La Génération Y à la recherche du bonheur en entreprise

Credit : svilen001

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Chômage, crise, modification du temps de travail, pression : face à ces bouleversements de la vie professionnelle, la génération Y insuffle un nouveau mode de fonctionnement et de nouveaux codes sociaux au monde du travail et place l’épanouissement au cœur de ses besoins.

Crise mine

La vie économique et sociale a subi de profondes mutations et bouleversée le marché du travail, le salarié doit être plus productif et « pression » voire « dépression » rythment la vie professionnelle. Outre le chômage qui demeure la préoccupation première des Français, la compétitivité entre les salariés, l’angoisse des licenciements ou encore les relations de travail ont fait naître un climat anxiogène. A l’heure actuelle, seuls 54 % des Français se disent heureux au travail.
Paradoxalement, l’arrivée des 35 heures en 1997 a contribué à modifier les modes de vie, en laissant plus de place aux loisirs et à la vie de famille. Dorénavant, les Français veulent concilier vie privée et vie professionnelle.

Bien dans sa peau, bien au bureau

Les jeunes actifs incarnent cette évolution du monde du travail, où flexibilité et souplesse sont leurs mots d’ordre. Plus mobiles que leurs aînés, ils ont moins peur du changement et sont moins attachés à l’entreprise. Fini le travail à vie, il faut maintenant fidéliser ses propres salariés ! La perception du monde du travail a évolué : malgré l’augmentation du chômage et de la précarité, l’intérim a davantage les faveurs des jeunes parce qu’il permet de développer son réseau à l’heure du « networking », de travailler sur des projets différents et de mieux gérer son temps libre.

C’est pourquoi, pour la génération Y, le bien-être est devenu indissociable de la vie professionnelle.

L’entreprise, prise à de nouveaux défis

La Génération Y à la recherche du bonheur en entreprise

La Génération Y à la recherche du bonheur en entreprise

Face à une nouvelle génération plus versatile, exigeante et avec un fort besoin de reconnaissance, les entreprises doivent s’adapter pour répondre aux attentes de leurs salariés, les considérant comme de véritables « clients ».

Le bien-être au travail et l’épanouissement professionnel étant un véritable enjeu pour fidéliser leurs salariés, la plupart des entreprises n’hésitent plus à proposer des services destinés à améliorer le confort de ces derniers.

Exemples : salle de sport au sein de l’entreprise (Areva), cours de relaxation (Euro RSCG), espaces bien-être (Axa) ou encore service de blanchisserie (Dexia).

Au-delà de ces services, face à des problématiques RH, l’entreprise a bien compris qu’il devient nécessaire de mettre en place une véritable politique de « gestion des talents » afin de constituer le noyau dur de l’entreprise, nécessaire à sa pérennité.

Autre phénomène : l’épanouissement des jeunes actifs passe aussi dans leur besoin d’indépendance et de liberté. Entre 2002 et 2007, le nombre de jeunes créateurs d’entreprise a doublé. En prenant en compte cet élément, France Télécom a mis en place l’essaimage et permis ainsi à plus de 1200 de ses salariés de créer leur entreprise.

Pour les Français, le problème le plus difficile à supporter au travail reste le manque de reconnaissance (45% des personnes interrogées par TNS Sofres en 2007). Pour y remédier, les entreprises multiplient leurs voyages de récompense ou les cessions de team building pour accentuer la cohésion de groupe et valoriser ses salariés.

Accomplissement de choix

Même s’il reste contraignant, le monde du travail permet de donner un statut social et contribue à développer l’individu. D’ailleurs, c’est le travail et la situation professionnelle qui satisfont le plus les Français (38%), loin devant leur vie sexuelle (23%) ou amoureuse (15%).

Pour Epicure, une vie heureuse est déterminée par ce qu’il faut choisir et ce qu’il faut éviter, c’est cette importance du choix qui régit le comportement adopté aujourd’hui dans l’entreprise. Au même titre que dans sa vie personnelle lors d’un acte d’achat, le salarié veut choisir et essayer son entreprise et défend ses intérêts lorsqu’il se sent menacé.

Le salarié ne se positionne plus en tant que « demandeur de travail » face à une entreprise « offreuse de travail » mais considère que lui aussi a quelque chose à offrir à l’entreprise et qu’il est tout aussi important et indispensable.

Sa vision de l’entreprise change également, celle-ci devient expérientielle : elle fait vivre de nouvelles sensations qui conduiront à l’épanouissement de soi, elle devient même pour certains de ses collaborateurs, une Société de consommation.

En conclusion, le salarié souhaite que l’entreprise installe et favorise une relation de réciprocité avec lui.

Alors faut-il travailler pour être heureux ?

Il semble être difficile de dissocier le sentiment d’être heureux en dehors du travail et la perception qu’on a de celui-ci. La vie professionnelle prend une part importante au même titre que la vie personnelle.

Le travail est aujourd’hui, plus qu’avant, un facteur de reconnaissance nécessaire au bien être et au bonheur du salarié.

Une seule solution pour l’entreprise : intégrer la notion de « clients internes » pour satisfaire et fidéliser ses salariés afin que celle-ci (l’entreprise) puisse aussi accéder au bonheur…

Auteurs : Majda Alkagh, Céline Amoussou, Hafida Derouiche, Damien Guignard, Marion M’selam

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1 commentaire

  1. avatar

    ben

    2 juillet 2010 at 9:49

    Article super intéressant et de qualité. Ayant lancé mon magazine à destination de cette génération y depuis peu (www.the-yers.fr), je parcours le web à la recherche de nouvelles informations et votre article est l’un des meilleurs que j’ai pu lire…continuez !!!

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