Le « Pop-Art » made in Japan

Le Pop Art made in Japan
Le Pop Art made in Japan

Le Pop Art made in Japan, Takashi Murakami

La publicité, les bandes dessinées, les objets culturels… toutes ces choses qui font partie de la culture populaire ont fait émerger le mouvement pop art pendant le 20ième siècle. Ce sont des artistes anglais qui créent ce mouvement, très vite repris par les américains et notamment par Andy Warhol qui propulse ce nouvel art contemporain. Le Pop-Art fait le tour du monde et est adapté par différentes cultures. Au Japon, le pays des mangas, la pop art est identifiable par les sujets et les styles inspirés du phénomène nippon.

Le Pop-Art à la japonaise

L’art contemporain japonais a subi la plupart des influences de l’art contemporain mondial. Mais la puissance des traditions japonaises, la présence oppressante d’un environnement urbain dense et les différents traumatismes subis par le Japon depuis soixante ans induisent une production très riche et originale. De plus, dès leur plus jeune âge les jeunes japonais sont baignés par les dessins animés, les « mangas », les jeux vidéos, les nouvelles technologies, par conséquent, ils sont influencés par des personnages, des images qu’ils revisitent ensuite avec leur propre sensibilité.

Un des mouvements d’art contemporain japonais le plus connu est le Superflat. Ce mouvement caractérise bien cette influence des mangas… Les artistes appartenant à ce mouvement utilisent dans leurs œuvres un style surréaliste, post-moderne. Ils utilisent parfois des images obscènes voire choquantes inspiré par les mangas, mais qui visent à analyser la culture japonaise d’après-guerre mais aussi la culture consumériste du pays. Les éléments utilisés attirent les adolescents et les adultes malgré que les œuvres réalisés peuvent être choquantes celles-ci n’est pas considéré comme offensant au Japon. Une métaphore habituelle dans le pop art japonais est l’innocence et la vulnérabilité des enfances, de la jeunesse.

Takashi Murakami est un des artistes les plus connu de la pop art japonaise. Il fait partie du groupe Superflat et est considéré comme un des chefs de file de ce mouvement.

L’ambassadeur du « Art-Manga » : Takashi Murakami

Les œuvres de Takashi s’inspirent directement de l’imagerie manga, qui est détournée et amplifiée sur des thèmes ou émergent des questionnements à première vue absents de l’aura kitsch et kawaii (« mignon » en japonais) des bandes dessinées japonaises.

A travers son art, ses projets, il fait voyager la nouvelle subculture Tokyo : il est le représentant d’une génération Kawaii.

Cependant, Takashi ne voyage pas seul, il coordonne des expositions montrant les œuvres de jeunes artistes de son pays. C’est une mission qui lui tient à cœur que de faire connaître des autres artistes japonais. Il essaie à chaque fois de capter les aspects à mettre en valeur de la spécificité japonaise. Il tente de créer un point de rencontre entre culture nippon et occidentale. Takashi veut montrer les aspects de sa culture que les Occidentaux détestent, ne comprennent pas mais également d’apporter de la gaité dans notre société à travers ses peintures, ses sculptures qui sont très hautes en couleurs.

Le Pop Art made in Japan

Le Pop Art made in Japan, Takashi Murakami

D’Andy Warhol à Takashi Murakami

Tout comme le pop-art des années 60, l’art contemporain japonais se nourrit de la culture populaire qu’on peut appeler le « manga-art ». Takashi tel que Andy Warhol se nourrit des tendances, des standards visuels d’une culture. Entre tradition et référence occidentale, technologie et consommation s’abreuvant de la mode Kawaii il recrée la pop art à sa manière. Lui même cite:  » Au départ, mon œuvre a subi la double influence de Warhol et de Disney. Prenez mon personnage de Mr DOB par exemple, c’est une sorte de clone de Mickey, un Mickey sous l’emprise d’un virus mutant. Je le décline comme Warhol l’a fait avec ses portraits de Marilyn. Toutes mes premières icônes sont chargées du contexte politique et écologique de ces années 70. »

« Je tente d’expérimenter dans mon œuvre les délires visuels psychédéliques et d’approcher les frontières de la folie comme du rêve. C’est pour ça que j’emploie des motifs répétés et de dessins aux couleurs vives ».



Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>