Google privilégie ses services verticaux : quels sont les risques pour le e-commerce français ?
Nous comprenons et partageons la démarche de Google d’améliorer la qualité des pages de résultats grâce à des évolutions d’algorithmes telles que Panda. Ce nouvel algorithme vise en effet principalement les fermes de contenus, les spammers et sites « scrappers » qui copient automatiquement et de façon illicite les contenus créés par d’autres. Pour rappel, tous ces sites ont un objectif de positionnement à moindre coût dans les résultats de recherche et non pas de créer de la valeur pour les internautes.
Le problème est que les services verticaux de Google passent au travers de ce nouvel algorithme. Google ne s’applique pas à lui-même les règles qu’il applique à ses concurrents.
Parallèlement, la place que Google accorde à ses propres services de shopping, de news, d’images ou de requêtes locales sur ses pages augmente.La combinaison de ces deux facteurs (mise en avant par Google de ses propres services au détriment de la concurrence, et pénalisation algorithmique) affiche au consommateur des pages sur lesquelles la part de Google est dominante.
Les concurrents, sites e-commerce et entreprises technologiques innovantes françaises et européennes, se voient privés de l’accès au consommateur final.
Pour rappel, ces algorithmes, tels que Panda, développés et calibrés aux États-Unis ont tendance à donner plus de visibilité aux sites appartenant à Google, tels que Youtube, et aux grandes entreprises américaines (Amazon, eBay).
Google : une position dominante qui nuit à l’innovation européenne et à la libre concurrence
Cet environnement concurrentiel volontairement fermé et biaisé dessert les intérêts des consommateurs qui n’ont plus accès ni à une offre exhaustive, ni à une libre concurrence. Cette situation rappelle les problèmes concurrentiels qu’a pu connaître Microsoft il y a 10 ans avec la mise en avant systématique d’Internet Explorer, et les cas régulés par le législateur comme l’ouverture à la concurrence des réseaux ferroviaires ou électriques. Un autre exemple est l’accès aux réseaux téléphoniques pour les fournisseurs d’accès à internet, qui a permis à des entreprises innovantes comme Free d’émerger ».
Auteur : Bastien Duclaux, PDG de Twenga


Pandaranol
24 mai 2011 à 21:59
le guide, twenga et autre vont sans doute réagir pour trouver un nouveau modèle …
Serge-Henri Saint-Michel
25 mai 2011 à 7:47
Effectivement ; d’ailleurs cette Tribune a été écrite par Twenga.
Nous constatons une fois de plus l’impact négatif d’une certaine « google dépendance »…