La monétisation sur Internet

Tel le Saint Graal, la monétisation sur Internet est l’objet de la quête des éditeurs, tels des chevaliers de la table ronde.

Qu’est ce que la monétisation ?

La monétisation consiste à convertir un actif Internet, une audience, un contenu, en chiffre d’affaires. Sur un marché où l’accès à l’information est encore gratuit, chacun s’emploie donc à trouver des sources de financement, notamment avec la publicité -mais pas seulement- pour rentabiliser son site et maintenir son activité.

Si à ses débuts, en 2001, la monétisation sur Internet consistait principalement à placer des bandeaux publicitaires sur un site et être rémunéré à l’affichage, aujourd’hui en 2010, le marché a bel et bien changé ! Il a évolué et les solutions de monétisation sont aujourd’hui multiples. La crise, l’avènement des réseaux sociaux et le mobile accentuent d’ailleurs ces changements, au risque parfois, de complexifier le petit monde du digital.

Le marché structuré de la monétisation

Si le « média » Internet reste jeune, force est de constater que les acteurs du marché se sont très tôt regroupés. Leurs objectifs : éduquer, professionnaliser, réguler, standardiser le métier mais aussi communiquer sur les bonnes pratiques et les valeurs d’usages. Ils publient également des chiffres clefs comme en matière d’emploi par exemple ou encore d’investissement.

Ainsi à l’instar de l’I.A.B (Interactive Advertsing Bureau), du S.R.I (Syndicats des régies internet), du C.P.A (Collectif des Plates-formes d’Affiliation) ou encore de l’AFMM (Association Française du Multimédia Mobile), ces associations participent au quotidien à définir et mettre au goût du jour, les standards, formats, modèles de rémunération, etc. pour toujours plus de transparence, tant pour l’utilisateur que pour les annonceurs, les éditeurs ou bien encore les parlementaires. A l’heure de l’ouverture des jeux en ligne ou de la protection de la vie privée des utilisateurs, il est important de pouvoir bien encadrer ces nouveaux usages.

Les modèles économiques pour monétiser un site Internet

Il y a autant de modèles de rémunération que de problématiques annonceurs. Visibilité, engagement, trafic qualifié, collecte de profils, mise en relation téléphonique, génération de ventes…

Le CPM (Cost Per Mille) souvent l’apanage des gros portails ou sites d’information répondra davantage à une problématique de visibilité. Le principe est simple, les éditeurs sont rémunérés que tous les milles affichages, c’est un peu comme ci un annonceur ne payait que lorsque des visiteurs voyant sa boutique d’enseigne.

Le CPC (cost per click), et le CPA (cost per action) modèles performants par excellence tendent à devenir des référents sur le marché, car ils assurent aux annonceurs, un risque partagé avec l’éditeur. Dans le cas du CPC, l’éditeur touchera une commission si et seulement si l’internaute clic sur un matériel promotionnel pour se rendre sur le site de l’annonceur (c’est comme si un magasin d’enseigne rémunérait en fonction des visiteurs se rendant dans sa boutique). Pour le CPA, l’éditeur, devra non seulement renvoyer son audience sur le site de la marque mais s’assurer que son trafic effectue une action.

Dans la famille CPA on retrouvera plusieurs sous modèles, rémunération au dépôt de formulaire, le CPL (cost per lead), rémunération à la mise en relation téléphonique, le PPC (pay per call), rémunération sur chiffre d’affaire généré, le CPS (Cost per Sell). Pour reprendre l’exemple de la boutique, l’utilisateur devra visualiser le message de la marque, rentrer dans sa boutique et soit remplir un formulaire (inscription à une lettre d’information) voire effectuer un achat pour permettre à l’éditeur de toucher sa commission. Dans le cas du Pay Per Call l’éditeur sera rémunéré pour la mise en relation téléphonique entre son audience et le centre d’appel de la marque, pour une prise de rdv notamment.

Certains gourous du digital – montée en puissance des réseaux sociaux oblige – estiment qu’un nouveau modèle, le CPE (Cost Per Engagement) devrait voir le jour pour mesurer l’implication des visiteurs…affaire à suivre donc. Le CPE permettrait de rémunérer le trafic impliqué (nombre de pages vues, temps de consultation…) pouvant rééquilibrer la balance en faveur des sites qui ont une audience extrêmement bien fidélisée.

Enfin, en matière de monétisation de contenus, le micro-paiement ou l’abonnement sont de bonnes formules pour les éditeurs.

Les ratios

Rappelons le, il n’y a pas de solutions miracles pour monétiser son site, sa communauté, son blog, ses services… aussi est-il conseillé de tester, tester et encore tester l’ensemble des formules proposées telles l’affiliation, les liens sponsorisés, les vidéos sponsorisées, les billets sponsorisés ou la publicité… et de se baser sur des indicateurs permettant de comparer les rendements des solutions proposées, plutôt que comparer les valeurs brutes, simplement inefficaces.

