Flashcode, QR Code : utilisations ?

Le mobile : un outil pour tout capter, pour ne rien manque

Courant des années 90 un artiste français, prenait possession de l’espace urbain avec ces space invaders. Aujourd’hui, nous voyons arrivée des pictogrammes noir et blancs sur tout type de support (affiche, flyers, livre, tee shirt…). Qui sont-ils ? A quoi servent-ils ?

Flash codes, QR-Codes, quelels utilisations ?

Flash codes, QR-Codes, quelles utilisations ?

N’en déplaise à certains nous quittons le registre de l’art pour rentrer dans celui du marketing, cette nouvelle invasion est avant tout publicitaire. Ces petits codes barres 2D, permettent de stocker beaucoup d’informations. Il suffit de les scanner grâce à l’appareil photo de son mobile (après avoir télécharger une application) pour accéder au contenu qu’ils renferment.

Cette technologie relie le monde réel (les objets) au monde virtuel (le web). Le consommateur joue avec son environnement. Il est primordial pour la marque de créer une véritable connexion avec le consommateur, en un clic le consommateur vient chercher l’information et d’interagir avec la marque.

Là où la réalité augmentée peine à trouver sa place dans la nouvelle ère de la communication publicitaire, le flashcode semble attirer les annonceurs par sa simplicité d’utilisation et de mise en place.

Le secteur du tourisme semble avoir pris une longueur d’avance quand aux applications. Cette technologie peut être mise en place dans tous les secteurs (ex : la politique) et répondre à des objectifs de communication divers et variés (notoriété, image, vente, trafic en magasin…). Il ne faut pas rester sur une utilisation simpliste juste en placardant un QR-Code ici et là. Les dispositifs proposer doivent impliquer les utilisateurs dans le processus de propagation.

Impliquer les utilisateurs dans la propagation

Comme pour toute nouvelle technologie reste aux professionnels du marketing que nous sommes de bien conseiller les marques, afin que les dispositifs proposés aient un réel intérêt, pour eux et pour le « consom’acteur ».

Alexandre Faburel

Alexandre Faburel

Encore très discrets il y a tout juste un an, les QR-codes sont maintenant en pleine explosion et s’exposent à qui mieux-mieux dans les transports en commun, dans les journaux ou encore dans les affiches publicitaires. Ils nous ont fait passer d’une communication passive, où le média contient une information statique, à une communication active où le média et l’utilisateur peuvent interagir, communiquer, se mettre à jour et tirer pleinement partie d’Internet et de la géo-localisation des terminaux de lecture.

Une étude menée par MGH sur quelques centaines d’utilisateurs de smartphones montre que :

● Environ un tiers d’entre eux ont déjà utilisé des QR-codes ;
● 72% se souviennent mieux de publicités mettant en jeu des QR-codes ;

De plus, parmi les utilisateurs de QR-codes :

● 87% les ont déjà utilisés pour obtenir une réduction ;
● 64% pour participer à des concours ;
● 63% pour obtenir des informations complémentaires ;
● 60% pour faire un achat.

Non contents d’être déjà connus du grand public, ils disposent également de nombreux avantages qui en font une technologie de choix pour de nombreuses applications.

Avec plus de 7.000.000 d’utilisateurs de smartphones, c’est autant de terminaux de lecture de QR-codes qui sont déjà en circulation en France. Le public n’a pas à être convaincu, il est déjà en possession de la technologie. La courbe d’apprentissage est presque nulle, les QR-codes ressemblent aux code-barres traditionnels dans le fonctionnement et il n’y a aucun problème générationnel de compréhension de la technologie. Il suffit de « scanner » le code-barre, un concept familier des juniors et des seniors.

Les QR-codes peuvent contenir un taux non-négligeable de données et peuvent s’optimiser plus ou moins bien en fonction du type de données. Un code encodant du binaire pourra contenir jusqu’à 2953 octets là où un code contenant uniquement des chiffres pourra contenir jusqu’a 7098 octets. En comparaison, un code-barre traditionnel n’utilise que 10 à 13 octets pour encoder ses informations.

Mais bien que les QR-codes puissent servir de « containers » pour des données, ils servent plus généralement à stocker une URL et rediriger l’utilisateur vers un site ou une application déportée. Les applications peuvent ainsi tirer partie de nombreuses sources dynamiques (données spatiales, temporelles, modèle du terminal, inscription à un service, …) pour interagir avec l’utilisateur. Mais surtout, ils peuvent évoluer après leur mise en place et n’être utilisés que sous forme de « pont ». Les applications conçues sous ce format pourront par la suite être migrées simplement vers de nouvelles technologies telles que les communications en champ proche (NFC) lorsqu’elles seront popularisées.

Le coût de déploiement reste très modéré étant donné que les QR-codes ne nécessitent pas de support particulier. Ils peuvent être imprimés directement sur du papier, du tissu ou encore être affichés par des écrans. Cela ouvre de nombreuses perspectives pour la communication et les champs d’application, tout en permettant d’expérimenter très rapidement et à faible coût.

Enfin, les QR-codes ont été conçus avec une contrainte de rapidité de lecture malgré la possibilité de prise de vue avec des angles différents. Un taux de redondance compris entre 7% et 30% est utilisé pour résoudre cette problématique mais offre comme « effet secondaire » une résistance assez intéressante aux dégradations et aux prises de vue dans des conditions peu favorables tels qu’un faible éclairage ou des reflets.

Auteurs : Alexandre Faburel et Gilles Chehade

avatar
L'invité de Marketing Professionnel tient une Tribune Libre. Profil des invités et Tribunes Libres publiées.


Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>