La puce RFID : production de masse pour pollution de masse ?

La puce RFID : production de masse pour pollution de masse ?

Protection de l’environnement, de la vie privée, contre les ondes magnétiques… Voici les thèmes qui trustent les gros titres de la presse en France, lorsque l’on aborde le sujet de la puce RFID. Mais une zone d’ombre demeure. Elle concerne l’impact de cette innovation technologique sur l’environnement.

La puce RFID, on en parle de plus en plus mais personne ne la connaît vraiment. Révolution technologique, la RFID (Radio Frequency Identification) est au code barre ce que l’Ipod est au walkman. Ce digne descendant est une avancée technologique qui permet à un lecteur de récupérer à distance des données stockées sur une puce. Vu sous cet angle, la puce RFID ne semble concerner que peu de monde et parait être un simple composant électronique de plus, obsolète avant même d’être développé. Pourtant, sans bruit, la RFID s’est d’ores et déjà infiltrée dans notre quotidien : sur notre carte de transport, à la poste, sur l’autoroute, à la bibliothèque…

La puce RFID : production de masse pour pollution de masse ?

La puce RFID : production de masse pour pollution de masse ?

Une progression de 80% en 3 ans

Depuis 2007, la production de puces RFID dans les usines spécialisées à connu une progression de près de 80% selon le cabinet IDC. Le chiffre d’affaire du marché affiche cette année une progression à deux chiffres, avec un quasi monopole de production en Chine. Cette prolifération des puces RFID par la production de masse a soulevé des questionnements et des inquiétudes auprès des consommateurs. La question la plus récurrente concerne le respect des données à caractère privé et leur utilisation. C’est pourquoi des spécialistes et des autorités juridiques ont répondu aux attentes et ont légiféré à ce sujet. La puce RFID est également citée dans les rapports édités sur les ondes émises par les téléphones portables. Néanmoins, il semble n’exister pour le moment aucune preuve scientifique du risque encouru par les personnes en contact régulier avec les ondes émises par les puces RFID.

Silicium, cuivre, argent…

Ces points soulèvent une autre question quant aux dangers émanant de la puce RFID. Fabriquée à partir de silicium, d’argent, de plastique et de cuivre, la puce RFID n’est pas la meilleure candidate au recyclage. De nature à être jetée si elle est utilisée dans la supply chain (40% du marché), cette puce n’est soumise à aucun dispositif de recyclage. Or, cette problématique est littéralement passée sous silence. Pour exemple, L’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement), qui a publié en janvier 2009 un rapport de 159 pages sur la RFID, n’y consacre même pas une ligne ! Pourtant, on peut légitimement penser que la production de masse de cette puce entraînera, de fait, une pollution de masse. Si le débat sur le recyclage de la puce RFID est inexistant pour le moment, il ne saurait tarder à revenir sur le devant de la scène et devrait bientôt venir grossir les rangs des autres polémiques autour de la puce.

Flairer un marché émergent

Car ce n’est pas parce que personne n’en parle que cela n’intéresse personne. Bien au contraire. Proposer aux industriels des services de recyclage des puces RFID peut être une nouvelle idée de business intéressante pour des entrepreneurs innovants. Il s’agit ici de devancer, et donc de proposer, la réponse à un problème en voie d’être révélé.

Alors, écolos-entrepreneurs, levez-vous !

Auteur : Eva Jouvin

Dossier spécial technologie RFID / NFC et marketing

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