Des taux, tels que eCPM et eCPC permettent de mesurer l’efficacité du dispositif de monétisation :

  1. L’eCPC, ratio en euro, permettra de rapporter son gain sur le volume de clic.
  2. L’eCPM, ratio en euro, permettra de rapporter son gain sur le volume d’impression X 1000
    Ainsi, fini les choix difficiles, opposant raison et sentiment : seul la mesure et le calcul des ratios eCPC et eCPM permettront d’orienter la pertinence des formules à retenir.

Les solutions de monétisation

Site, newsletter, base de données, widget, blog, réseau social, mobile, tablette … Tout se monétise ou presque dès lors que la perception d’intrusivité de certaines technologies de ciblage ne gêne pas le visiteur.
Souvent, l’association de plusieurs solutions de monétisation et de plusieurs supports permet de maximiser les revenus. Aussi est-il important de ne pas se laisser piéger par l’exclusivité.

Pour exemple, Alain Weill, PDG de NextRadioTv déclarait à Satelinnet (Fev 2010) : « …Sur internet, la publicité va sans doute peser moins lourd, mais elle sera en partie, voire totalement, compensée par l’affiliation, c’est-à-dire la mise en relation directe entre consommateurs et distributeurs. »

La création de chaînes, services additionnels (marchand, rencontre, horoscope) peu également se révéler intéressante pour monétiser une audience. Des sociétés spécialisées proposent de bénéficier d’un service clef en main avec la création d’une galerie marchande avec rétrocession de CashBack (remboursement d’un pourcentage des dépenses effectuées quel que soit le produit acheté chez les sites marchands partenaires) ou encore la mise en production d’un service de comparaison de prix.

Quelques acteurs de la monétisation

  • Affiliation et réseaux à la performance : TradeDoubler, Affilinet, Netaffiliation, Public-idees, Zanox, Effiliation, Commission Junction, Critéo, Orange performance, Lagardère performance, Rentabiliweb, Specific Media, Right Media, AdConion…
  • Billets & vidéos sponsorisés: Goviral, Unruly Media, Ebuzzing, Advideum, BlogBang, Kewego, Brainsonic…
  • Liens sponsorisés: Yahoo, Microsoft, Google
  • Marque blanche cashback: Malinea, Plebicom, Maximiles, Igraal…
  • Marque blanche comparaison de prix / côtes sportives: Kelkoo, Adfever, wincomparator…
  • Régie publicitaire: Himedia, Weborama, TradeDoubler, 27.7 real media, Horyzon Media…
  • Micro paiement: paypal, Allopass, Cellfish, High Connexion, Echovox, Fktel…
  • Mobile: iAd, Admob, Mircrosoft, EGS media, SFR, TradeDoubler…

Et cette liste est non exclusive et les éditeurs vont voir encore leur possibilités s’accroître : Le paysage de l’E-publicité va en effet encore évoluer avec l’arrivée des «Yield Optimzier», ces optimiseurs de régie publicitaire, aux doux noms d’Improve Digital, Rubicon Project, Admeld ou encore Yieldex.
La promesse ? Ces compagnies s’occupent des inventaires invendus et mettent en concurrence les réseaux « blind » tels Criteo, Specific media…pour aider les éditeurs à monétiser toujours davantage les espaces publicitaires invendus.

Pour résumer, il n’y a pas une, mais de nombreuses solutions de monétisation sur internet, spécialisées et souvent complémentaires pour aider à monétiser au mieux les audiences, contenus ou services.
Un conseil ? Ne pas avoir d’apriori : il faut tester toutes les solutions car seuls comptes les ratios eCPC et eCPM. Les spécialistes de la monétisation tel TradeDoubler sont là pour accompagner et guider éditeurs et annonceurs pour implémenter la meilleur des solutions.

Auteur : Frédéric prigent, Directeur Général de TradeDoubler France

avatar
L'invité de Marketing Professionnel tient une Tribune Libre. Profil des invités et Tribunes Libres publiées.


2 commentaires

  1. avatar

    Lea de Sirdata

    23 octobre 2013 at 15:59

    Bonjour,

    Savez-vous qu’il est désormais possible de compléter ses revenus publicitaires en vendant ses données via Sirdata?

    Cordialement,

    Léa, chargée relations éditeurs
    Sirdata

    • avatar

      Serge-Henri Saint-Michel

      23 octobre 2013 at 16:51

      Bonjour, Savez-vous que nous sommes contactables par mail ?
      😉
      … mais nous ne vendons pas nos données. Jamais.

Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *