Un jour, je serai freelance !

Freelance : réelle indépendance ou miroir aux alouettes ?

Certains secteurs comme le marketing ou la communication sont propices aux freelance. Pour eux, il s’agit d’un but : être son propre patron. Le site internet freelance.com a d’ailleurs réalisé un chiffre d’affaires de 10,8 millions d’euros au premier trimestre 2010. Un résultat certes en baisse de cinq points mais significatif sur le marché. Et pourtant…

Freelance : réelle indépendance ou miroir aux alouettes ?

Freelance : réelle indépendance ou miroir aux alouettes ?

Quoi de plus normal, une fois sa réputation établie, que de se mettre à son compte. Un freelance peut alors gérer à la fois ses clients, son emploi du temps ou encore son lieu de travail. Du reste, dans le monde des agences de communication, ne parle-t-on pas de tel créa responsable de telle campagne ou encore de tel planneur stratégique en charge de tel budget, même si ceux-ci sont intégrés à une petite agence ou un grand groupe international ? Certains clients vont même jusqu’à suivre leur responsable de budget et réciproquement lors d’un changement de contrat. La preuve, s’il en est que les talents des hommes sont parfois plus recherchés que la solidité des structures.

Être freelance, quelles limites ?

L’objectif est bien d’être indépendant. Mais lorsqu’on regarde l’ensemble des sites de freelance sur internet, on se rend compte que deux types de contenus ressortent : les sites d’appels d’offre et ceux de regroupements de freelance. Les premiers offrent des missions à court terme, des appels précis à la recherche d’une profession particulière ou encore des demandes d’études ou de brainstorming. Il s’agit donc pour les annonceurs d’aller chercher le corps de métier nécessaire sans pour autant connaître le candidat retenu personnellement. On se sert alors de books et des références transmises par le répondant à l’appel. Ce système est régi par la loi de l’offre et de la demande.

L’annonceur cherche et le freelance trouve.
Les seconds sont un regroupement de freelance. Après avoir acquis leur indépendance face à leur employeur, ils reforment un groupe. Chacun est libre de ses contrats ou d’utiliser sa propre méthode de travail. L’intérêt principal de ce système ? Profiter d’un réseau, réunir des compétences différentes au profit d’un même projet. Mais l’intérêt, pour certains, reste avant tout financier. Ces regroupements permettent en effet d’assurer un rythme de travail et donc un niveau de vie grâce aux apports de chacun. Le freelance n’est alors pas autosuffisant mais apporteur de projets pour d’autres en vue d’une réciprocité.
La difficulté des contrats freelance, tout comme celle de se mettre à son compte, est de passer l’état de la recherche, quasi permanente pour certains, d’une source de revenu ou du moins d’un équilibre financier sur une année fiscale.

L’association de talents, une solution ?

Pour sortir du lot de la communauté des freelance (étudiants et professionnels d’un secteur), plusieurs ont choisi des regroupements. C’est le cas de l’agence Creasenso, qui se veut représentant de talents ou du site internet www.freelance.com. Malgré un contexte économique connu pour être compliqué, ces entreprises, comme d’autres, ont su valoriser leurs propositions et leurs services. Le principe : travailler ensemble pour fournir une meilleure expertise. Regrouper les compétences pour proposer mieux que la concurrence ou du moins un service différent avec des équipes personnalisées en fonction de chaque cas, chaque client, chaque projet… Il s’agit de se diversifier par le biais des freelance pour proposer une unité. A condition d’avoir mis en place un système de fonctionnement, propre à chaque entité, ce principe d’association de freelance paraît être une solution pour permettre à chacun de s’exprimer. Chaque freelance reste son propre patron tout en travaillant en équipe pour certains projets.
Même si la tendance se veut à la liberté à tout prix, on constate que les freelance ont pour beaucoup choisi d’être prestataire au sein d’une entreprise ou de s’unir avec d’autres freelance dans le but d’être plus compétitifs. Mais dans le cas où chacun, au sein d’une même équipe, est son propre patron, comment gérer les différents comportements face au stress, au travail au groupe ou à l’apport pour les autres ?

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Sommaire de notre dossier sur la fonction Marketing, l’emploi et les RH liées à notre métier

Introduction iconoclaste : Les métiers du marketing, nourris aux paradoxes, Jean-Marie Blanc, Directeur Institut APEC du Conseil

Emploi et marketing : les jeunes diplômés s interrogent

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Le recrutement côté employeur et cabinet conseil

Jeunes diplômés, comment “entrer” dans le marketing

Réseaux sociaux, recrutement et ressources humaines

Marketeur : entre sauteur dobstacles et super-héros ?

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La formation professionnelle en marketing

Exercice des métiers du marketing et parcours professionnels

Témoignages sur le marché et les métiers du marketing

Stress, dépendance au travail… et bien être des salariés

Sommaire détaillé de notre dossier sur la fonction Marketing, l’emploi et les RH liées à notre métier

Les métiers du marketing : sans stress ?

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… avec retour sur la page sommaire du dossier de janvier 2010 :

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