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L’entrée sur le marché du travail : inquiétante pour 71% des étudiants

Etude sur les jeunes talents et les managers concernant leur sentiment sur l'entreprise, la formation, les fonctions commerciales et leur avenir professionnel. Résumé.

Etude sur les jeunes talents et les managers concernant leur sentiment sur l’entreprise, la formation, les fonctions commerciales et leur avenir professionnel.

L’étude « L’avenir professionnel des étudiants, le métier de commercial et l’impact de la technologie » de HubSpot offre un regard croisé entre les jeunes talents et les managers concernant leur sentiment sur l’entreprise, la formation, les fonctions commerciales et leur avenir professionnel.

L’étude cherche à comprendre leurs ressentis, tout en interrogeant ceux qui occupent actuellement les postes de managers commerciaux que ces étudiants visent à occuper dans plusieurs années ; elle rappelle que la perception du monde du travail diffère entre les étudiants qui vont bientôt faire leur entrée dans l’entreprise, et les managers actuellement en poste. Alors que le début d’une carrière professionnelle après plusieurs années d’étude relevait de l’optimisme il y a encore quelques années, les étudiants de 2021 ont des sentiments négatifs (71%) à propos de leur entrée dans le monde du travail. A contrario, 50% managers invités à repenser à leur état d’esprit à la fin de leurs études déclarent avoir ressentis de l’anxiété avant d’intégrer le monde de l’entreprise.

Des étudiants se sentant incompris face aux difficultés rencontrées pour entrer sur le marché du travail

Actuellement, les étudiants se décrivent principalement comme étant inquiets (30%), craintifs (27%) et perdus (26%). Ces sentiments étaient moins présents chez les managers d’aujourd’hui au début de leur carrière. Ainsi, ils se souviennent avoir été inquiets à 27%, craintifs à 20%, et perdus à 15%. Dans une moindre mesure, 16% des étudiants se disent dubitatifs (contre 8% des managers à l’époque) et 8% blasés (contre 6% des managers) à l’approche de leur entrée sur le marché du travail. A l’inverse, le début de la vie professionnelle a plus souvent évoqué des sentiments positifs aux managers (71% qui en citent au moins un), qu’aux étudiants (47% en citent au moins un).

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Si la plupart des étudiants ne se sentent pas encore prêts à commencer leur vie professionnelle, ils considèrent à 73% que leur formation les prépare bien pour leur entrée sur le marché du travail (18% déclarent être très bien préparés, 55% assez bien préparés et 27% mal préparés). Cependant, les managers apparaissent moins convaincus par l’efficacité des formations actuelles pour professionnaliser les étudiants : 49% estiment qu’elles les préparent mal, dont 17% très mal. Ils sont tout de même 51% à penser que les formations étudiantes les préparent bien, et seulement 10% très bien. Si beaucoup d’étudiants ont le sentiment que leurs parents (69%) et les encadrants (67%) ont conscience qu’il est difficile pour eux d’intégrer une entreprise aujourd’hui, ils sont moins nombreux à percevoir cette prise de conscience de la part de leur école ou université (61%).

La crise sanitaire impacte en profondeur les conditions d’études et le travail

Les managers se montrent plutôt satisfaits de la façon dont leur entreprise a réagi à la crise. En effet, 70% considèrent qu’ils sont personnellement bien accompagnés par leur entreprise depuis le début de la pandémie, et 65% qu’il en va de même pour leurs jeunes collaborateurs. Les étudiants sont par ailleurs très attentifs à la bienveillance des entreprises à leur égard, et estiment qu’il est difficile pour eux d’intégrer une entreprise aujourd’hui. Ils ont le sentiment que les entreprises ne comprennent pas réellement le défi que cela représente dans leur vie et que l’accompagnement dans l’intégration n’est pas satisfaisant. Pourtant, l’intégration des jeunes salariés est au cœur des préoccupations de la majorité des managers (75%), bien qu’ils se sentent parfois limités dans leurs actions.

