Une entreprise peut-elle survivre sans qualité de données globale ? [1/2]

Il existe un lien direct entre la qualité des données de l'entreprise et ses performances. Les dangers de l'utilisation de données incorrectes. De l'urgence d'une harmonisation globale

Dans le climat économique actuel, disposer des données de bonne qualité est une condition de survie pour les entreprises. Pourtant, dans tous les secteurs, nombre d’organisations considèrent encore le manque de qualité des données comme un problème mineur qu’elles traitent au coup par coup, et souvent dans l’urgence. Pour compenser les défauts de leurs données, ces organisations inventent des moyens de contournement simples ou complexes. Résultat : elles fondent la plupart de leurs décisions sur des informations peu fiables et incohérentes.

Il existe un lien direct entre la qualité des données de l'entreprise et ses performances. Les dangers de l'utilisation de données incorrectes. De l'urgence d'une harmonisation globale

Il existe un lien direct entre la qualité des données de l'entreprise et ses performances

Il existe un lien direct entre la qualité des données de l’entreprise et ses performances. Des données de bonne qualité permettent à l’entreprise de rester compétitive et de continuer à avancer dans un contexte économique perturbé. Pour opérer au maximum de son efficacité, être en conformité avec le nombre croissant de règlementations, mieux gérer le risque, l’entreprise a besoin de données de bonne qualité. Et ce, pas uniquement dans un département, mais partout et à tous les niveaux de l’organisation, à l’intérieur et à l’extérieur des firewalls. Dans un tel contexte, la mise en œuvre d’une véritable politique de qualité des données s’avère être un élément déterminant pour l’entreprise. La direction générale et ses directions métiers pourront ainsi disposer d’une vision unifiée et exploitable des informations, afin de prendre les bonnes décisions au moment opportun.

Les dangers de l’utilisation de données incorrectes

Dans le domaine des technologies de l’information, l’intégration et la réconciliation de données comptent parmi les projets les plus inquiétants. En fait, il faut reformuler ce constat : ces projets deviennent vraiment critiques lorsque l’intégration de données se passe mal. Parfois les données sont fausses dès le départ, à cause d’erreurs faites par les utilisateurs dès la saisie, de façon accidentelle ou délibérée. Il arrive aussi que les données soient bonnes au départ, mais qu’ensuite, déplacées d’une base de données ou d’un système vers un autre, elles dérivent, qu’elles soient tronquées ou encore altérées. Les données peuvent devenir obsolètes, ou encore faire l’objet de conflits internes, au sein d’une organisation – chacun se cramponnant aux données le concernant, personne ne voulant partager, sans parler des risques de fraude encourus lorsque l’on perd la visibilité sur ces données. De plus, le volume phénoménal de données que l’entreprise produit chaque jour n’arrange rien. Les projets concernant les données peuvent mal tourner de bien des façons.

Les dirigeants se méfient de leurs données

Didier Schreiber

Une étude menée par PricewaterhouseCoopers (interviews réalisées auprès de dirigeants de grands groupes internationaux pour le baromètre de gestion PricewaterhouseCoopers) révèle un décalage important entre la compréhension claire de la valeur des données et l’utilisation réelle de celle-ci pour générer de la valeur. Plus de 70 % des cadres interrogés estiment que les données constituent l’un des actifs les plus précieux, mais seuls 40 % d’entre eux estiment les utiliser efficacement. Cela peut laisser penser qu’il existe un décalage entre la valeur perçue des données et la valeur obtenue par l’utilisation de ces dernières. L’entreprise n’a pas confiance dans les données au moment de leur utilisation. En comblant le fossé entre perception de la valeur et valeur réelle des données, les entreprises peuvent générer davantage de valeur à partir des données et remplir leurs objectifs en matière de gouvernance, de risque et de conformité.

Multiplication des risques et des réglementations

La complexité du marché et des enjeux actuels ajoute de nouveaux risques que les entreprises doivent identifier. Par exemple, à lui seul, le gouvernement américain a introduit 114 000 nouvelles règles et réglementations pour les entreprises depuis 1981. Cette croissance exponentielle du risque et des réglementations a atteint un point de rupture qui nécessite la mise en place de rapports réglementaires s’appuyant sur des données fiables, pertinentes et de qualité.

De l’urgence d’une harmonisation globale

Au cours de leur analyse de la gestion des risques et de la conformité, les cadres dirigeants sont confrontés à des incohérences et à des silos organisationnels en termes d’informations et de processus. Cela est dû à l’absence d’une stratégie de gestion des données et à un manque d’information dans l’entreprise.
Il en résulte une duplication des technologies, une fragmentation des règles et des normes de qualité, ainsi qu’un manque de cohérence pour accéder et fournir les données aux décideurs responsables.

Avez-vous les moyens de la non-qualité ?

Depuis de nombreuses années, les DSI reconnaissent l’importance de la qualité des données comme un élément fondamental de leur stratégie de gestion de l’information. Toutefois, il leur est difficile de mettre en place les procédures et les programmes adéquats. Une étude (Accenture CIO survey – 2007) montre qu’à ce jour seulement 16 % des entreprises ont mis en place un programme de qualité des données. Cette dernière représente pourtant un enjeu critique pour l’entreprise dans les trois étapes du cycle de vie des informations : lors de la saisie, au cours de transformations et des agrégations et pendant l’analyse et la présentation des résultats. Une qualité de données insuffisante coûte très cher à l’entreprise. En outre, elle conduit à une altération de la relation client, à des ruptures dans la chaine logistique, à des décisions métiers moins pertinentes, voire pénalisantes. Des données défectueuses invalident aussi les efforts de l’entreprise en matière de conformité réglementaire. Autant de handicaps lourds de conséquences !

Auteur : Didier Schreiber, Directeur Marketing Europe du Sud, Informatica

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