RATP, ta e-réputation déraille !

RATP, ta e-réputation déraille !
RATP, ta e-réputation déraille !

La e-réputation de la RATP passe au rouge

La grève à la RATP coûtera plus en écornure de la e-réputation qu’en chiffres d’affaires perdu.

La RATP comprend-elle que l’image n’est pas un simple concept d’émission (l’image voulue) ? Les grèves portent atteinte à l’image perçue. Et là, l’impact sera énorme.

Des positions incompatibles

Pour le client de la RATP, les grèves « à répétition », « abusives », « indécentes en temps de crise » illustrent le manque de considération de la marque à leur endroit, surtout pour les services contraints (nous sommes obligés d’emprunter les transports pour aller au travail). Les efforts démagogiques de conversation sont ruinés par les semaines de grève, dans le cadre d’un comportement social et économique inconséquent (marketeurs, faisons aussi grève pour défendre notre pouvoir d’achat et demandons des indemnités pour être obligés de travailler avec des clients de plus en plus exigeants). La voie à ne pas emprunter : la remise en cause du droit de grève…

Les grévistes RATP, de leur côté évoquent un « droit fondamental », une « avant-garde sociale » ; ils mettent en avant la « défense de la sécurité des usagers » et le « maintien de la qualité du service ». La voie à ne pas emprunter : la démagogie pour « faire passer » la pilule de revendications catégorielles…

Le mieux-disant et le Président sourd

Oui, cette grève sera coûteuse en terme d’image de marque et d’e-réputation. Car elle fait suivre le mieux-disant (euh… voulu, et pas toujours perçu) de la RATP d’une douche écossaise !

Le mieux-disant social alors qu’aucune anticipation n’est jamais faite. Tous les ans, une grève contre le changement d’horaires, tous les ans des mouvements contre les départs à la retraites non remplacés !

Le mieux-disant sociétal, avec les préoccupations écologiques fort pertinemment mises en communication par la RATP, à grands renforts d’investissements publicitaires (il faut dire que la tâche est herculéenne). Mais en temps de grève, on utilise sa voiture (moyen de locomotion à accoutumance). Et toute l’éducation à l’environnement est à recommencer.

Le mieux-disant technologique caractéristique de la politique d’ingénieurs, pourtant incapables de faire face à plus de trafic, à des caténaires qui se rompent, à des rails qui cassent…

Le mieux-disant service alors que nous vivons sous les injonctions de la régie, ordres souvent distillés sous forme de poèmes sur la cannette qui se balade ou le journal que l’on oublie… Pathétique. Et que dire des nombreux accidents et retards jamais excusés ni même signalés ? Du dernier train du service minimum jamais précisé ? Du service minimum qui, du coup, n’entraine pas la gratuité d’un « voyage » réalisé dans des conditions bestiales ?

Comment, alors, ne pas s’étonner des qualificatifs peu amènes à l’encontre de la RATP ? En combien de temps la RATP effacera-t-elle ces impacts négatifs ? Et avec quel budget ?

Cette grève de décembre 2009 illustre que la politique du mieux-disant s’est transformée en politique du pire appuyée par une Direction rigide, des syndicats jusqu’auboutistes et un Président sourd.

Surtout qu’il ne prend pas les transports en commun.

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Planneur stratégique. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.


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