle des places occupables et occupées dans l’ensemble social par chacun.

La question du sens est à l’articulation de ces deux discours, de la même manière que le sens surgit de « l’entre » des deux trains dont l’un peut cacher l’autre.

Vers la « socialité d’entreprise »…

La question des ressources humaines pourrait alors n’être que la métaphore ou encore le signe qui rend perceptible l’existence de cette articulation qui est problématique et de la difficulté de notre époque à la réaliser de façon à peu près équilibrée. A contrario, la mise en lumière d’un discours ressources humaines, abstrait, modélisant, serait concomitant d’une mise en ombre de ce qui pourrait produire un discours sur ce qui fait sens entre des personnes confrontées à un faire ensemble sous les contraintes organisationnelles qui sont les leurs.

Au bruit assourdissant de la thématique des ressources humaines répondrait le silence éloquent de ce que l’on pourrait dénommer « la socialité entreprise ».



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