Santé et pharmacie : Bénéfices financiers mais déficit d’image pour les laboratoires

Santé et pharmacie : Des bénéfices financiers mais un déficit d'image pour les laboratoires pharmaceutiques

Une bonne santé financière est une chose, mais à quoi bon être en bonne santé si on ne nous aime pas ?

Voilà ce que vivent les laboratoires aujourd’hui. Une question se pose alors : comment inverser la tendance et tenter de reconquérir le cœur des consommateurs français ? L’industrie pharmaceutique Française est un secteur dynamique en pleine croissance qui réalise des chiffres d’affaires impressionnants, les français figurant parmi les plus gros consommateurs de médicaments au monde. Tout va bien dans le meilleur des mondes me direz vous.

Pas vraiment, à y regarder de plus près il y a bien quelque chose qui ne va pas… mais quoi ?

Les laboratoires engrangent des bénéfices colossaux, la recherche et développement se porte à merveille et les français consomment de plus en plus de médicaments.

Les Français! Là le problème. Que pensent-ils de ce secteur et de ses acteurs ?

Quelle image on t’ils de ces grands groupes qui les abreuvent de substances médicamenteuses lorsque le besoin se fait ressentir ?

Tremblez laboratoires ! Les français ne vous aiment pas ! Peur de l’inconnu, manque d’information ou sentiment d’êtres considérés comme des « tiroirs caisses »…

Bien que conscients des avancées thérapeutiques et de l’amélioration de leur quotidien qu’apportent les laboratoires, les français en ont une image négative.

De scandale en scandale, l’industrie pharmaceutique essuie les plâtres

Le français connu comme râleur, contestataire ne peut s’empêcher d’avoir un avis sur tout mais dans ce cas la faute est partagée.

Certes, le secteur de l’industrie pharmaceutique est régi par une réglementation drastique en matière de communication, empêchant les acteurs de se construire une image de marque forte en vue de développer de l’agrément envers leur public. Mais les médias, eux peuvent communiquer et le sensationnel nourri l’audimat, de scandale en scandale, l’industrie pharmaceutique essuie les plâtres. Manque de transparence, image de groupuscules occultes tentaculaires, apparition de nouvelles maladies dites « de confort », stress, troubles érectiles voilà ce que le français retient. « On en veut toujours plus à mon argent ! ».

Rien n’est perdu, des alternatives existent encore faut-il les saisir.

Faire vivre une expérience au public, nourrir la relation marque consommateur en racontant une histoire dont il est le héros

Puisque les voies de communication traditionnelles sont hors de portée, entendons par là les médias grand public, les laboratoires seront contraints d’emprunter des chemins parallèles.

Les objectifs sont doubles, améliorer l’image certes mais avant tout développer la notoriété quasi nulle aujourd’hui. Le grand public est sensible à ce qui le touche, à l’attention qu’on peut lui porter. Alors qu’attendent les laboratoires pour faire un geste démonstratif et se dévoiler au public ?

Il s’agit de marquer les esprits et de faire parler de soi au positif. Certes les relations publiques œuvrent dans cette direction mais bien trop souvent vis-à-vis d’une cible professionnelle ou institutionnelle. Il faut agir en direction du grand public de manière directe et impactante.

D’un côté la recherche, les nouvelles technologies et les sciences médicinales ont de quoi passionner et de l’autre nous sommes en plein boom de l’expérientiel.

Faire vivre une expérience au public, nourrir la relation marque consommateur en racontant une histoire dont il est le héros, voilà une démarche exploitable.

L’idée tient en quelques mots, de nombreuses marques montent des expositions thématiques, prévention, démonstration, show room, tout les prétextes sont bons pour faire parler de sa marque. Les laboratoires ont une dimension scientifique et technologique formidablement porteuse dans une logique immersive. Les différentes étapes de la recherche et de l’élaboration d’un médicament représentent autant d’ateliers et d’activités ludiques et informatives à simuler et à faire vivre au public dans le cadre d’une exposition.
Par ailleurs, les nouvelles technologies et techniques dédiées à l’évènementiel immersif, écrans tactiles, douches sonores et consorts offrent aujourd’hui des possibilités extraordinaires en matière d’exposition participative. Au-delà d’informer et d’impliquer le public, l’objectif est de maximiser les retombées médiatiques pour une fois positives.

Les laboratoires se doivent de communiquer intelligemment en jouant sur la transparence et le partage de l’information afin de montrer un côté plus humain, plus abordable en ouvrant les portes de leur univers au grand public.

Assurer une présence à l’esprit, faire en sorte que le consommateur se souvienne de sa marque, du nom de son laboratoire en communiquant avec légitimité et humilité. Point de démagogie, de l’information et du partage de savoir tel est la voie à suivre.

A défaut de médias, soyez expérientiels !

Auteur : Fabien Cabrol

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