Qualité de vie au travail : comment concilier performance et plaisir ?

Comment concilier performance et plaisir au travail ?

Les crises économiques à répétition et leur cortège de restructurations en chaîne ont un fort impact sur la qualité de vie au travail des collaborateurs. De plus, les évolutions socio-culturelles dont nous sommes les témoins, avec notamment l’essor des nouvelles technologies digitales et l’arrivée sur le marché de l’emploi de la Génération Y, modifient les attentes des salariés. Équilibre entre vie professionnelle et vie privée et épanouissement au travail sont des aspirations fortement exprimées.

Un enjeu sociétal et un défi pour l’entreprise

Plus seulement rémunérateur, le travail doit aussi être source d’épanouissement personnel et d’insertion dans un collectif. Le philosophe André Comte-Sponville rappelle que le travail n’est pas naturel : on travaille d’abord par nécessité. Pour l’entreprise et son manager, il est donc essentiel de susciter un certain désir pour quelque chose qui n’est pas naturel. Si l’entreprise s’affirme de plus en plus comme «spécialiste du désir de l’autre», elle se doit de fait d’identifier les attentes pour lesquelles le salarié est prêt à accomplir cet effort. Les satisfaire, c’est s’assurer de meilleures performances. De leur bonheur et de leur attachement au travail, dépend la performance de l’entreprise.

L’amélioration continue de la qualité de vie au travail est un investissement au service de l’entreprise, de son organisation, de ses collaborateurs, de sa performance globale et de sa réputation.

Pour un management basé sur l’engagement et la confiance

Muriel Veyries, Directrice de la Communication, Pixelis

Muriel Veyries, Directrice de la Communication, Pixelis

Pour y parvenir, on peut agir sur l’organisation du travail, les relations aux autres et la reconnaissance, pour améliorer la confiance dans l’avenir de l’entreprise…

Sachant que des salariés heureux produisent mieux, il devient nécessaire d’opter pour une posture managériale disruptive. Il faut envisager la gestion des hommes non plus de façon «globale» mais «négociée», avec des individualités dont les attentes sont forcément complexes.

Ce que l’on demande finalement à ses collaborateurs, ce n’est pas qu’ils fassent leur travail tel qu’il a été défini précisément, mais qu’ils s’engagent dans le travail et formulent eux-mêmes leur feuille de route – le meilleur gage de la satisfaction, à partir du moment où elle s’inscrit dans la stratégie et les valeurs de l’entreprise.

Comment manager son entreprise pour favoriser le bien-être de chacun et l’accomplissement de sa mission d’entreprise ?

Les managers se doivent de redonner des perspectives, du sens, pour favoriser l’autonomie au travail et la force de proposition que l’on a parfois perdue, avec des organisations qui ne le permettent plus. En imaginant des modes alternatifs d’organisation pour s’adapter en permanence en fonction des besoins et créer les conditions de la réalisation du travail entre plusieurs collaborateurs internes mais aussi externes. Par exemple, repenser certaines parties des locaux en mode projet, avec la création de groupe de travail ad hoc et des espaces dédiés, habités par le projet.

Co-construire et innover ou comment dépasser la contrainte par l’innovation collective

Responsabiliser les salariés et développer des stratégies individuelles, tout en respectant une stratégie collective, en co-construisant les règles du bien-être ensemble. Le bien-être durable est un nouveau levier d’adhésion des salariés à une entreprise. Si pour une majorité de français, il faut être acteur de son bien être, tous réclament également plus d’empathie au quotidien. Les salariés attendent de leur entreprise qu’elle soit humaine, fiable, attentionnée, cohérente, respectueuse, sincère et sympathique.

Auteure : Muriel Veyries, Directrice de la Communication, Pixelis, Agence de Design & Communication


(c) ill. Shuttterstock - Three cheerful architects having good time during break

avatar
L'invité de Marketing Professionnel tient une Tribune Libre. Profil des invités et Tribunes Libres publiées.


1 commentaire

  1. avatar

    jacqueline

    3 juin 2015 at 12:02

    Une démarche de qualité de vie de travail, initiée par un projet participatif et collaboratif, évaluée par des indicateurs de suivi des plans d’action, pilotée par un well-being manager, a pour enjeu le développement de l’attractivité de l’entreprise, l’amélioration de la créativité, de l’engagement, de la motivation professionnelle et de la fidélisation des salariés, tout autant que la réduction des effets destructeurs et pathogènes du stress au travail (maladies cardio-vasculaires, troubles gastro-intestinaux, états d’anxiété et dépressifs…) et la diminution de l’absentéisme.
    source : L’amélioration de la qualité de vie au travail : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=472

Commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>