Crise de larmes ou larmes de crise ?

Credit : bobmorley
Credit : bobmorley

Credit : bobmorley

La crise est arrivée, tout le monde en parle… Même si, pour l’instant, elle n’est pas encore totalement installée dans la vie quotidienne des français.

2009 s’annonce comme une année mystérieuse et atypique…

Claude Guillemin, consultant : l inquiétude renforce la solidarité des donateurs

Claude Guillemin, consultant : "l'inquiétude renforce la solidarité des donateurs"

Que faut-il faire ? Comment faut-il l’aborder en matière de communication et collecte?

Lorsque la plus grave crise du secteur associatif a éclaté, fin 95, j’étais dans « l’autre » association, celle que tous les donateurs confondaient avec celle qui fut épinglée.

Et pourtant, en 1997 (2 ans plus tard), la marge issue de la collecte avait progressé de 33% par rapport à 96. Cette crise fut donc une opportunité de communication génératrice d’une collecte sans précédent, grâce au courage et au bon sens d’un président et de ses proches collaborateurs…

Quelle attitude faut-il donc adopter face à la crise prévisible en 2009 ?

3 solutions à disposition des stratèges associatifs

La première : « serrer les boulons, faire le dos rond… » Autant d’expressions pour ne pas avouer « j’ai la trouille, je serre les fesses, on ne pourra pas dire que j’ai mal fait puisque je n’ai rien fait… ».

La seconde : pour ne pas rester absent du marché, les prévisions 2009 peuvent être revues à la baisse (les baisses de rendement en prospection sont le double des baisses de rendement en fidélisation), mais demeurer globalement assez voisines de 2008. C’est probablement cette voie que suivront la majorité des conseils d’administration, suite aux conseils « prudents » des stratèges.

La troisième : considérer qu’il s’agit là d’une vraie opportunité, remettre tout en question, s’appuyer sur ses « points forts », oser !

Quels sont les points forts d’une association ou fondation ?

1/ L’inquiétude renforce la solidarité des donateurs. Certes, ils ont moins de moyens disponibles, mais plus d’appétence à donner de petits montants si « on » sait leur parler et les toucher « au cœur ».

2/ Se faire voir et entendre au milieu du silence. Le marché va se taire et la plupart des « concurrents » vont attendre des jours meilleurs pour s’exprimer. C’est donc une opportunité de parler pour ceux qui l’osent, et d’entraîner avec eux les donateurs qui auraient été tentés de soutenir d’autres associations dans d’autres circonstances.

3/ Briser les chaînes… Cette nouvelle donne est une occasion unique de proposer des innovations que les décideurs n’accepteraient certainement pas « en rythme de croisière ». Pour cela, 2 conditions au moins sont à réunir :
- S’appuyer sur les fondamentaux et les valeurs sures. Se focaliser sur l’objectif fondamental de l’association ou la fondation, le thème central de son combat, ce qu’il faudrait éradiquer pour que l’association puisse se dissoudre. C’est le motif principal du soutien des donateurs, celui qu’il faut mettre au centre de la communication.

- Déborder d’imagination pour engager des événements, des innovations, du « jamais vu » pour qu’au milieu de la tourmente, les donateurs se focalisent sur les points de mire exceptionnels que quelques associations du marché ne manqueront pas de leur présenter…

2009 sera une année formidable, car elle verra fleurir les idées les plus originales que le secteur caritatif n’ait jamais conçues.

Auteur : Claude Guillemin, consultant

avatar
L'invité de Marketing Professionnel tient une Tribune Libre. Profil des invités et Tribunes Libres publiées.


Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>