Veille et e-réputation : quelle stratégie efficace pour l’enseignement supérieur ?

Pratiques actuelles et chiffres clés dessinent clairement l'enjeu que représentent les médias sociaux pour les établissements dans leur e-réputation... leur réputation... leur stratégie. Cinq grands conseils pour nourrir les e-réputations et guider les stratégies de demain

Aujourd’hui les établissements d’enseignement supérieur ont pris conscience de l’impact des médias sociaux sur leur e-réputation. Même si le site Internet reste un support essentiel dans lequel l’établissement donne à voir de façon structurée et corporate son identité, son savoir-faire, ses enseignements, ses formations, ses experts, ses actualités… ce n’est plus le seul sur la toile. Les médias sociaux sont devenus, ces dernières années, pour les établissements, des espaces stratégiques d’expression de leur différence, de leur personnalité, de leur relationnel… un espace privilégié pour rencontrer et interagir avec leurs différents publics cibles… un espace pour nourrir leur e-réputation.

Pratiques actuelles et chiffres clés dessinent clairement l'enjeu que représentent les médias sociaux pour les établissements d'enseignement supérieur en matière de réputation, d'e-réputation, de stratgiée. Cinq grands conseils pour nourrir les e-réputations et guider les stratégies de demain

Pratiques actuelles et chiffres clés dessinent clairement l'enjeu que représentent les médias sociaux pour les établissements d'enseignement supérieur en matière de réputation, d'e-réputation, de stratgiée. Cinq grands conseils pour nourrir les e-réputations et guider les stratégies de demain

Certains établissements vont plus loin et développent aujourd’hui des stratégies transcanales, des approches nouvelles des micro-communautés, des règles éditoriales et des objectifs ROI spécifiques pour amplifier la performance de leur présence sur les médias sociaux.

Pour d’autres les médias sociaux dépassent clairement les problématiques de communication et d’e-réputation pour s’inscrire plus largement dans la stratégie globale de l’établissement. La digitalisation de l’établissement est alors au centre de leur réflexion et devient l’affaire de toutes les forces vives. Elle s’accompagne d’une nouvelle culture digitale qui doit être partagée en interne pour insuffler une dynamique participative et constructive autant sur le virtuel que dans le réel… Une révolution est en marche.

Pratiques actuelles et chiffres clés dessinent clairement l’enjeu que représentent les médias sociaux pour les établissements dans leur e-réputation… leur réputation… leur stratégie.

E-réputation : le résultat d’une stratégie transcanale

Selon le premier baromètre réalisé par C’est un Signe pour l’Arces, l’Association des Responsables de Communication de l’Enseignement Supérieur, les établissements cumulent aujourd’hui une présence sur 4,75 réseaux en moyenne. Trois réseaux apparaissent incontournables à leurs yeux. Facebook compte parmi ses fidèles 92 % des établissements ; Twitter réunit 86 % d’entre eux ; et Youtube séduit 69 % des acteurs du secteur.

Trois principales références suivies par les réseaux professionnels Viadeo et Linkedin, puis par les nouveaux réseaux Google+, Foursquare et Viméo qui ont enregistré une forte progression au cours de ces six derniers mois.

Une grande majorité des établissements dédient leur présence sur les réseaux sociaux à des ambitions de visibilité, de lien et d’appartenance. S’ils ne sont qu’un tiers à développer une communication axée sur leurs étudiants et enseignants, ils sont globalement assez actifs sur les réseaux sociaux. Plus d’un quart des structures publient en effet quotidiennement des contenus sur ces derniers.

Joël Knafo, Directeur de C’est un Signe (Agence Conseil en Communication et Stratégie de Marque)

Joël Knafo, Directeur de C’est un Signe

Toutefois, et aussi étonnant que cela puisse paraître, les stratégies de communication sur les réseaux sociaux sont relativement peu encadrées puisqu’à peine un établissement sur deux a mis en place des procédures de modération et seul un quart d’entre eux dispose d’une charte à usage des utilisateurs et membres de leur communauté !

Notons par ailleurs que 62 % des structures de l’enseignement supérieur ont une perception positive de l’efficacité des réseaux sociaux et 83 % d’entre elles ont amplifié leur présence sur ces derniers en 2011.

Leurs attentes : dépasser le seul acte de présence sur les réseaux sociaux, exploiter pleinement leur potentiel tout en développant une nouvelle culture digitale au cœur de leur organisation.

Cinq grands conseils pour nourrir les e-réputations et guider les stratégies de demain

Passer du réseau à la communauté : le recentrage

Les stratégies de communication doivent tenir compte de l’émergence de nouveaux types de réseaux sociaux construits autour de centres d’intérêt, d’outils et de contenus spécifiques, à l’image d’Instagram.

La démarche participative : dynamique de co-production de valeur

L’adhésion des cibles n’est plus un enjeu mais un levier pour la marque. Les réseaux qui fonctionnent le mieux sont ceux qui laissent une large place à la co-création de contenu, dans la co-production de valeur. Impliquer son public cible dans un processus de création est une stratégie gagnante !

Le service au cœur des échanges

Une présence sociale orientée « services », des dialogues personnalisés, des réponses instantanées et des solutions adaptées, les réseaux sociaux sont des lieux où se créent une vraie relation avec le consommateur. Ils forment ainsi une belle plate-forme d’outils et de conseils pour les étudiants, partenaires et prospects…

La convergence entre le réel et le virtuel

Une nouvelle relation voit progressivement le jour, une relation à double-sens où le réel et le virtuel sont intimement liés. La présence de l’humain devient alors primordiale dans la relation d’une marque avec sa cible.

Intégrer et développer la culture digitale

Il est, à présent, nécessaire de penser simultanément le on et le offline. Encadrer la communication online de la même manière que la communication offline est très important. Guideline ou charte de communication 2.0 sont désormais incontournables.

Plutôt que d’aborder la « e-réputation », l’enjeu consiste dès aujourd’hui et pour demain, à penser « réputation ». Il s’agit certes de stimuler les connexions entre les différents réseaux mais aussi et surtout entre les canaux : d’aborder la veille et les réseaux sociaux en totale synergie avec l’ensemble des outils de communication mis en place, avec pour seul et même objectif : l’image de marque… la réputation.

Auteur : Joël Knafo, Directeur de C’est un Signe (agence conseil en communication et stratégie de marque)

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Dossier veille et e-réputation, de Marketing Professionnel

Veille et e-réputation en concepts en 2012

Outils, applications de veille et d’e-réputation en 2012

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