La crise a également influencé la façon dont les jeunes et les managers perçoivent leurs conditions de travail et l’avenir. En ce qui concerne les étudiants, 81% notent au moins un impact de la crise sur leurs études ou leur choix de carrière. La moitié d’entre eux (47%) a rencontré des difficultés scolaires, avec globalement des difficultés à suivre les cours (40%), allant pour certains jusqu’à la nécessité de redoubler une année (11%). Du côté des managers qui occupent une fonction commerciale, ils sont 89% à avoir noté un impact de la crise sanitaire sur leur travail au quotidien. Pour la moitié d’entre eux (48%), cela s’est traduit par un accroissement de l’investissement dans le travail : 26% notent des difficultés à déconnecter de leur travail, et 23% constatent qu’ils travaillent davantage. Ces évolutions dans le rôle de manager, mais aussi dans la charge de travail, ont des conséquences directes sur l’équilibre de travail des encadrants.

Le métier de commercial : un métier d’avenir, aimé par ceux qui le font, mais qui attire peu les jeunes talents

Les fonctions de commercial attirent plus d’un tiers (37%) des étudiants. Ce chiffre limité peut s’expliquer par la dénomination elle-même de « commercial » qui peut paraître aujourd’hui obsolète et réductrice : nombre de métiers variés et attractifs intègrent des fonctions commerciales sans pour autant insister exclusivement sur cette dimension. Un décalage apparait lorsque les managers, exerçant des fonctions commerciales, sont amenés à décrire l’attractivité de leur métier chez les jeunes. Ils sont ainsi 66% à penser que ce sont des métiers qui séduisent les étudiants, à tort.

Pourtant, devenir commercial pourrait s’avérer un choix avisé et épanouissant pour les jeunes talents d’aujourd’hui. En effet, 74% des managers qui occupent une fonction commerciale déclarent aimer leur métier ou avoir appris à l’aimer. Plus précisément, 66% disent aimer leur métier, parmi lesquels 28% ressentent la même passion qu’à leurs débuts. Par ailleurs, 7% aiment désormais leur métier alors que ça n’était pas le cas au début et 1% se sont reconvertis pour devenir commerciaux et en sont aujourd’hui satisfaits.

Les nouvelles technologies : capables de répondre au besoin d’encadrement et de lien social des jeunes talents ?

Managers et étudiants apparaissent divisés au sujet de l’impact de la technologie sur leurs conditions de travail : 46% des étudiants et 54% des managers estiment qu’elle leur permet de gérer leur temps de manière plus souple, alors que 54% des étudiants et 46% des managers ont plutôt le sentiment qu’elle les oblige à se rendre disponible en permanence. De la même manière, si 51% des étudiants et 49% des managers déclarent que la technologie leur permet de gagner du temps, l’autre moitié des personnes interrogées (respectivement 49% et 51%) lui attribuent plutôt une accélération des rythmes de travail. L’intégration des nouvelles technologies reste donc un défi de taille.

S’ils se montrent sévères à certains égards, les managers comme les étudiants perçoivent aussi largement les avantages du numérique au travail. Ainsi, 64% des étudiants estiment que la technologie permet de faciliter la formation des jeunes recrues, un point sur lequel les managers se montrent encore plus convaincus (73%). Finalement, 68% des managers considèrent que la technologie est aujourd’hui suffisamment présente en entreprise et 76% qu’elle est performante. Concernant le télétravail, devenu une norme en raison de la pandémie, 55% des étudiants y voient désormais un élément indispensable de leur future vie active, mais 42% craignent surtout qu’il représente un frein à leur apprentissage. Quant aux managers, 58% constatent que le télétravail simplifie leur quotidien mais 41% déplorent plutôt qu’il complexifie leur travail d’encadrant.

Méthodologie

Étude réalisée du 26 août au 8 septembre 2021 auprès d’un échantillon de 160 étudiants à l’université ou en écoles de commerce. Cet échantillon a été constitué selon la méthode des quotas au regard des critères de sexe, de type de formation et de région. 254 cadres du privé ayant une fonction commerciale et encadrant au moins une personne. Cet échantillon est représentatif des cadres du privé qui a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, âge, de catégorie d’agglomération, de région de résidence, de taille et de secteur d’entreprise.

(c) Ill. Pexels

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