« Démissionner » un salarié du service Marketing, par SuperSWOT

Salarié piré de démissionner - credit : bigevil600
Salarié piré de démissionner - credit : bigevil600

Salarié piré de démissionner - credit : bigevil600

Moi, SuperSWOT j’ai assisté à de très nombreux entretiens, planifiés ou non entre des marketeurs et leurs hiérarchiques du service marketing.

Mon triste constat est que, souvent, le management des salariés est épaulé par la peur et la pression. Pas seulement en Alsace.

Penchons-nous sur les ressorts & moyens utilisés pour pousser à la démissions les marketeuses et marketeurs en poste dans un environnement très changeant, non pour nous insurger contre des méthodes utilisées aussi envers d’autres services que le Marketing, mais pour témoigner de la douleur subie par tous ceux qui en sont victimes.

D’ailleurs, n’hésitez pas à apporter vos témoignages sous forme de commentaires en bas de ce billet ou en m’envoyant un mail, à moi, SuperSWOT, en toute confidentialité.

Pourquoi chercher à “démissionner” un salarié ?

  • Parce qu’une séparation amiable est coûteuse pour l’entreprise ; il est plus économique de pousser le salarié au départ !
  • Parce qu’un salarié mal à l’aise est fragile donc docile ; surtout dans un environnement professionnel difficile !
  • Parce que manager c’est surtout régner ; et régner, c’est être injuste, autocrate & peu éclairé ! Comme toute stratégie Marketing, la démission provoquée s’anticipe (nous nous situons donc bien en amont des entretiens annuels d’évaluation) et nécessite le passage d’une double lame…1ere lame: la psychologie
  • Travailler la proximité en disposant d’informations personnelles : situation de famille, loisirs…
  • La famille révèle la dépendance d’un individu. Jouer sur l’image que cette personne pourrait donner dans sa famille. C’est une femme ? Son ménage n’a certainement pas les moyens de se “payer” un licenciement. Un homme ? Le magnifier dans son rôle de soutien de famille, lui montrer que l’entreprise ne l’a jamais lâché et que la relation entreprise / salarié est comme un lien père / enfants ; il comprendra…
  • Noter ses travers et ses défauts mais aussi ses qualités (pour les ignorer).
  • Relire le dictionnaire des symboles, particulièrement les couleurs. Habillé(e) en noir : triste ! En jaune : voyant ! En vert : trop militant ! En blanc : c’est vrai que ça affine
  • Surveiller son comportement. La bonne humeur est louche et révèle une légèreté, loin de la “gravitude” nécessaire à un travail de qualité. Sérieux ? Le sérieux est louche car il signe un manque évident de créativité et un faible esprit d’équipe (qui voudrait avoir un “sérieux” dans sa team ?). Il déjeune avec ses collègues de même niveau hiérarchique ? Il s’enferme sans échanger ! Il descend au restaurant d’entreprise avec son équipe ? Il se s’ouvre pas aux autres services ! Il est à table avec une collaboratrice ? Elle est mariée, pourtant ! Avec un(e) cadre plus chevronné ? Un intriguant !
  • Etre transparent (en surface). “On se connaît bien tous les deux, on ne va rien se cacher”. C’est ainsi que la première barrière tombe. Les pleurs n’en seront que plus rapides.
  • Ausculter avec quelles personnes votre salarié(e) du Marketing travaille. Un homme travaillant avec une femme ? “Elle t’a tapé dans l’oeil ! Tu ne peux être objectif”. Une femme travaillant avec un homme ? “il t’a promis quoi ?”. Ne pas hésiter à être vulgaire, trivial car cela n’apporte. C’est justement parce que cela n’apporte rien qu’il faut être vulgaire ! (le respect de ce principe consistant à ramener tout discours à des considération pécunaires ET sexuelles).2eme lame : l’administration
  • Relire le contrat de travail du salarié Marketing et y repérer les objectifs non atteints, les mois de préavis plus longs qu’estimés par le salarié, la présence de clause de non-concurrence…
  • Se pencher sur son salaire, en particulier sur tous les coûts qui y affèrent. Mélanger attentivement sur son salaire net, les avantages grassement accordés et le coût total pour l’entreprise ; relever tous les salaires correspondant à la même fonction que la sienne mais situés à des niveaux plus bas. Lui signifier ainsi qu’il est favorisé. Et comme personne n’aime dire aux autres qu’il gagne plus… L’amener à justifier son salaire ; travaille-t-il vraiment deux fois plus que son collègue payé deux fois moins ? Si, vraiment, rien n’y fait, menacer d’afficher les salaires en salle de réunion.
  • Noter l’adresse de son domicile. Il habite loin ? Il sera souvent en retard (même si vous ne savez pas quels jours, c’est statistique !). Il est domicilié à côté de l’entreprise ? Il aura du mal à trouver un travail si proche et si confortable… Ne pas hésiter à appuyer la note avec un argument tenant aux enfants (voir Lame 1, 1)
  • Compter ses jours d’absence non justifiés (ils sont non justifiés à partir du moment où vous n’étiez pas au courant)
  • Rassembler toutes ses réalisations, livrables, échanges de mail internes et ceux dont vous étiez en copie. Relever tous les points anodins pour tous mais qui, mis bout à bout et ajoutés au comportement du salarié, à son salaire, révéleront son manque de sérieux, d’anticipation, de responsabilité, d’autonomie… (possible cumul les motifs)
  • Relire son CV. Elle (il) a fait des études ? Flattez ! Montrer au salarié qu’il possède une envergure que votre entreprise ne pourra lui permettre d’optimiser et de valoriser ! Elle (il) en a peu fait ? Flatter ! Lui montrer que l’entreprise a su lui révéler un certain potentiel (Moderato : un certain… ; insistez bien sur l’entreprise car le salarié n’est pas ce qu’il est grâce à son travail mais grâce à l’entreprise qui l’accueille).
  • De manière générale, tout prendre en notes et garder trace des correspondances. Ce servira de dissuasion puisque tout le monde a quelque chose à se reprocher…En somme,
  • Pourrissez-lui son présent. C’est ainsi qu’il ne pensera plus à l’avenir. Et que sont une marketeuse ou un marketeur sans perspectives ni prospective ?
  • Explosez-lui le moral à l’aide de mines antipersonnel. Pour qu’il ne s’éclate plus dans son boulot.
  • Cassez-lui les rotules de sa mobilité intellectuelle ; c’est lui retirer son outil de travail.Avec tout cela, il ne manquerait plus qu’il lui reste des idées…Lire la seconde partie du “bréviaire” rédigé par SuperSWOT qui aborde :
  • Les techniques à utiliser
  • Les effets recherchés
  • Les termes à ne pas entendre
  • Les termes à employer accompagnés d’adjectifs ou de gestes négatifs et dévalorisant


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